Voici les 10 personnes les plus riches de la planète

Qui sont les 10 personnes les plus riches du monde en 2020? Le classement est dominé par des hommes et des Américains.

Les classements se suivent et se ressemblent. Le Top 10 des personnes les plus riches reste à peu près le même depuis plusieurs années. Jeff Bezos, le patron d’Amazon, a subtilisé la première place à Bill Gates, longtemps dominateur parmi les milliardaires. Elon Musk, le fondateur de Tesla et SpaceX, joue lui les trouble-fêtes.

Mais comment Forbes établit-il son classement? Il faut d’abord savoir que Forbes ne calcule qu’une partie de la richesse. Impossible en effet d’éplucher chaque compte en banque ou de visiter chaque propriété immobilière. Et puis, qu’en est-il des comptes cachés, yachts et autres tableaux? Non, le classement Forbes se base sur un calcul simple: c’est le nombre d’actions qu’ils détiennent multiplié par la valeur de cette action.

C’est ainsi que de vieilles familles très riches en termes de biens ou de propriétés passent outre ce classement, ou ne figurent pas dans les premières places. A contrario, le classement de Forbes est dominé par les hommes d’affaires du moment. Seule une femme fait son entrée dans un classement de 8 Américains et 2 Français. Bienvenue dans le club des 10.

Pour connaitre la fortune en temps réel des milliardaires, il faut par contre consulter le Bloomberg Billionaires Index. Depuis début 2020, la fortune de Jeff Bezos s’est par exemple appréciée de 80 milliards de dollars. Il faut suivre!

10. François Bettencourt Meyers

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Elle est la petite fille du fondateur de L’Oreal. Ce qui fait d’elle la femme la plus riche du monde. Françoise Bettencourt et sa famille détiennent 33% des parts de l’entreprise de luxe. Elle a pris les reines de l’empire français après la mort de sa maman, à 94, Liliane Bettencourt.

Récemment la famille a fait don de 226 milliards de dollars pour la reconstruction de la cathédrale Notre Dame de Paris.

Le secteur du luxe de son côté n’a été que très peu affecté par la crise sanitaire, comme le montre son ascension dans le top 10 de Forbes.

9. Warren Buffett: 91,8 milliards de dollars

Warren Buffett – EPA

La majeure partie de ces milliardaires font partie de la même génération. Warren Buffet, 87 printemps, ne déroge pas à la règle. Selon la légende, il aurait déclaré à un ami que s’il n’était pas millionnaire à 30 ans, il sauterait d’un immeuble d’Omaha, sa ville de naissance. Depuis, on le surnomme « l’Oracle d’Ohama » et il est l’un des hommes les plus riches au monde, ne quittant jamais le podium de Forbes depuis les années 2000.

Il dirige la gigantesque société d’investissement Berkshire Hathaway: 400.000 employés à travers le monde. Dans son portefeuille, des parts de grandes marques comme Coca-Cola (8,3%), American Express (14,9%), Goldman Sachs (7,6%), ou encore Kraft ou Heinz. L’homme est pourtant passé par toutes les étapes: il a été vendeur de journaux et épicier, avant de travailler pour son père à 13 ans comme courtier en bourse, et puis membre du Congrès américain.

Cet ami de Bill Gates est aujourd’hui un philanthrope réputé. Il donne l’essentiel de sa fortune à des oeuvres de charité (dont 37 milliards de dollars à la fondation Bill & Melinda Gates) et ne léguera qu’une infime partie de sa fortune à ses enfants. C’est d’ailleurs l’un des grands défenseurs d’une harmonisation du taux d’imposition: ne comprenant pas pourquoi sa secrétaire était plus imposée que lui, il a écrit une tribune en 2011 dans le New York Times pour appeler les législateurs à légiférer en la matière.

Warren Buffett n’est pas non plus du genre à distribuer les dividendes à ses actionnaires et investit intelligemment. Tout est pensé et réfléchi. Il est d’ailleurs nommé meilleur investisseur de 20e siècle par la société de conseil Carson Group. L’éclatement de la bulle internet au début des années 2000 n’y changera rien, il avait flairé le mauvais coup. La crise financière initiée en 2007 lui fera toutefois perdre sa première place au profit de Bill Gates.

Démocrate historique, il a soutenu Obama puis Hillary Clinton lors de l’élection présidentielle de 2016.

8. Sergey Brin : 112,4 milliards de dollars

Isopix

Avec Larry Page, il est le co-fondateur de Google et ancien président du groupe Alphabet. Il a depuis fait un pas de côté en décembre 2019, mais garde de nombreuses actions qui font de lui le 9e homme le plus riche du monde.

