Malgré ses pressions sur le secteur, la Chine veut accroitre la part de la technologie dans son économie

À compter de 2025, l’économie devra représenter 10% du produit intérieur brut de la Chine. C’est en tout cas le projet décidé par Pékin. Pour y arriver, le pays compte mettre les bouchées doubles pour développer de nouvelles technologies, mais aussi poursuivre sa rivalité avec les États-Unis et Taïwan.

Cela fait des mois que la Chine sanctionne à tour de bras ses grandes entreprises technologiques, mettant certaines à genoux. Mais le problème n’est pas leur orientation, mais les pratiques de leurs dirigeants qui profitent de leur position de monopole pour imposer leurs lois. La technologie est en réalité un secteur que Pékin apprécie par-dessus tout. Le pays est en avance sur beaucoup d’autres à ce niveau et compte bien le rester. La Chine veut d’ailleurs aller encore plus loin et devenir incontournable dans de nombreux domaines, dont celui les semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle.

10% d’ici 2025

Dans un nouveau document consulté par CNBC, qui s’inscrit dans son 14e plan quinquennal (2021-2025), Pékin a fait part de ses ambitions en matière de technologies. Le Conseil d’État chinois, organe exécutif suprême du pays, souhaite que le secteur devienne une part plus importante de son économie et passe ainsi de 7,8% en 2020 à 10% en 2025. Pour y arriver, la Chine projette de stimuler la recherche dans de nombreux domaines et vise l’autosuffisance.

Pékin souhaite également développer certains marchés liés aux technologiques et ainsi augmenter les ventes au détail en ligne, passant de 11.760 milliards de yuans en 2020 à 17.000 milliards de yuans en 2025. L’industrie des logiciels et des technologies de l’information devrait également croitre pour peser 14.000 milliards de yuans d’ici 3 ans, contre 8.160 yuans en 2020. Le nombre d’utilisateurs de l’Internet haut débit devrait être multiplié par 10.

D’ailleurs, la Chine souhaite encourager le déploiement commercial de la 5G à grande échelle, mais surtout d’augmenter son soutien à la recherche et au développement de la prochaine génération des technologies de communication sans fil, à savoir la 6G. Tâche entamée en 2019 par plusieurs scientifiques chinois, mais à l’heure actuelle, la recherche n’en est encore qu’à ses prémisses.

Autosuffisance et contrôle

Pékin veut également jouer un rôle plus important dans l’élaboration des normes technologiques dans le monde, afin d’accroitre son poids à l’international, et devenir autosuffisant en matière de semi-conducteurs.

Un projet ambition qui devrait évidemment lui prendre plusieurs années à concrétiser, surtout s’il continue de réprimer ses entreprises technologiques qui, par crainte de représailles, pourraient ralentir leur développement et innovation. Le document du Conseil d’État indique d’ailleurs que la surveillance réglementaire du secteur technologique national se poursuivra en parallèle.

La Chine assure vouloir mettre en place des mélodes de gouvernance compatibles avec le « développement durable et sain de l’économique numérique ».

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