Principaux renseignements
- Le ministre Frank Vandenbroucke souhaite réformer le système d’indemnités d’incapacité de travail pour les personnes ayant travaillé à temps partiel.
- Les réformes proposées visent à augmenter les prestations d’invalidité des travailleurs à temps partiel en relevant le seuil d’éligibilité et en abaissant le plafond de revenus.
- Des milliers de Belges, principalement des femmes, verront leurs prestations d’invalidité augmenter considérablement chaque mois grâce à ces changements.
Le système actuel des prestations d’invalidité désavantage les personnes qui travaillaient à temps partiel avant de tomber malades. Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, reconnaît que cela est injuste et a proposé des modifications à la réglementation.
Impact sur les travailleurs à temps partiel
En vertu des règles existantes, les personnes malades depuis plus d’un mois ont droit à 60 pour cent de leur dernier salaire pendant la première année d’invalidité. Cependant, celles qui travaillaient à temps partiel (moins de 75 pour cent) perçoivent une prestation minimale équivalente à l’allocation d’aide sociale, qui se situe en dessous du seuil de pauvreté en Belgique.
Ce système touche de manière disproportionnée les femmes, qui occupent souvent des emplois à temps partiel ou aux horaires irréguliers. Environ 30 pour cent des personnes en arrêt de travail de longue durée sont classées comme « travailleurs irréguliers », ce qui concerne environ 150 000 personnes. C’est ce qu’écrit De Morgen.
Réformes proposées
Les réformes proposées par Vandenbroucke visent à remédier à ce problème en abaissant le seuil du travail à temps partiel de 75 pour cent à 66 pour cent. De plus, le plafond de revenus sera abaissé de 2 200 € à 2 042 €. Ces changements devraient bénéficier à environ 7 000 personnes d’ici 2029.
Ces réformes entraîneront une augmentation significative des prestations d’invalidité, estimée à plus de 300 € par mois pour les personnes concernées. Bien qu’elles soient saluées par les syndicats, ceux-ci plaident en faveur d’une réforme plus complète, incluant la suppression totale de la classification de « travailleur irrégulier », en particulier pendant la première année de maladie. Ils soulignent également que la décision du gouvernement de réduire le budget de la protection sociale limitera considérablement l’impact de ces changements.
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