Les ultrasons peuvent détruire le coronavirus: ‘Un potentiel énorme’

(Frank Molter/dpa/Isopix)

De simples ondes ultrasonores peuvent déchirer l’enveloppe et les protubérances en forme de pointe (protéine spike) du SRAS-CoV-2, le virus à l’origine du Covid-19. C’est ce que révèle une récente étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Les chercheurs du MIT suggèrent que les coronavirus pourraient être vulnérables aux ondes ultrasonores, dans les fréquences généralement utilisées en imagerie médicale. Les ultrasons sont, par définition, hors de portée de l’oreille humaine et sont notamment utilisés pour certains examens.

À l’aide de simulations informatiques, l’équipe de chercheurs  a modélisé la réponse du virus aux vibrations pour une gamme de fréquences ultrasonores. Ils ont découvert que des vibrations comprises entre 25 et 100 mégahertz provoquaient l’effondrement et la rupture de l’enveloppe et des spicules du virus en une fraction de milliseconde. Cet effet a été observé tant dans les simulations dans l’air que dans l’eau.

Le professeur en mécanique appliquée Tomasz Wierzbicki (MIT) a déclaré: ‘Nous avons prouvé que, sous l’effet d’une stimulation ultrasonique, la coque et les pointes du coronavirus vibrent et que la force de ces vibrations est par ailleurs très élevée, ce qui les soumet à des contraintes et peut entraîner la rupture de certaines parties du virus.’

‘Cela provoque des dommages visibles sur l’enveloppe, ainsi que des dommages potentiellement invisibles sur l’ARN (acide ribonucléique, cousin génétique de l’ADN, ndlr) à l’intérieur. L’espoir est que notre article suscite une discussion entre différentes disciplines.’

Un potentiel énorme

Les résultats, publiés dans la revue Journal of the Mechanics and Physics of Solids, sont préliminaires et reposent sur des données limitées concernant les propriétés physiques du virus. Néanmoins, selon les chercheurs, ces premiers résultats indiquent le potentiel des traitements par ultrasons contre les coronavirus.

‘Nous avons étudié la famille générale des coronavirus et nous nous concentrons désormais spécifiquement sur la morphologie et la géométrie du Covid-19’, ajoute Wierzbicki. ‘Le potentiel est pourrait être énorme vu la situation critique actuelle.’

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