Voici les 10 personnes les plus riches de la planète

Qui sont les 10 personnes les plus riches du monde en 2020? Le classement est dominé par des hommes et des Américains.

Les classements se suivent et se ressemblent. Le Top 10 des personnes les plus riches reste à peu près le même depuis plusieurs années. Longtemps dominateurs, Jeff Bezos et Bill Gates se sont néanmoins fait subtiliser la première place par Elon Musk, le fondateur de Tesla et SpaceX, entre autres.

Mais comment Forbes établit-il son classement? Il faut d’abord savoir que Forbes ne calcule qu’une partie de la richesse. Impossible en effet d’éplucher chaque compte en banque ou de visiter chaque propriété immobilière. Et puis, qu’en est-il des comptes cachés, yachts et autres tableaux? Non, le classement Forbes se base sur un calcul simple: c’est le nombre d’actions qu’ils détiennent multiplié par la valeur de cette action.

C’est ainsi que de vieilles familles très riches en termes de biens ou de propriétés passent outre ce classement, ou ne figurent pas dans les premières places. A contrario, le classement de Forbes est dominé par les hommes d’affaires du moment. Seule une femme fait son entrée dans un classement de 8 Américains et 2 Français. Bienvenue dans le club des 10.

Pour connaitre la fortune en temps réel des milliardaires, il faut par contre consulter le Bloomberg Billionaires Index. Depuis début 2022, les milliardaires de la tech sont dans le dur, plombés par des marchés en berne. Parmi les 10 personnalités les plus riches, seul Warren Buffett, à la tête du fonds d’investissement Berkshire Hathaway, a vu sa fortune progresser.

10. Mukesh Ambani : 91 milliards de dollars

AP Photo/Rajanish Kakade,/Isopix

Il est le CEO et le président du CA de Reliance Industries, un géant indien de la pétrochimie, du pétrole, du gaz et des télécoms.

9. Steve Ballmer : 94 milliards de dollars

Steve Ballmer est le propriétaire des Los Angeles Clippers – AP Photo/Ringo H.W. Chiu/Isopix

Steve Ballmer est l’ancien CEO de Microsoft qu’il a dirigé de 2000 à 2014 et à qui il doit sa fortune. Il est aussi l’ancien bras droit de Bill Gates. 2014 est l’année où il décide de racheter le club de NBA des Los Angeles Clippers. Il se consacre depuis à la philanthropie et à la création de softwares pour les organisations sans but lucratif ou gouvernementales, après avoir investi 59 millions de dollars dans Social Solutions.

8. Larry Ellison: 104 milliards de dollars

EPA/JOHN G. MABANGLO

Larry Ellison est américain et a cofondé l’entreprise Oracle Corporation. Il s’agit d’une firme informatique qui propose des systèmes de gestion de base de données et le célèbre langage de programmation Java. Élevé par son oncle et sa tante, cet informaticien de formation est né dans le Bronx (73 ans). Père de deux enfants devenus producteurs de cinéma, Larry Ellison fait partie de ces miracles comme seuls les États-Unis peuvent en offrir.

PDG puis président du Conseil d’administration d’Oracle, il est le propriétaire du tournoi de tennis Masters d’Indien Wells. Larry s’est aussi engagé dans le transhumanisme, un mouvement intellectuel qui croit que l’homme qui aura 1.000 ans est déjà né. La condition humaine n’étant plus un obstacle pour les nouvelles technologies: la mort, la souffrance, le vieillissement, ou encore le handicap ne pourraient être qu’un lointain souvenir. À la fois fascinant et très dangereux.

7. Sergey Brin : 109 milliards de dollars

Isopix

Avec Larry Page, il est le co-fondateur de Google et ancien président du groupe Alphabet. Il a depuis fait un pas de côté en décembre 2019, mais garde de nombreuses actions qui font de lui le 9e homme le plus riche du monde.

Sergey Brin a obtenu un diplôme en sciences informatiques à la prestigieuse université de Stanford, après avoir émigré aux États-Unis depuis l’ex-Union soviétique à l’âge de 6 ans.

