Les fraudeurs contournent le contrôle des noms dans les IBAN belges


Principaux renseignements

  • Les criminels contournent la vérification du nom associée à l’IBAN belge en passant des virements bancaires aux paiements par carte.
  • Les fraudeurs utilisent de faux liens de paiement pour contourner les contrôles de sécurité automatiques.
  • Les autorisations manuelles de carte rendent la récupération des fonds volés nettement plus difficile pour les victimes.

Les criminels ont déjà mis au point des tactiques pour contourner le système de vérification du nom associé à l’IBAN récemment mis en place. C’est ce que rapporte De Tijd. Cette mesure de sécurité, que les banques belges sont tenues d’utiliser depuis l’automne dernier, recoupe le numéro de compte avec le nom du bénéficiaire lors d’un virement. Si les informations ne correspondent pas, l’utilisateur reçoit un avertissement, ce qui lui permet de corriger l’erreur ou d’annuler complètement le paiement.

Lutte contre la fraude financière

L’objectif principal de ce processus de vérification est de lutter contre les escroqueries dans lesquelles les victimes sont manipulées pour qu’elles transfèrent de l’argent vers des comptes frauduleux, comme le « whaling » ou la fraude à la facture. Dans ces scénarios, les escrocs se font souvent passer pour des connaissances via des applications de messagerie comme WhatsApp ou Messenger pour demander que des fonds soient envoyés de toute urgence sur un nouveau compte bancaire.

S’adapter aux mesures de sécurité

Cependant, l’ombudsman des services financiers, Ombudsfin, signale que les fraudeurs font évoluer leurs méthodes. Au lieu de demander des virements bancaires classiques, ils persuadent désormais leurs victimes d’utiliser des cartes de paiement. En redirigeant leurs cibles vers une plateforme en ligne ou un lien de paiement spécifique, les criminels contournent efficacement le mécanisme de vérification des noms.

Le risque lié aux transactions par carte

Pour justifier cette demande, l’escroc prétend généralement que son application bancaire fonctionne mal et qu’il a besoin de fonds immédiatement. Comme les transactions par carte ne sont pas soumises à la même vérification automatique du nom que les virements, le contrôle de sécurité est contourné.

De plus, l’ombudsman avertit qu’il est nettement plus difficile de récupérer les fonds perdus dans ces cas-là, car la victime a autorisé la transaction manuellement.

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