Le climat n’attend pas… Mais la COP26 sera finalement reportée bien plus tard que prévu

FrankHoemann/Sven Simon/Picture Alliance

Les experts craignent que ce retard n’ouvre la voie à des programmes nationaux de relance qui feront payer un lourd tribut au climat.

La conférence des Nations unies sur le climat, plus connue sous le nom de COP26, était prévue en novembre de cette année à Glasgow. En avril, la conférence a déjà été reportée ‘au cours des trois premiers mois de 2021’. Un calendrier qui ne semble désormais plus possible en raison des restrictions de voyage causées par le coronavirus. Le pays d’accueil demande maintenant que tout soit déplacé en novembre 2021.

Lors de ce sommet, les gouvernements devraient établir des plans détaillés pour aligner les émissions de gaz à effet de serre sur l‘accord de Paris sur le climat. Les experts climatiques craignent que les pays peu ambitieux en matière de climat ne soient pas incités à réduire leurs émissions s’il n’y a pas de conférence pour les tenir informés pendant une période aussi longue.

D’autant plus que les économies du monde entier sont maintenant durement touchées par la pandémie de coronavirus. Il est désormais crucial d’encourager les nations à aligner leurs plans de relance sur la transition verte. Dans certaines régions, les ambitions climatiques risquent d’être sacrifiées sur l’autel de la reprise économique.

Il est pourtant de plus en plus évident que les ambitions climatiques et la prospérité économique ne s’excluent pas mutuellement. Une étude approfondie de l’université d’Oxford montre qu’investir dans des projets verts dans le cadre d’un programme de relance crée plus d’emplois et a un rendement plus élevé que d’investir dans le statu quo.

Les engagements actuels de réduction des émissions ont été pris en 2015 lors de la COP21 à Paris. On estime que ces plans rendront les températures sur la planète au moins 3 degrés plus élevées que les niveaux préindustriels. Lors de cette même conférence, il a été convenu que la Terre pourrait se réchauffer jusqu’à un maximum de 2 degrés afin d’éviter des catastrophes à l’avenir.

L’IPPC, le principal organisme mondial en matière de climatologie, avertit que la communauté internationale doit changer radicalement de cap d’ici 2030. Il est donc d’autant plus urgent d’organiser une conférence qui encourage les pays à élaborer des plans ambitieux en matière de climat.

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