Pourquoi les virus, malgré la pandémie, sont- ils indispensables?

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Avant que les virus ne fassent leur apparition sur Terre, les êtres humains se considéraient comme les plus grands prédateurs de la planète. Mais depuis que les virus se sont manifestés (la grippe, variole, polio, le VIH, le Covid-19) l’homme a compris que la nature pouvait être plus puissante que lui et qu’il n’était pas le seul à façonner le monde. Mais qu’est-ce qu’un virus au sens large et quel est son rôle sur la planète ?

L’impact des virus s’étend bien au-delà des tragédies passées et actuelles. Les virus sont omniprésents dans notre quotidien et se présentent sous plusieurs formes, car ils ont contribué à l’évolution de tous les organismes. 

Un virus, qu’est ce que c’est? De façon (très résumée), un virus peut-être considéré comme un amas de particules génétiques qui va exploiter le métabolisme de son hôte pour se reproduire. Le virus va puiser dans toutes les ressources de son hôte, à l’exception de son code génétique.  

Des virus, partout

La planète regorge de virus. Une analyse effectuée sur l’eau de mer a révélé que pas moins de 200.000 espèces virales différentes (une liste non-exhaustive) s’y étaient développées. D’autres recherches suggèrent qu’un seul litre d’eau de mer peut contenir plus de 100 milliards de particules virales, contre 10 fois plus pour un kilo de terre. Au total, la planète abriterait pas moins de 1031 espèces différentes de virus, ce qui dépasse de loin toute autre forme d’espèce sur terre.

Les virus ont toujours su s’adapter pour attaquer tous les organismes existants, en mutant. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils sont à l’origine de plusieurs tragédies et… de plusieurs pandémies.

Des virus dans les gènes

Dans les océans, près d’un cinquième du plancton unicellulaire est tué chaque jour par des virus. Sur le plan écologique, les virus favorisent la diversité en réduisant le nombre d’espèces abondantes, faisant ainsi plus de place aux espèces plus rares. En effet, plus un être vivant est ‘commun’ et abondant, plus il est probable qu’un virus s’y développe et le contrôle. 

Le virus peut également exercer un impact significatif sur l’évolution des mécanismes de défense de ses proies. Par exemple, une cellule logée au cœur d’un être vivant ou au sein d’une espèce peut délibérément se détruire pour réduire la charge virale potentiellement communiquée chez ses cellules voisines. De cette façon, ces dernières ont plus de chances de survivre. 

Les virus véhiculent également les informations génétiques et contribuent au patrimoine génétique d’un individu ou d’une espèce. Certains génomes viraux finissent en effet par s’intégrer dans les cellules de leurs hôtes avant d’être transmis aux descendants de ces derniers. Les experts estiment qu’entre 8 et 25 % du génome humain en sont à l’origine. 

Les virus au service de l’évolution

Mais les virus eux-mêmes peuvent, à leur tour, être détournés: leurs gènes peuvent être utilisés à d’autres fins. Par exemple, la capacité des mammifères à porter la vie dès leur jeune âge provient d’un gène viral naturellement muté qui a permis la formation du placenta chez les jeunes mammifères. D’une ‘compétition’ entre un hôte et le virus, peut en ressortir une évolution décisive pour une espèce. 

A contrario, l’homme à su développer des vaccins pour réagir face aux virus les plus nocifs, qui à l’inverse des bactéries, ne peuvent pas être traités avec des antibiotiques. C’est notamment grâce à cela que l’homme a pu survivre aux maladies comme la polio, la variole, etc. 

Mais la planète ne pourrait survivre sans l’existence des virus car la diversité de la vie repose sur leur existence. Même si les virus peuvent tuer, ils favorisent et encouragent l’évolution, notamment lorsqu’ils poussent l’humain à mieux les appréhender pour pouvoir les combattre. Et qui sait, le covid-19 et ses successeurs pousseront peut-être l’humanité à changer de mode de vie ?