‘Nous nous orientons vers une maîtrise de l’épidémie’

Steven Van Gucht et Emmanuel André – Isopix

Comme chaque jour, le centre national de crise et le SPF Santé publique ont communiqué ce samedi les derniers chiffres sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus en Belgique.

  • Ainsi, 1.661 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés au cours de la journée de vendredi, a-t-on appris lors de la conférence de presse: 831 en Flandre, 652 en Wallonie, et 162 à Bruxelles. Pour 16 cas, les données ne sont pas disponibles.
  • Cela porte le nombre total de cas positifs à 18.431.
  • On a déploré le décès de 140 personnes au cours des dernières 24 heures. Le bilan total se monte désormais à 1.283 décès dus au covid-19 en Belgique depuis le début de l’épidémie.
  • Il y a eu 503 nouvelles hospitalisations lors de la journée de vendredi. Le nombre total de personnes hospitalisées se monte à présent à 5.678.
  • 1.245 patients sont pris en charge aux soins intensifs, dont 985 sont sous respirateur. Le taux d’occupation des lits en soins intensifs atteint 56%.
  • Et enfin, 375 personnes ont pu quitter l’hôpital vendredi.

‘La situation dans les hôpitaux est difficile, mais encore gérable’

‘Nous nous orientons vers une situation de maîtrise de la propagation de l’épidémie, même si de très importants efforts restent encore à réaliser’, a déclaré le porte-parole interfédéral de la lutte contre le covid-19 Emmanuel André, en conférence de presse ce samedi. ‘En ce qui concerne le nombre des décès, il s’agit bien sûr d’un indicateur de la gravité de l’épidémie, mais c’est un indicateur plus tardif. Nous nous attendons donc à devoir déplorer le décès de nombreuses personnes au cours des prochaines jours.’

Emmanuel André a par ailleurs expliqué que selon lui il ne servait à rien de désinfecter les rues comme en France ou en Chine. ‘Les vecteurs du virus dans cette épidémie ne sont pas les arbres ou l’asphalte, mais les individus.’

Il précise que même si l’environnement dans lequel nous vivons permet au virus de vivre de façon temporaire, c’est bien l’homme qui est vecteur de la maladie. ‘En respectant les mesures d’hygiènes, le virus mourra.’

‘La grande majorité d’entre nous avons pris nos responsabilités. Nous avons suivi les consignes de santé publique’, a de son côté affirmé le porte-parole du Centre de crise Benoît Ramacker. ‘Mais soyons réaliste, la situation dans les hôpitaux est difficile, même si elle reste gérable.’