Sergey Brin a obtenu un diplôme en sciences informatiques à la prestigieuse université de Stanford, après avoir émigré aux États-Unis depuis l’ex-Union soviétique à l’âge de 6 ans.

7. Larry Ellison: 113,1 milliards de dollars

EPA/JOHN G. MABANGLO

Larry Ellison est américain et a cofondé l’entreprise Oracle Corporation. Il s’agit d’une firme informatique qui propose des systèmes de gestion de base de données et le célèbre langage de programmation Java. Élevé par son oncle et sa tante, cet informaticien de formation est né dans le Bronx (73 ans). Père de deux enfants devenus producteurs de cinéma, Larry Ellison fait partie de ces miracles comme seuls les États-Unis peuvent en offrir.

PDG puis président du Conseil d’administration d’Oracle, il est le propriétaire du tournoi de tennis Masters d’Indien Wells. Larry s’est aussi engagé dans le transhumanisme, un mouvement intellectuel qui croit que l’homme qui aura 1.000 ans est déjà né. La condition humaine n’étant plus un obstacle pour les nouvelles technologies: la mort, la souffrance, le vieillissement, ou encore le handicap ne pourraient être qu’un lointain souvenir. À la fois fascinant et très dangereux.

6. Larry Page : 116,2 milliards de dollars

Larry Page, de afscheidnemende CEO van Alphabet. - AP
Larry Page, CEO Alphabet. – AP

Il est le visage de Google. S’il a cofondé l’entreprise avec Sergey Brin, il est le CEO d’Alphabet depuis 2015, après avoir été celui de Google jusque 2001. C’est lui qui s’est rendu par exemple à la rencontre entre Donald Trump et les grands patrons des entreprises technologiques, en compagnie notamment de Jeff Bezos ou Tim Cook. Il continue pourtant de n’être payé qu’1$ par an, tirant l’essentiel de ses revenus des bénéfices dégagés par Google chaque année.

5. Mark Zuckerberg: 131,2 milliards de dollars

Mark Zuckerberg
EPA

Mark Zuckerberg est le seul trentenaire que l’on retrouve dans ce classement. Il est aussi le premier milliardaire issu des nouvelles technologies, mais certainement pas le dernier. Mark Zuckerberg est bien sûr le cofondateur en 2204 de Facebook, le réseau social le plus utilisé dans le monde.

Très jeune, Mark Zuckerberg est un élève brillant. Pour intégrer Harvard, il réalise d’ailleurs un score de 1590 sur 1600 au test SAT. C’est avec ses camarades de classe qu’il décide un jour de créer ce qui ressemblera plus tard à Facebook. Le succès est immédiat. La plupart des étudiants de l’université s’y connectent. Bientôt, le réseau sera étendu aux écoles secondaires et puis au grand public.

Mais Facebook est rapidement attaqué en justice. Notamment par les frères Winklevoss, qui avaient quelques mois plus tôt lancé un autre réseau social : le Harvardconnection. D’autant qu’ils avaient associé Mark Zuckerberg à leur projet en 2003. En tant qu’informaticien de formation, il était censé finir les codes sources du site et de le rendre opérationnel. Mais, pour lui, le site n’allait pas assez loin. Il décide donc en parallèle à développer The Facebook. Après quelques vices de procédure, un accord à l’amiable est trouvé en 2008. Facebook paye plus de 65 millions de dollars aux ex-camarades de classe de Mark Zuckerberg. En 2017, les deux frères jumeaux Winklevoos étaient les premiers milliardaires en Bitcoin.

Mark Zucherberg, de son côté, continue son ascension vertigineuse. En 2010, il est la personnalité la plus influente du monde selon le magazine Time. Facebook entre en bourse en 2012. Après des débuts difficiles, Mark Zuckerberg redresse la barre, l’action valant le double de sa valeur initiale.

Un an plus tôt, Facebook rachète Instagram. Son appétit est désormais sans limites: Facebook rachète WhatsApp et son milliard d’utilisateurs en 2014, alors que le réseau social avait déjà lancé Facebook Messenger. Échanges de messages, de photos et réseau social complet, Facebook domine le marché de la tête et des épaules. Et se permet même de voler la plupart des fonctions de l’un de ses derniers concurrents: Snapchat, visiblement pas assez prévoyant que pour protéger ses atouts.

Deux gros bémols à cette ascension économique sans précédent. D’abord le scandale Cambridge Analytica, entreprise à qui Facebook a vendu les données de ses utilisateurs. Ensuite, les fake news: Facebook fait régulièrement l’objet de débats sur le plan politique, économique, culturel ou social. De par son énorme influence, le réseau social est une pièce centrale dans le mécanisme de l’information. Sa responsabilité est engagée: entre laisser n’importe quelle information circuler ou en empêcher la propagation. C’est là tout l’objet du débat. Une problématique qui a notamment été rencontrée lors des élections américaines en 2016, puis celles de 2020. Facebook a pris de nombreuses mesures contre les fake news, notamment contre Donald Trump.

