L’armée américaine paie 316 millions de dollars par lancement: SpaceX explique pourquoi

SpaceX lanceert een Falcon 9 om een GPS III satelliet van de Space Force in orbit te brengen.
Isopix

Selon Gwynne Shotwell, directrice des opérations de SpaceX, le contrat actuel comprend également les coûts d’infrastructure et donc est biaisé.

Lorsque les Forces spatiales, la nouvelle section des forces armées américaines, créent une collaboration avec une entreprise privée, c’est pour réduire les coûts de ses projets. Beaucoup s’étonnent donc que le prix d’un seul lancement de fusée, organisé par SpaceX en 2022, soit facturé 316 millions de dollars.

Coûts d’infrastructure

Gwynne Shotwell a expliqué que les contrats pour les Forces spatiales doivent répondre à de nombreuses mesures de sécurité. La mise en place de cette infrastructure est coûteuse et est donc incluse dans la première facture de SpaceX.

‘Le lancement en lui-même n’est pas si cher’, a déclaré Shotwell lors d’une table ronde au cours de la conférence de la World Satellite Business Week.

Le contrat de 316 millions de dollars fait partie du programme National Security Space, qui a pour but d’envoyer des satellites militaires dans l’espace. SpaceX et ULA sont les deux lanceurs sélectionnés par l’armée américaine. United Launch Alliance a facturé 337 millions d’euros pour ses deux premiers lancements. Si on compare les deux entreprises, deux lancements chez ULA coûtent autant d’argent qu’un lancement SpaceX.

Cela a fait quelque peu sourciller les connaisseurs, car les lancements SpaceX sont généralement beaucoup moins chers qu’ULA. Par exemple, la NASA n’avait payé que 117 millions de dollars pour le lancement du Falcon Heavy.

Subventions

Shotwell insiste cependant sur le fait que les coûts de lancement n’ont pas augmenté. Le prix s’explique par la facturation au gouvernement américain de diverses améliorations de la rampe de lancement et du tout nouveau bâtiment qui doit faciliter les lancements.

‘Le prix comprend principalement l’infrastructure’, explique Shotwell. ‘Mais, tous les coûts ne sont pas couverts par ce contrat. Le reste sera réparti sur d’autres contrats potentiels.’

Le CEO d’ULA, Tory Bruno, peut donc se targuer d’avoir une entreprise plus compétitive au niveau des prix. ‘Les contrats pour les Forces spatiales sont à prix fixe et les coûts de développement ne sont pas répercutés’, a-t-il déclaré.

Mais selon Shotwell, certaines sociétés spatiales ont reçu des subventions pour permettre leur développement. SpaceX ne fait pas partie de cette liste de chanceux, mais bien ULA. Le montant total avoisinait les 967 millions de dollars, en grande partie perçu en 2018.