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Un ‘tsunami’ de pollution risque de déferler sur les villes belges et européennes

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Climat

14/10/2020 | Anthony Planus | 7 min de lecture

Ankara, dans un voile de pollution. (Isopix)

Après la chute des émissions de polluants atmosphériques enregistrée dans les villes européennes suite aux mesures de confinement, celles-ci repartent désormais de plus belle et pourraient même atteindre des niveaux bien supérieurs à ceux d’avant la crise du coronavirus, prévient Greenpeace ce mercredi.

Conséquence indirecte des différentes mesures de confinement mises en place aux quatre coins de l’Europe pour tenter de contenir l’épidémie de coronavirus, la pollution atmosphérique a fortement diminué dans les villes européennes ces derniers mois. De nouveaux comportements comme la généralisation du télétravail ou l’utilisation accrue du vélo ont participé à la baisse de la circulation routière, source importante de pollution de l’air dans les métropoles.

Un rebond de plus de 25%

Mais cet effet positif semble désormais toucher à sa fin. Selon une analyse dévoilée ce mercredi par l’ONG Greenpeace et l’association citoyenne Les Chercheurs d’Air, ‘la réduction de la pollution atmosphérique observée dans la plupart des villes européennes depuis le début de la pandémie pourrait bientôt laisser place à un rebond des émissions toxiques provenant de la circulation automobile.’

La reprise des activités économiques couplée à un désamour pour les transports en commun suite à l’épidémie font que l’utilisation de la voiture est à nouveau en hausse. Si les gens choisissent la voiture plutôt que les transports publics ou d’autres solutions plus propres, le phénomène pourrait accroître les émissions dues à la circulation routière de plus de 25%, mettent en garde les deux organisations.

‘Nous sommes face à un potentiel effet tsunami: la pollution de l’air a fortement reculé pendant le confinement et elle risque maintenant de revenir frapper nos villes encore plus durement qu’avant’, prévient Pierre Dornier, de l’association Les Chercheurs d’Air. ‘Tout doit être fait pour empêcher cette vague toxique de se former. Elle nous rendrait encore plus vulnérables au coronavirus’, ajoute-t-il.

NOx et particules fines

Selon les chiffres du spécialiste de la mobilité Tomtom, la congestion routière est augmentation dans bon nombre de villes, belges notamment. À tel point que les émissions d’oxyde d’azote (NOx) et de particules fines (PM2.5) pourraient prochainement dépasser les niveaux pourtant déjà très élevés d’avant la crise du coronavirus.

‘Les données de TomTom montrent qu’à Bruxelles, mais aussi à Gand et à Charleroi, il y a déjà plus de circulation automobile qu’avant le confinement. À Anvers et à Liège aussi, la tendance va dans ce sens. C’est très alarmant, surtout si l’on considère l’impact négatif sur la santé en combinaison avec l’actuelle pandémie de corona’, pointe pour sa part Elodie Mertz, de l’ONG environnementale.

Tomtom

Sur base d’une analyse commandée par la fédération Transport & Environnement (T&E), Greenpeace et Les Chercheurs d’Air affirment qu’une hausse de 10% de l’utilisation de la voiture dans notre capitale conduirait à une augmentation de 5% des émissions totales de NOx liées au trafic routier et de 6% des particules fines. En cas d’une utilisation 50% plus élevée de la voiture, les émissions de NOx pourraient grimper jusqu’à 24% et les PM2.5 de 31%.

Tomtom

Pour rappel, les particules fines (PM2.5) peuvent pénétrer profondément dans les poumons et provoquer des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux ou des cancers du poumon. Quant aux oxydes d’azote (NOx), le monoxyde d’azote (NO) favorise la formation d’ozone, qui lui-même provoque des irritations respiratoires, et le dioxyde d’azote (NO2) peut engendrer des troubles respiratoires comme l’hyper-réactivité bronchique.

‘Des solutions sont disponibles’

Par conséquent, Greenpeace et Les Chercheurs d’Air appellent les autorités à pérenniser les mesures prises en faveur des piétons (espaces sans voiture) et des cyclistes (pistes cyclables) depuis le début de la crise du coronavirus.

‘Il est également temps d’intensifier, et non d’éliminer, les zones à faibles émissions, afin de mettre le cap sur un air réellement sain à respirer. Cela nécessite l’introduction de zones zéro émissions d’ici 2030 au plus tard’, revendiquent encore les deux associations dans leur communiqué commun.

Et Elodie Mertz (Greenpeace) de conclure: ‘Des solutions, telles que la mobilité active et le transport électrique, sont disponibles. Il est maintenant urgent d’accélérer leur déploiement.’

Source: BusinessAM


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