« Le pic d’infection est passé dans les grandes villes » : la Chine en a-t-elle bientôt fini avec l’épidémie ?

L’activité reprend dans les grandes villes chinoises, où la vague de coronavirus, qui a commencé avec l’assouplissement des mesures sanitaires, semble avoir dépassé son pic. Le pays doit maintenant apprendre à vivre avec le virus, et vivra une forte reprise économique dès le printemps, selon cet économiste.

Pourquoi est-ce important ?

À la mi-novembre, Pékin a décidé de laisser tomber des mesures hyperstrictes pour faire face au coronavirus. Le nombre d'infections a explosé, faisant craindre un retour de l'épidémie en Europe et ailleurs dans le monde à certains. Mais il y a déjà de la lumière au bout du tunnel pour l'Empire du Milieu.

Dans l’actu : le pic est passé dans les grandes villes chinoises.

  • C’est ce qu’affirme Larry Hu, économiste pour le Macquarie Group, cité par CNBC. Il se base notamment sur les données de la fréquentation du métro et celles du trafic, qui augmentent. Signe que de plus en plus de personnes sortent de quarantaine et retournent au travail, et que la vague est passée.
  • Les villes de Guangzhou et Chongqing ont d’ailleurs annoncé que la vague était officiellement passée, les infections et les hospitalisations étant fortement en baisse.

L’enjeu : apprendre à vivre avec le virus.

  • Après les villes, la vague devrait passer aux régions rurales et plus reculées, notamment via les voyages pour le Nouvel an chinois qui a lieu plus tard en janvier, estiment des chercheurs en médecine chinois relayés par CNBC. Des régions qui sont plus vulnérables face au virus avec une population plus vieille et une infrastructure de santé moins développée.
    • D’un autre côté, la Chine ne communique pas très ouvertement sur les nombres d’hospitalisations et de décès, entre autres, ce qui reste une part d’ombre dans l’équation. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a d’ailleurs redemandé à Pékin de fournir des « données plus rapides, régulières et fiables » cette semaine.
  • Pour Larry Hu, le pays devrait avoir appris à vivre avec le virus vers la fin du mois de mars. C’est-à-dire que le coronavirus sera toujours présent, de manière endémique, mais ne provoquera plus de flambée de cas et d’hospitalisations, vu qu’un bon nombre de personnes sont désormais immunisées grâce à la contagion de la maladie (ou la vaccination, qui est cependant moins efficace en Chine).
    • Comme ce fut le cas en Europe il y a exactement un an avec la vague Omicron. Il y a eu des craintes et des restrictions sont tombées lors de l’apparition du variant (qui a vite jugé bénin) en Afrique du Sud, mais il s’agissait de la vague qui a rendu le virus inoffensif, pour mémoire.

L’essentiel : la reprise économique arrive à grands pas.

  • « Le revirement spectaculaire de la politique de Covid de la Chine depuis la mi-novembre implique une contraction économique plus profonde à court terme (à cause des nombreuses infections, NDLR), mais une réouverture et une reprise plus rapides. L’économie pourrait connaître une forte reprise au printemps« , ajoute l’économiste de Macquarie.
  • Ce relâchement est en effet un changement radical par rapport à la gestion draconienne du virus en Chine. Dès quelques cas, des quartiers entiers étaient confinés et des usines devaient fermer leurs portes. Une politique qui a mis à mal l’économie du pays tout au long de l’année 2022 : la demande intérieure, la production et les exports ont chuté. Les données sur la croissance, qui permettront de voir l’ampleur des dégâts, seront publiées plus tard en janvier.

À l’avenir : Un bémol pour le reste du monde. Avec ce réveil économique, la Chine aura un appétit d’ogre, notamment pour ses besoins en énergie. Comme le pays importera à nouveau plus de gaz et de pétrole, les prix devraient pourraient repartir en flèche.

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