4. Bill Gates: 131,4 milliards de dollars

EPA-EFE/GIAN EHRENZELLER

Au plus haut de sa valeur, la fortune du boss de Microsoft atteignait les 101 milliards de dollars, soit 147 milliards actuels. C’était en 1999. Mais depuis, Microsoft a vu des concurrents débarquer, et l’homme d’affaires s’est petit à petit transformé en mécène.

En 2006, il décide de consacrer 95% de sa fortune au sein d’une fondation qui porte son nom. Éducation, santé, l’homme est un philanthrope. Mais cette donation est aussi un moyen de se détacher de l’influence des États puisque cet argent est défiscalisé. Bill Gates veut pouvoir agir seul, sans pression étatique. Sa fondation a aujourd’hui plus de budget que l’Organisation mondiale de la Santé.

Mais comment fait-il pour rester l’un des hommes les plus riches du monde? Le natif de Seattle, passé par Harvard, lui aussi, est tout simplement plus malin que les autres. En 1990, en parallèle à Microsoft, Bill Gates a créé un holding afin d’investir et assurer ses arrières. Peu connu du grand public, il reste très rentable, alors que le fondateur de Microsoft ne détient plus que 1,3% des parts de son entreprise. Cascade Investment s’occupe depuis 1995 de réinvestir le cash de Microsoft.

C’est en 2000 qu’il crée la Fondation Bill & Melinda Gates, qui, à son tour, va servir de réservoir à liquidités pour d’autres investissements. Avec ces deux nouvelles entités, Bill Gates va continuer à bâtir sa fortune, mais en dehors de Microsoft. Il détient des parts notamment dans l’entreprise Coca-Cola FEMSA, qui s’occupe de l’embouteillage du géant mondial des sodas, ou encore 5% des parts de Berkshire Hathaway, le holding de son pote Warren Buffett.

2021 marquera l’année de son divorce avec sa femme de toujours, Mélinda Gates. Un divorce qui devrait être le 2e plus cher de l’histoire.

2. Elon Musk : 171,9 milliards de dollars

Musk
Elon Musk – Isopix

Boosté par une année 2020 exceptionnelle, Elon Musk voit sa fortune continuer de gonfler semaine après semaine. Le propriétaire de Tesla et de SpaceX n’est plus qu’à quelques encablures de Jeff Bezos qu’il a déjà dépassé en fonction des hauts et des bas de ses entreprises.

Déjà interrogé au sujet de l’inarrêtable expansion de sa fortune, Musk a indiqué plusieurs fois qu’il attachait peu d’importance aux choses matérielles. En dehors de ses participations dans Tesla et SpaceX, il ne détient que très peu d’autres actifs. Son principal objectif est d’amener la civilisation humaine sur Mars et d’y installer une ville. Et ‘cela implique beaucoup d’argent’, explique-t-il.

Les ventes du groupe Tesla restent pourtant bien loin des constructeurs traditionnels: le constructeur de voitures électriques n’a écoulé que 499.550 voitures sur l’année 2020, bien loin par exemple de Volkswagen et ses 11 millions de véhicules vendus en 2019.

Mais Tesla bénéficie de l’engouement des investisseurs pour les véhicules électriques et du fait qu’elle est parvenue à gagner de l’argent pendant cinq trimestres consécutifs, ce qui lui a permis d’entrer au sein du prestigieux indice S&P 500 en décembre dernier.

Récemment, le sud-africain s’est intéressé de près aux cryptomonnaies.

2. Bernard Arnault: 194,5 milliards de dollars

Bernard Arnault, CEO de LVMH. EPA

Bernard Arnault est l’Européen le plus riche du monde. Né à Roubaix en France en 1949, il est le propriétaire du groupe de luxe LVMH. Cette enseigne fusionne les deux groupes Moët Hennessy (les Champagnes Moët & Chandon, Ruinart, Mercier, Canard-Duchêne et le cognac Hennessy) et Louis Vuitton (Louis Vuitton, Givenvhy, Champagne Veuve Clicquot) qu’il acquiert en 1987 suite au krach d’octobre.

Trois ans plus tôt, celui qui avait repris l’entreprise familiale de son père rachète la marque Christian Dior. L’opération est évaluée à 90 millions de francs français ou 14 millions d’euros, soit l’entièreté de la fortune familiale de l’époque.