6. Warren Buffett: 114 milliards de dollars

Warren Buffett – EPA

La majeure partie de ces milliardaires font partie de la même génération. Warren Buffet, 87 printemps, ne déroge pas à la règle. Selon la légende, il aurait déclaré à un ami que s’il n’était pas millionnaire à 30 ans, il sauterait d’un immeuble d’Omaha, sa ville de naissance. Depuis, on le surnomme « l’Oracle d’Ohama » et il est l’un des hommes les plus riches au monde, ne quittant jamais le podium de Forbes depuis les années 2000.

Il dirige la gigantesque société d’investissement Berkshire Hathaway: 400.000 employés à travers le monde. Dans son portefeuille, des parts de grandes marques comme Apple, Coca-Cola (8,3%), American Express (14,9%), Goldman Sachs (7,6%), Kraft ou Heinz ou récemment Microsoft, qui a racheté le studio Activision-Blizzard. L’homme est pourtant passé par toutes les étapes: il a été vendeur de journaux et épicier, avant de travailler pour son père à 13 ans comme courtier en bourse, et puis membre du Congrès américain.

Cet ami de Bill Gates est aujourd’hui un philanthrope réputé. Il donne l’essentiel de sa fortune à des oeuvres de charité (dont 37 milliards de dollars à la fondation Bill & Melinda Gates) et ne léguera qu’une infime partie de sa fortune à ses enfants. C’est d’ailleurs l’un des grands défenseurs d’une harmonisation du taux d’imposition: ne comprenant pas pourquoi sa secrétaire était plus imposée que lui, il a écrit une tribune en 2011 dans le New York Times pour appeler les législateurs à légiférer en la matière.

Warren Buffett n’est pas non plus du genre à distribuer les dividendes à ses actionnaires et investit intelligemment. Tout est pensé et réfléchi. Il est d’ailleurs nommé meilleur investisseur de 20e siècle par la société de conseil Carson Group. L’éclatement de la bulle internet au début des années 2000 n’y changera rien, il avait flairé le mauvais coup. La crise financière initiée en 2007 lui fera toutefois perdre sa première place au profit de Bill Gates.

Démocrate historique, il a soutenu Obama puis Hillary Clinton lors de l’élection présidentielle de 2016.

Il est le seul de cette liste de milliardaires à s’être enrichi depuis janvier 2022 par sa stratégie d’investissement.

5. Larry Page : 114 milliards de dollars

Larry Page, de afscheidnemende CEO van Alphabet. - AP
Larry Page, CEO Alphabet. – AP

Il est le visage de Google. S’il a cofondé l’entreprise avec Sergey Brin, il est le CEO d’Alphabet depuis 2015, après avoir été celui de Google jusque 2001. C’est lui qui s’est rendu par exemple à la rencontre entre Donald Trump et les grands patrons des entreprises technologiques, en compagnie notamment de Jeff Bezos ou Tim Cook. Il continue pourtant de n’être payé qu’1$ par an, tirant l’essentiel de ses revenus des bénéfices dégagés par Google chaque année.

4. Bill Gates: 126 milliards de dollars

EPA-EFE/GIAN EHRENZELLER

Au plus haut de sa valeur, la fortune du boss de Microsoft atteignait les 101 milliards de dollars, soit 147 milliards actuels. C’était en 1999. Mais depuis, Microsoft a vu des concurrents débarquer, et l’homme d’affaires s’est petit à petit transformé en mécène.

En 2006, il décide de consacrer 95% de sa fortune au sein d’une fondation qui porte son nom. Éducation, santé, l’homme est un philanthrope. Mais cette donation est aussi un moyen de se détacher de l’influence des États puisque cet argent est défiscalisé. Bill Gates veut pouvoir agir seul, sans pression étatique. Sa fondation a aujourd’hui plus de budget que l’Organisation mondiale de la Santé.

