Quatre logements sur dix sont achetés par des célibataires


Principaux renseignements

  • Les acheteurs célibataires représentent désormais 42 pour cent de l’ensemble des acquisitions immobilières en Belgique.
  • La demande d’appartements explose chez les acheteurs célibataires, en particulier chez ceux âgés de 26 à 30 ans.
  • Les propriétaires célibataires sont confrontés à un endettement plus élevé et à des durées de prêt plus longues que les couples.

Des données récentes de Fednot indiquent une tendance croissante selon laquelle de plus en plus de particuliers en Belgique agissent seuls en tant qu’acheteurs lors de l’acquisition d’un bien immobilier. L’année dernière, les acheteurs célibataires ont représenté 42 pour cent de l’ensemble des acquisitions immobilières, soit une augmentation par rapport aux 40 pour cent enregistrés en 2024.

Cette évolution est particulièrement marquée à Bruxelles, où les acheteurs célibataires ont acquis 52 pour cent des logements, tandis que la Wallonie et la Flandre ont enregistré des parts respectives de 45 pour cent et 39 pour cent.

Qui achète quoi ?

Le type de bien immobilier varie considérablement en fonction du statut de l’acheteur. Les célibataires préfèrent très largement les appartements, acquérant 57 pour cent de l’ensemble des appartements vendus. En revanche, les maisons sont principalement achetées par des couples, qui représentent 63 pour cent des acheteurs de maisons, contre seulement 35 pour cent pour les célibataires.

Parmi les acheteurs célibataires, les 26-30 ans sont les plus actifs, représentant près d’un quart de l’ensemble des achats d’appartements dans cette catégorie.

Écart de prix

Les disparités financières sont évidentes au niveau des prix d’achat. En Flandre, la dépense moyenne pour un acheteur célibataire s’élevait à 300 451 euros, soit près de 100 000 euros de moins que les 394 526 euros dépensés par les couples.

Cet écart est plus faible pour les appartements – où les célibataires ont dépensé 267 689 euros et les couples 310 681 euros – et plus important pour les maisons, où les moyennes respectives s’élevaient à 323 850 euros et 413 898 euros.

Endettement

Les experts suggèrent que la volatilité du marché locatif pousse davantage de célibataires vers l’accession à la propriété. Cependant, cette tendance comporte des risques financiers. Les données de BNP Paribas Fortis révèlent que les emprunteurs célibataires sont confrontés à un endettement plus lourd, les prêts représentant en moyenne 39 pour cent de leurs revenus. De plus, ces personnes optent généralement pour des durées de prêt plus longues, avec une moyenne de 258 mois contre une moyenne générale de 238 mois.

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