4.000 policiers et militaires surveillent le sommet Biden-Poutine à Genève: voici le scénario d’une journée sous haute tension

‘Restez chez vous aujourd’hui’, c’est le conseil que donnent les autorités aux habitants de Genève. La ville suisse a été transformée en véritable forteresse pour le sommet entre le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine.

  • Le sommet doit débuter à 13 heures. Nous verrons si le président russe sera à l’heure. Vladimir Poutine n’a pas peur d’arriver en retard afin de donner un petit coup psychologique à ses interlocuteurs. Le président américain Joe Biden est arrivé à Genève mardi après-midi, après avoir passé deux jours à Bruxelles.
  • Le lieu de l’événement est la Villa La Grange, une bâtisse du XVIIIe siècle située dans un grand parc au bord du lac de Genève. La sécurité de la villa et du parc est en place depuis environ une semaine, avec notamment des clôtures en métal et des fils barbelés.
  • La zone environnante a été bouclée. Un total de 4.000 agents, soldats et autres services de sécurité sont déployés pour assurer la sécurité des délégations américaine et russe. Et l’armée de l’air suisse surveille l’espace aérien.
  • Il est conseillé aux habitants de Genève de travailler à domicile ce mercredi. Les bateaux ne sont pas autorisés à sortir du port tandis que les drones sont interdits.
Genève à la veille du sommet USA-Russie – Isopix
  • Les discussions devraient durer environ 5 heures, en plusieurs sessions, et avec des délégations limitées (les deux présidents et leurs ministres des Affaires étrangères) et élargies. Il n’y aurait pas de longues pauses intégrées au scénario. Il n’a pas été décidé à l’avance s’il y aurait ou non une réunion en tête-à-tête entre les deux présidents.
  • L’ordre du jour est rempli de sujets sensibles:
    • Le rôle de la Russie dans les récentes cyberattaques contre les États-Unis.
    • La souveraineté de l’Ukraine.
    • Le retour éventuel des ambassadeurs respectifs en Russie et aux États-Unis.
    • De possibles échanges de prisonniers.
    • Le sort du leader d’opposition russe Alexei Navalny (même si Vladimir Poutine estime qu’il s’agit là d’une question purement intérieure).
    • La relance de l’accord nucléaire iranien.
    • Le conflit en cours en Syrie.
    • D’autres questions géopolitiques comme la Libye, l’Afghanistan ou encore la Corée du Nord.
  • Joe Biden a déclaré à plusieurs reprises qu’il visait une ‘relation prévisible’ avec la Russie, et une coopération pragmatique dans des domaines d’intérêt commun, tels que le changement climatique ou certains enjeux régionaux. Mais si la Russie cherche la confrontation dans d’autres domaines, les États-Unis répondront, a prévenu le président américain.
  • Il y a quelques jours, Vladimir Poutine a déclaré dans une interview accordée à CNBC que les relations russo-américaines étaient au plus bas. Le camp russe parle d’une impasse diplomatique.
  • Joe Biden et Vladimir Poutine ne prendront pas de repas ensemble. Il n’y aura pas non plus de conférence de presse commune. Le président américain entend ainsi souligner la différence avec son prédécesseur, Donald Trump, qui lui s’était adonné à cet exercice aux côtés du dirigeant russe il y a quatre ans à Helsinki. Par contre, les deux présidents s’adresseront séparément à la presse.

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