Le patron de Pfizer donne son avis sur la variole du singe: « Je n’ai pas toutes les infos, mais avec tout ce que je sais… »

Depuis le début du mois, la variole du singe donne quelques sueurs froides aux Européens – et par ricochet au reste du monde. Certains, toujours marqués par le Covid-19, craignent qu’une nouvelle pandémie ne s’abatte sur le monde. Pour le patron de Pfizer, il n’y a toutefois pas lieu de s’inquiéter outre-mesure.

Habituellement endémique dans une dizaine de pays africains, la variole du singe est apparue ces dernières semaines en Europe, et commence à toucher d’autres continents. Selon un bilan dressé mercredi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le nombre de cas confirmés dans le monde a atteint 219 hors des pays où la maladie est endémique.

La plupart de ces cas inhabituels sont recensés en Europe. Les pays les plus touchés sont le Royaume-Uni (71 cas), l’Espagne (51) et le Portugal (37). En Belgique, on en a pour l’instant comptabilisé six. La maladie a également été repérée aux États-Unis (9), au Canada (15), en Australie (2) ou encore aux Émirats arabes unis (1).

« La plupart des cas sont des jeunes hommes, s’identifiant eux-mêmes comme des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il n’y a eu aucun décès », a précisé l’agence européenne.

Le patron de Pfizer s’exprime

A priori, il n’y a pas lieu de paniquer. On semble encore loin d’une pandémie. Mais au vu de ce qu’il s’est passé ces dernières années, il peut être légitime que certains se posent des questions. Et les patrons des firmes qui ont développé un vaccin contre le Covid-19 y répondent.

Dans une interview accordée à CNBC à l’occasion du Forum économique mondial de Davos, Albert Bourla, CEO de Pfizer, a tenu à relativiser la situation.

« Je n’ai pas toutes les informations devant moi. Avec tout ce que je sais, je ne m’inquiéterais pas beaucoup », a déclaré M. Bourla, soulignant le fait que la variole du singe « ne se transmet manifestement pas autant que d’autres virus, notamment le COVID ». « Cela ne signifie pas que nous devrions nous détendre. Je pense que nous devrions surveiller l’évolution de la situation », a-t-il précisé.

Au micro de Sky News, le patron de Pfizer a donné un discours similaire. Pour lui, il est « très difficile » que la variole du singe devienne une pandémie. « Il existe déjà des médicaments et des vaccins qui peuvent fonctionner », a-t-il rappelé.

Stéphane Bancel, CEO de Moderna, est du même avis. Interrogé par Bloomberg, il a indiqué que, dans la mesure où le virus se transmet par les fluides corporels, le scénario qui verrait la variole du singe devenir une pandémie est « proche de 0% ». Il a toutefois précisé que ses équipes travaillent sur des candidats vaccins, « juste au cas où ».

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