‘Une transition pacifique… vers une 2e administration Trump’: voici pourquoi les républicains durcissent encore un peu plus le ton

Mike Pompeo, Amerikaans minister van Buitenlandse Zaken. (Foto: Isopix)

Les républicains durcissent leur position après la défaite de leur candidat. Le fidèle secrétaire d’État Mike Pompeo n’y a pas été par quatre chemins: ‘Il y aura une transition pacifique … vers une deuxième administration Trump’. Mais la position durcie des républicains n’est pas seulement destinée à sauver la peau de leur président.

Plus d’une semaine après l’élection présidentielle, Washington DC semble plus loin que jamais d’une capitulation pacifique du pouvoir. L’administration Trump refuse toujours de reconnaître la victoire du président élu Joe Biden. Bien que l’ancien vice-président ait remporté plus de 5 millions de voix de plus sur l’ensemble du pays, Trump ne semble pas faire la moindre concession pour quitter bientôt la Maison Blanche.

Ces derniers jours, un certain nombre de républicains influents se sont également ralliés à leur patron. Pour le leader du Sénat, Mitch McConnell, ‘Trump a le droit à 100% de faire enquêter sur les irrégularités présumées’. Lindsay Graham, une « Never Trump » qui s’est convertie au Trumpisme, pense également que ‘si Trump admet sa défaite, il n’y aura peut-être jamais un autre président républicain à la Maison Blanche’.

Les républicains n’ont toujours pas produit de preuves de fraude électorale, mais des recomptages ont été demandés dans 5 États.

‘Une transition pacifique arrive … vers une deuxième administration Trump’

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a également confirmé lors d’une conférence de presse qu »une transition pacifique se profile … vers une deuxième administration Trump’. ‘Premièrement, tous les votes doivent être comptés. Un processus établi par la constitution commencera. Et c’est un processus juridique qui peut prendre un certain temps.’

Le secrétaire d’Etat a nuancé ses propos par la suite en disant que ‘tous les efforts seront faits pour permettre au président élu de commencer à travailler le 20 janvier à une minute après midi. Le monde peut être tranquille’. Pompeo fait référence recomptage en Floride en 2000. Bush l’a emporté sur Al Gore 36 jours après l’élection. ‘Nous avons eu une transition réussie à l’époque.’ Plus tard dans la soirée, Pompeo a été interviewé par Fox News. Là aussi, il a fait quelque peu marche arrière, soulignant le fait que le recomptage des voix faisait partie d’un processus légal.

Le général qui a qualifié Obama de ‘chef terroriste’ prend ses fonctions au Pentagone

Le président Trump s’est également fait entendre mardi. Le lendemain du licenciement de son secrétaire à la Défense, deux autres dirigeants du Pentagone ont été licenciés. Ils sont remplacés par des loyalistes de Trump. L’un d’eux est Anthony Tata, un général à la retraite qui a qualifié à l’époque Obama de ‘chef terroriste’ et de musulman. Il affirmait aussi ‘que la CIA voulait faire tuer Trump’. Le président avait déjà tenté de faire nommer Tata, mais n’avait pas réussi à convaincre le Sénat.

Biden n’est pas très inquiet

Le président élu Joe Biden a répondu brièvement et calmement à l’agitation. Il a qualifié l’attitude de Trump ‘d’embarrassante’. ‘L’accès aux informations confidentielles est utile, mais je ne suis pas en mesure d’en faire quoi que ce soit pour le moment. Il y a un président à la fois. Il sera président jusqu’au 20 janvier.’ Biden a également déclaré qu’il ne voyait aucun avantage dans une action en justice et a conclu en disant que tout irait bien d’ici le 20 janvier.’

Pourquoi une telle attitude ?

Le fait que les républicains durcissent leur position s’explique en grande partie par les élections sénatoriales prévues le 5 janvier dans l’État de Géorgie. Bill Clinton a été le dernier démocrate à revendiquer une victoire là-bas.

Ce vote vaudra son pesant de cacahuètes. Les électeurs de l’État de Géorgie se rendront aux urnes pour élire 2 sénateurs. Si ces 2 sièges reviennent aux démocrates, les républicains perdront leur majorité au Sénat. Il leur restera alors 50 sièges, soit le même nombre que les démocrates. Mais en vertu de la Constitution américaine, le vice-président aura alors la voix prépondérante. Celle de la vice-présidente Kamala Harris.

Jusqu’au 5 janvier, les républicains feront tout ce qu’ils peuvent pour plaire aux partisans extrêmement fidèles de Trump dans cet État. La passation de pouvoir à la Team Biden attendra.