Mais comment fait-il pour rester l’un des hommes les plus riches du monde? Le natif de Seattle, passé par Harvard, lui aussi, est tout simplement plus malin que les autres. En 1990, en parallèle à Microsoft, Bill Gates a créé un holding afin d’investir et assurer ses arrières. Peu connu du grand public, il reste très rentable, alors que le fondateur de Microsoft ne détient plus que 1,3% des parts de son entreprise. Cascade Investment s’occupe depuis 1995 de réinvestir le cash de Microsoft.

C’est en 2000 qu’il crée la Fondation Bill & Melinda Gates, qui, à son tour, va servir de réservoir à liquidités pour d’autres investissements. Avec ces deux nouvelles entités, Bill Gates va continuer à bâtir sa fortune, mais en dehors de Microsoft. Il détient des parts notamment dans l’entreprise Coca-Cola FEMSA, qui s’occupe de l’embouteillage du géant mondial des sodas, ou encore 5% des parts de Berkshire Hathaway, le holding de son pote Warren Buffett.

2021 marquera l’année de son divorce avec sa femme de toujours, Mélinda Gates. Un divorce qui devrait être le 2e plus cher de l’histoire. Le milliardaire est très impliqué dans la lutte contre la pandémie. Dernièrement, il a affirmé que le variant Omicron avait eu un plus grand effet que les vaccins sur l’immunité.

3. Bernard Arnault: 170 milliards de dollars

Bernard Arnault, CEO de LVMH. EPA

Bernard Arnault est l’Européen le plus riche du monde. Né à Roubaix en France en 1949, il est le propriétaire du groupe de luxe LVMH. Cette enseigne fusionne les deux groupes Moët Hennessy (les Champagnes Moët & Chandon, Ruinart, Mercier, Canard-Duchêne et le cognac Hennessy) et Louis Vuitton (Louis Vuitton, Givenchy, Champagne Veuve Clicquot) qu’il acquiert en 1987 suite au krach d’octobre.

Trois ans plus tôt, celui qui avait repris l’entreprise familiale de son père rachète la marque Christian Dior. L’opération est évaluée à 90 millions de francs français ou 14 millions d’euros, soit l’entièreté de la fortune familiale de l’époque.

Petit à petit, le groupe LVMH est devenu le premier groupe de luxe au monde. Bernard Arnault qui fait acquisition sur acquisition multiplie la valeur du groupe par 15, tandis que le chiffre d’affaires a progressé de 500%. Il doit sa réussite à sa manière de gérer la multinationale: il laisse un grand pouvoir de décision aux marques du groupe qui sont considérées, souvent, comme des maisons à l’histoire familiale. Ensuite, les marques les plus solides du groupe permettent de financer celles qui sont émergentes ou en croissance. Cette solidarité entre les marques permet un ensemble harmonieux.

Les années 90 et 2000 prendront le même chemin: Arnault acquière, via son groupe, les marques de vêtement Kenzo et Berluti, mais aussi les quotidiens La Tribune, puis plus tard le groupe Les Echos ou encore Le Parisien. On peut aussi citer quelques grands crus (Cheval Blanc, Clos des Lambrays…) ou le parfum Gerlain et les bijoux Bvlgari. Bernard Arnault n’est pas seulement un milliardaire. Il est considéré comme l’un des meilleurs chefs d’entreprise au monde. Il fait d’ailleurs régulièrement partie du classement de la Harvard Business Review.

Plusieurs polémiques jonchent toutefois sa carrière. D’abord lorsqu’il demande la nationalité belge en 2012. Le journal Libération n’hésite pas à titrer en « une »: « Casse-toi riche con ! » en référence au « Casse-toi pauvre con » de Nicolas Sarkozy. Après recul, il s’avère que cette demande n’avait rien à voir avec une quelque manière de limiter les droits de succession, légèrement plus faibles en Belgique. Non, il s’agit plutôt d’éviter la dislocation du groupe en cas de décès. En 2013, la quasi-totalité des actifs du groupe est transférée en Belgique sous la fondation « Protectinvest ». Le quotidien Libération est puni: plus aucune publicité du groupe n’y figurera jusqu’à la fin de l’année: la perte est évaluée à 150.000 euros.

