Vandenbroucke sceptique sur le baromètre corona: ‘L’effet yo-yo peut conduire à la troisième vague’

Frank Vandenbroucke – Foto: Philip Reynaers -Isopix

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) s’est montré prudent au sujet du baromètre corona ce matin lors de l’émission ‘The Morning’ sur Radio 1. Ce dernier se fait attendre depuis plusieurs mois. ‘Nous avons maintenant besoin d’une stratégie qui inverse radicalement le virus.’

L’idée du baromètre est d’associer certains niveaux d’infections et d’hospitalisation à des mesures sanitaires pour lutter contre le coronavirus. Cet outil pourrait servir à une échelle nationale ou plus locale, mais le périmètre d’action n’est pas encore clairement défini. On parle de ce baromètre depuis septembre, mais il n’a toujours pas été présenté officiellement.

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) ne semble pas être un grand adepte de cette idée. ‘Il a été conçu lorsque nous pensions que nous pouvions nous détendre par petites étapes, mais il est maintenant clair que c’était malheureusement trop simple’, a-t-il expliqué ce matin sur Radio 1. ‘Nous avons maintenant surtout besoin d’une stratégie qui réduit drastiquement la présence du virus et, espérons-le, qui tienne à long terme. Le danger avec un tel baromètre est qu’il conduit à un effet yo-yo et crée irrévocablement une troisième vague.’

Tenir encore longtemps

Les discussions sur le baromètre sont toujours en cours. Ce lundi, Vandenbroucke rencontrera aussi le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) pour discuter de ce fameux baromètre. ‘Nous allons également demander au commissaire Corona, Pedro Facon, de lui donner la priorité absolue’, a-t-il ajouté. ‘Quand il sera scientifiquement complètement affiné, nous le lancerons.’

Baromètre ou pas, Vandenbroucke souligne que nous devrons maintenir nos efforts pendant longtemps. ‘La circulation du virus doit être beaucoup plus faible qu’aujourd’hui pour atteindre une zone de sécurité, au moins 10 fois moindre. Je ne peux pas encore dire combien de temps nous resterons dans cette situation, une telle zone de sécurité demande aussi que la stratégie de test soit en place, que le suivi des contacts fonctionne bien et que les gens se conforment aux mesures de quarantaine.’