Quand les démocrates jouent la carte de l’émotion pour destituer Donald Trump

Au deuxième jour du procès de mise en accusation de Donald Trump, les démocrates ont tout mis en œuvre pour convaincre les sénateurs républicains de la culpabilité de l’ancien président. Selon les démocrates, Trump est directement responsable des violences opérées au Capitole le 6 janvier dernier et des décès survenus ce jour-là. 

Ce sont des images qui glacent encore le sang. Les ‘impeachment managers’ ont dévoilé des séquences vidéo qui mettent en scène Ashli Babbit. On peut l’apercevoir qui enjambe une fenêtre pour pénétrer dans le Capitole. Peu de temps après, cette partisane de Trump, âgée de 35 ans, est décédée des suites de ses blessures, stoppées par les forces de l’ordre. Dès le premier jour, les sénateurs démocrates avaient frappé fort avec une vidéo introductive sur les événements du Capitole.

La foule s’agite

C’est avec ces vidéos et le plaidoyer des démocrates que s’est ouvert le deuxième jour du procès de Donald Trump. Pour ‘incitation à l’insurrection’. Selon les procureurs, Donald Trump ‘a mené une campagne pendant plusieurs mois pour semer le doute parmi ses partisans sur les résultats des votes. Lorsque les poursuites qu’il a engagées n’ont pas abouti, il a ameuté la foule’.

‘Le président Trump a aussi monté ses partisans contre Nancy Pelosi’ (la cheffe des démocrates), a déclaré Stacey Plaskett, responsable de la mise en accusation et déléguée des îles Vierges. ‘Et ce groupe de partisans a ensuite infiltré le Capitole pour l’attaquer.’

Deux jours pour convaincre

Trump n’est, selon les démocrates, pas un innocent, mais bien un ‘incitateur en chef’ qui est ‘personnellement responsable de la traque des membres de la Chambre des communes, qui s’étaient réunis ce jour-là pour ratifier les résultats de l’élection de Joe Biden’.

Les démocrates disposent de huit heures à deux reprises – mercredi et jeudi – pour exposer leurs arguments. Ce faisant, ils doivent également convaincre certains républicains. Pour que l’impeachment de Trump devienne effectif, il faudra que deux tiers des sénateurs votent en faveur de cette destitution. Cela signifie que 17 républicains devront votent pour destituer l’ancien président. A priori, seuls 5 en ont l’intention de le faire, comme l’a montré récemment la volonté de 45 sénateurs républicains sur 50 de rendre le procès anticonstitutionnel. Les dissidents sont: Mitt Romney, Susan Collins, Lisa Murkowski, Ben Sasse et Pat Toomey.

Les analystes craignent que l’argument des démocrates manque de poids et que le processus de mise en accusation n’ait été qu’une mesure en vain. Le clip partagé est accusé d’être une agrégation d’images détournées qui jouent sur l’émotion du peuple.

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