La grande époque de la Sillicon Valley est désormais révolue selon Mark Zuckerberg

Lors d’une conférence donnée dans l’Utah vendredi dernier, le patron de Facebook n’avait plus l’air de croire au potentiel de la Sillicon Valley, la baie la plus convoitée par les entreprises tech.

‘J’aime la baie, donc je ne suis pas super négatif, mais je pense que si je repartais de zéro maintenant, je ne [la] choisirais pas’. Mark Zuckerberg est clair: à refaire, il ne jetterait pas son dévolu sur la très célèbre baie de San Francisco pour ses projets facebookiens. En 2004, lors des débuts du réseau social, la Sillicon Valley était pourtant le graal à atteindre pour toute start-up tech.

Mais à l’instar de Facebook qui a grandi pour devenir le géant que l’on connait aujourd’hui, la Sillicon Valley a aussi évolué. ‘Le monde a changé’, explique Zuckerberg, dont les propos sont relayés par BFM TV. ‘Aujourd’hui, les infrastructures existent partout ailleurs pour lancer sa start-up. Et franchement, il y a beaucoup d’avantages à créer son entreprise dans un lieu où il n’y a pas une telle monoculture que dans la Silicon Valley, où tout le monde ne pense qu’avec le prisme de la technologie, où il n’y a pas vraiment de diversité de pensées.’

La flambée de l’immobilier

La pensée unique serait donc une des causes de ce désaveu envers la baie de San Francisco, mais pas que. Avec la hype tech qu’a connu la Sillicon Valley, les prix de l’immobilier ont explosé pour devenir presque inaccessibles. Pour espérer obtenir un local dans ce lieu très convoité, il faudra débourser en moyenne 3.700 dollars.

Pas étonnant donc que les data centers se soient multipliés à travers le monde entier, pour offrir à la fois des loyers décents et une sorte de ‘multiculturalité’ entrepreneuriale qui fait désormais défaut à la Sillicon Valley. Déjà l’année dernière, le cofondateur du site web communautaire Reddit, Alexis Ohanian, avait déclaré ‘qu’aucune personne de bon sens’ ne lancerait sa start-up dans la baie de San Francisco. Le paradis tech n’est plus.

Lire aussi:

Plus
Lire plus...
Marchés