Il ne se passe pas une semaine sans que la station spatiale internationale soit menacée par des débris spatiaux

En raison de la présence de débris à proximité de la Station Spatiale internationale, la NASA a reporté la sortie de deux astronautes dans l’espace. Une simple précaution qui ne fait que souligner combien les missions là-haut deviennent toujours plus compliquées en raison de débris spatiaux toujours plus nombreux.  

L’avenir des missions dans l’espace est-il compromis en raison des déchets qui pullulent autour de la Terre ? Une question qu’il est légitime de se poser puisqu’il ne se passe pas une semaine sans que la Station Spatiale internationale (ISS) soit menacée par de tels débris. Bien que « le calendrier et les opérations de la station spatiale peuvent facilement s’adapter au retard de la sortie dans l’espace », comme l’assure la NASA, la fréquence avec laquelle les projets ou simplement la position de l’ISS sont modifiés en raison d’un risque de collision laisse penser que la situation ne sera bientôt plus viable.

Une sortie reportée par mesure de sécurité

Durant la nuit du 29 au 30 novembre, les astronautes Thomas Marshburn et Kayla Barron devaient effectuer une sortie dans l’espace. Une mission reportée en raison de la présence de débris spatiaux à proximité de l’ISS qui aurait pu mettre en danger la vie des deux astronautes ou simplement le bon déroulement de la mission.

Malheureusement, pour l’instant, la NASA n’a pas dévoilé davantage de détails concernant la nature de ces débris, de même que leur origine, mais on peut imaginer que les possibilités sont nombreuses. L’orbite terrestre est en effet devenue au fil des années un véritable cimetière à « ciel ouvert » pour des centaines de milliers de débris.

Débris spatiaux chinois

À la mi-novembre, des restes d’un satellite météorologique chinois détruit lors d’un test antisatellite effectué en 2007 menaçaient la Station Spatiale internationale, de sorte que l’agence spatiale russe Roscosmos a dû modifier la trajectoire de l’ISS, en collaboration avec la NASA.

Il faut dire que les débris spatiaux, aussi petits soient-ils, représentent un véritable danger pour l’ISS qui se déplace à une vitesse de 28.000 km/h, mais aussi pour son équipage. Une collision avec le vaisseau pourrait en effet provoquer d’importants dommages, voire la paralyser ou tuer ses occupants.

Des tests antimissiles russes

Le risque de collision avec les débris chinois n’a pas empêché la Russie de procéder au test d’une arme antisatellite quelques jours plus tard. Un tir qui a bien évidemment généré de nouveaux débris spatiaux puisqu’il était orienté sur un satellite. Un comportement jugé « dangereux et irresponsable » par les États-Unis qui a poussé l’équipage de l’ISS à se réfugier dans les vaisseaux amarrés à la station. Le risque de collision avec les débris générés par le tir antisatellite était donc bien réel.

Depuis cet essai qui a engendré plus de 1.500 débris traçables, le risque de collision serait 4 fois plus important, selon les États-Unis.

Un avenir incertain

La pollution autour de la Terre ne fait que croitre à mesure des missions spatiales, de la prolifération de satellites en tous genres – notamment ceux liés aux projets d’internet spatial développés par des entreprises privées telles que SpaceX ou Amazon, mais aussi des tirs antisatellites. Une situation qui ne ferait qu’empirer, de sorte que le risque de collision croit de manière exponentielle et empêche le lancement de nouvelle mission.

C’est pourquoi des solutions pour nettoyer l’orbite terrestre doivent être mises en place. Certains y travaillent déjà. C’est notamment le cas de la Finlande, mais aussi du co-fondateur d’Apple, Steve Wozniak qui a créé une entreprise pour nettoyer les crasses des entreprises privées telles que Blue Origin ou Virgin Galactic.

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