Leavy, le Airbnb français qui paie les propriétaires … même s’ils ne louent pas

des appartements parisiens
Photo by JOHN TOWNER on Unsplash

Leavy.co, une startup française, se pose comme une concurrente de Airbnb, à quelques détails près : en effet, elle rétribue les loueurs des logements qu’elle propose…  que ces derniers soient loués, ou non.

Leavy a été fondée en 2017, par la Parisienne Aziza Chaouachi, alors étudiante, qui souhaitait gagner de l’argent pour voyager.

Elle avait pensé louer son appartement sur Airbnb en son absence pour financer ses vacances, mais celui-ci était trop modeste pour bénéficier des services de conciergerie proposés par le géant américain. 

Un esprit communautaire affiché

Qu’à cela ne tienne, Chaouchi a fait appel à ses amis. Lorsque son appartement était réservé sur Airbnb, ce sont eux qui se sont occupés de recevoir les locataires en son absence, et de jouer le rôle de l’hôte. C’est ainsi qu’est née une communauté, et c’est cet esprit communautaire que Chaouchi souhaite recréer avec Leavy. 

Sur la plate-forme, on peut en effet gagner de l’argent de deux manières : soit en proposant un bien en location (on devient dans ce cas un “Happy Leaver”), soit en assurant le rôle de l’hôte, et en gérant les réservations (“Host on Demand”).

Avec Leavy, ‘tout le monde gagne de l’argent’

Les loueurs reçoivent en effet une somme prédéterminée au moment où ils confient leur appartement. Ils sont rétribués à l’avance, que la plateforme parvienne à louer leur logement, ou non. Le montant qui leur est versé dépend de différents facteurs (localisation, capacité d’accueil, équipements, mais aussi le délai du préavis donné), et est en général inférieur à celui qui aurait été perçu sur Airbnb. (Les prix des locations sont aussi généralement inférieurs à ceux du grand concurrent américain). 

Enfin, la startup permet aussi à ses utilisateurs de gagner des crédits, les “Leavy Coins” (grâce au parrainage d’amis, à la rédaction de commentaires de voyages, ou en effectuant leurs réservations chez des sociétés partenaires) qu’ils pourront utiliser sur leurs prochains voyages.

“En tant que chef d’orchestre du réseau, nous réalisons des bénéfices grâce à une tarification dynamique. Notre technologie est obsédée par la recherche du point de satisfaction optimal pour chaque utilisateur”, explique Chaouachi elle-même.

Le concept a en tout cas séduit la firme de capital-risque Prime Venture, qui vient de lui accorder 14 millions de dollars de financement cette semaine.