Petit à petit, le groupe LVMH est devenu le premier groupe de luxe au monde. Bernard Arnault qui fait acquisition sur acquisition multiplie la valeur du groupe par 15, tandis que le chiffre d’affaires a progressé de 500%. Il doit sa réussite à sa manière de gérer la multinationale: il laisse un grand pouvoir de décision aux marques du groupe qui sont considérées, souvent, comme des maisons à l’histoire familiale. Ensuite, les marques les plus solides du groupe permettent de financer celles qui sont émergentes ou en croissance. Cette solidarité entre les marques permet un ensemble harmonieux.

Les années 90 et 2000 prendront le même chemin: Arnault acquière, via son groupe, les marques de vêtement Kenzo et Berluti, mais aussi les quotidiens La Tribune, puis plus tard le groupe Les Echos ou encore Le Parisien. On peut aussi citer quelques grands crus (Cheval Blanc, Clos des Lambrays…) ou le parfum Gerlain et les bijoux Bvlgari. Bernard Arnault n’est pas seulement un milliardaire. Il est considéré comme l’un des meilleurs chefs d’entreprise au monde. Il fait d’ailleurs régulièrement partie du classement de la Harvard Business Review.

Plusieurs polémiques jonchent toutefois sa carrière. D’abord lorsqu’il demande la nationalité belge en 2012. Le journal Libération n’hésite pas à titrer en « une »: « Casse-toi riche con ! » en référence au « Casse-toi pauvre con » de Nicolas Sarkozy. Après recul, il s’avère que cette demande n’avait rien à voir avec une quelque manière de limiter les droits de succession, légèrement plus faibles en Belgique. Non, il s’agit plutôt d’éviter la dislocation du groupe en cas de décès. En 2013, la quasi-totalité des actifs du groupe est transférée en Belgique sous la fondation « Protectinvest ». Le quotidien Libération est puni: plus aucune publicité du groupe n’y figurera jusqu’à la fin de l’année: la perte est évaluée à 150.000 euros.

Plus tard en 2017, la divulgation des Paradise Papers révèle que Bernard Arnault a placé des actifs (deux yachts, une maison de 4.300 mètres carrés et des fonds d’investissement) dans six paradis fiscaux. Une volonté d’optimiser au maximum son imposition, « jusqu’aux frontières de la légalité », écrit le Journal Le Monde. Là encore, le journal aurait été puni à hauteur de 600.000 euros, révèle le « Canard enchaîné », ce qui a été démenti par la suite par le groupe LVMH. Qui s’y frotte s’y pique.

La pandémie n’a pas vraiment affecté le marché du luxe. Après un recul logique en 2020, le secteur du luxe est reparti plus fort que jamais en 2021.

1. Jeff Bezos: 207,6 milliards de dollars

Amazon-CEO Jeff Bezos. – EPA

Très jeune, Jeff Bezos et sa mère sont abandonnés par son père. Elle épouse alors un certain Miguel Bezos, un immigré cubain qui donnera son nom à Jeff. Diplômé en 1986 de la prestigieuse université de Princeton, il va petit à petit s’intéresser à ce qui l’obsède depuis des années: « J’ai appris que l’utilisation du web augmentait de 2.300 % par an. Je n’avais jamais vu ou entendu parler de quelque chose avec une croissance aussi rapide, et l’idée de créer une librairie en ligne avec des millions de titres — quelque chose de purement inconcevable dans le monde physique — m’enthousiasmait vraiment », déclare-t-il à Business Insider.

Amazon était né, du nom du plus grand fleuve de la planète. On est en 1994. Amazon est aujourd’hui la plus grande entreprise mondiale de vente en ligne, avec un chiffre d’affaires de 74,4 milliards de dollars par en an (chiffres de 2013). Son groupe possède aussi des entreprises comme IMDb, Alexa Internet, ou encore le Washington Post.

Ce n’est pas l’amour fou entre lui et Donald Trump. Le président lui reproche de ne pas favoriser l’emploi aux Etats-Unis et même de le détruire. Donald Trump a d’ailleurs menacé Amazon d’une enquête antitrust pour tenter d’intimider Bezos et de faire infléchir la ligne éditoriale du Washington Post, pas vraiment favorable au président américain. Entre les deux hommes, la guerre est déclarée.

Jeff Bezos comme Larry Ellison ou Elon Musk s’inscrit dans le transhumanisme et fait partie du courant libertarien. L’homme est obsédé par le long terme. Il a d’ailleurs investi 42 millions de dollars dans une horloge mécanique qui donnera l’heure exacte pour les dix mille prochaines années. Il a aussi fondé en 2000 l’entreprise Blue Origin, dont le but est d’envoyer des touristes dans l’espace.

2021 aura sonné la fin de Jeff Bezos en tant que CEO d’Amazon. L’homme le plus riche du monde, qui reste actionnaire principal, peut s’adonner à sa nouvelle passion: l’espace, avec sa société Blue Origin.

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