Plus tard en 2017, la divulgation des Paradise Papers révèle que Bernard Arnault a placé des actifs (deux yachts, une maison de 4.300 mètres carrés et des fonds d’investissement) dans six paradis fiscaux. Une volonté d’optimiser au maximum son imposition, « jusqu’aux frontières de la légalité », écrit le Journal Le Monde. Là encore, le journal aurait été puni à hauteur de 600.000 euros, révèle le « Canard enchaîné », ce qui a été démenti par la suite par le groupe LVMH. Qui s’y frotte s’y pique.

La pandémie n’a pas vraiment affecté le marché du luxe. Après un recul logique en 2020, le secteur du luxe est reparti plus fort que jamais en 2021.

2. Jeff Bezos: 177 milliards de dollars

Amazon-CEO Jeff Bezos. – EPA

Très jeune, Jeff Bezos et sa mère sont abandonnés par la figure paternelle. Elle épouse alors un certain Miguel Bezos, un immigré cubain qui donnera son nom à Jeff. Diplômé en 1986 de la prestigieuse université de Princeton, il va petit à petit s’intéresser à ce qui l’obsède depuis des années: « J’ai appris que l’utilisation du web augmentait de 2.300 % par an. Je n’avais jamais vu ou entendu parler de quelque chose avec une croissance aussi rapide, et l’idée de créer une librairie en ligne avec des millions de titres — quelque chose de purement inconcevable dans le monde physique — m’enthousiasmait vraiment », déclare-t-il à Business Insider.

Amazon était né, du nom du plus grand fleuve de la planète. On est en 1994. Amazon est aujourd’hui la plus grande entreprise mondiale de vente en ligne, avec un chiffre d’affaires de 74,4 milliards de dollars par en an (chiffres de 2013). Son groupe possède aussi des entreprises comme IMDb, Alexa Internet, ou encore le Washington Post.

Jeff Bezos comme Larry Ellison ou Elon Musk s’inscrit dans le transhumanisme et fait partie du courant libertarien. L’homme est obsédé par le long terme. Il a d’ailleurs investi 42 millions de dollars dans une horloge mécanique qui donnera l’heure exacte pour les dix mille prochaines années. Il a aussi fondé en 2000 l’entreprise Blue Origin, dont le but est d’envoyer des touristes dans l’espace.

2021 aura sonné la fin de Jeff Bezos en tant que CEO d’Amazon. L’homme le plus riche du monde, qui reste actionnaire principal, peut s’adonner à sa nouvelle passion: l’espace, avec sa société Blue Origin.

1. Elon Musk : 235 milliards de dollars

Musk
Elon Musk – Isopix

Boosté par une année 2020 et 2021 exceptionnelles, Elon Musk a vu sa fortune dépasser le montant des 200 milliards de dollars, une barre uniquement franchie pendant un certain temps par Jeff Bezos, l’ancien PDG d’Amazon.

Déjà interrogé au sujet de l’inarrêtable expansion de sa fortune, Musk a indiqué plusieurs fois qu’il attachait peu d’importance aux choses matérielles. En dehors de ses participations dans Tesla et SpaceX, il ne détient que très peu d’autres actifs. Son principal objectif est d’amener la civilisation humaine sur Mars et d’y installer une colonie d’humains. Et ‘cela implique beaucoup d’argent’, explique-t-il.

Les ventes du groupe Tesla restent pourtant bien loin des constructeurs traditionnels: le constructeur de voitures électriques n’a écoulé que 499.550 voitures sur l’année 2020, bien loin par exemple de Volkswagen et ses 11 millions de véhicules vendus en 2019. Mais les chiffres s’améliorent constamment, et en 2021, il s’est écoulé près d’un million de Tesla.

Tesla bénéficie de l’engouement des investisseurs pour les véhicules électriques et bénéficie d’un avantage technologique sur la concurrence, étant l’un des premiers acteurs dans le secteur. Et c’est parti pour durer, malgré la concurrence chinoise, notamment.

Récemment, le Sud-Africain s’est intéressé de près aux cryptomonnaies.

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