IA qui choisit à votre place, sexe avec des robots, taxis sans conducteur: voici à quoi ressemblera le monde en 2050

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Si le futur a intrigué à toutes les époques, débouchant tant sur des fantasmes jamais réalisés que sur de bonnes prédictions, il existe aujourd’hui des ‘futurologues’. Ils cherchent à présenter une vision du monde de demain le plus sérieusement du monde en se basant sur les éléments d’aujourdhui. L’un de ces experts se nomme Tom Cheesewright. Dans son livre Future-Proof Your Business, il a compilé ses prédictions pour 2050, relayées par le Sun. Les voici.

1. Omniprésence de la réalité augmentée

Pour Cheesewright, nous serons bientôt amenés à passer de plus en plus de temps dans une réalité augmentée. Nous sommes déjà scotchés à nos écrans de télévision, d’ordinateur et de smartphone. La VR n’en serait que la suite logique.

Pour lui, nous porterons ‘un casque portable avec une caméra’ qui scanne tout ce qu’on voit. ‘Il pourrait voir dans le réfrigérateur que vous n’avez plus de fromage et envoyer la commande de votre type préféré au supermarché’, détaille-t-il.

Le futurologue va plus loin, expliquant que cette VR intelligente fera des choix à notre place. ‘Votre appareil capterait vos émotions à partir des battements de votre cœur afin de savoir, par exemple, que si vous essayez de nouvelles céréales pour le petit déjeuner et que vous les appréciez, il peut commander celles-là au lieu de votre marque habituelle’, détaille Cheesewright.

2. Disparitions des emplois traditionnels

D’après les estimations de Cheesewright, 35% des emplois que nous connaissons aujourd’hui pourraient disparaître en raison de leur automatisation. Il donne pour exemple les agents de call center, qui sont déjà en train de céder petit à petit leur place à des robots.

Attention, à l’image du MIT, si le futurologue prédit que certains métiers n’existeront plus, il ne pense pas que cela mettra forcément davantage de travailleurs sur la touche. Leurs tâches évolueront.

‘Bien que l’intelligence artificielle soit capable de faire un travail monotone, aucun logiciel ne peut être aussi polyvalent qu’une personne. Ainsi, même si de nombreuses entreprises auront besoin de moins de personnel, les employés seront libres de se concentrer sur les tâches à plus forte valeur ajoutée’, explique Cheesewright. Conséquence logique: le nombre de travailleurs indépendants devrait exploser.

Si le télétravail a la cote et que de nombreuses entreprises semblent s’en accommoder sans trop de difficultés, le futurologue pense qu’il ne sera pas systématisé en 2050. Le principe pourrait convaincre les start-ups et PME, mais pas les grandes entreprises, ‘qui devraient toujours être dirigées depuis des bureaux’.

3. Végétalisme et nets progrès médicaux

Cheesewright n’en a aucun doute: nous allons continuer nos efforts pour préserver notre environnement et notre santé. Cela va provoquer un boom du végétalisme. Près d’un Britannique sur quatre pourrait avoir franchi le pas dès… 2025. D’ici 2050, les abattoirs et fermes industrielles auront disparu au profit de laboratoires producteurs de viande végétale. Nous pourrions aussi nous tourner davantage vers des préparations à base d’insectes.

Le futurologue pense également que les nouvelles technologies vont permettre à la médecine de faire des progrès majeurs. Il est raisonnable de penser que de nombreuses solutions vont être mises en place pour traiter au mieux les cancers.

Résultat: l’espérance de vie passera de 83 à 86 ans chez l’homme et de 89 à 94 ans chez la femme.

4. Quotidien plus casanier

Le shopping en ligne, autre grande tendance insufflée par la pandémie, devrait quant à lui devenir ultra-populaire, au point qu’il n’y aura presque plus de magasins de détail, estime Cheesewright.

‘Pour l’instant, environ 50 % des transactions se font en ligne et ce chiffre ne fera qu’augmenter’, assure-t-il. Le futurologue annonce que les services ne vont aller qu’en s’améliorant, notamment en matière de vitesse de livraison et de facilités dans les politiques de retour.

Les magasins des centres-villes – et les restaurants, pour lesquels il annonce aussi de funestes prévisions – pourraient être remplacés par… des maisons de repos ! Il ne l’explique pas par le vieillissement de la population, mais par le fait que les personnes âgées, moins habituées à la technologie, auraient davantage besoin de se rendre dans les derniers commerces ‘physiques’ et de participer à des activités culturelles.

Les rues vont se vider. En revanche, les logements seront pleins à craquer. Parce que la population mondiale va continuer d’augmenter… et car les logements vont rétrécir. Pour Cheesewright, les espaces privatifs seront moins spacieux. En échange, des espaces communs pouvant être loués pour cuisiner, faire du sport ou faire du travail à distance, seront généralisés.

Pour circuler, les transports en commun vont continuer de gagner du terrain sur les voitures personnelles. De plus, Cheesewright prévoit l’avènement des taxis autonomes (sans conducteur) pour 2045. Toujours en matière de transports, le futurologue prédit une démocratisation des voyages vers l’espace (environ 40.000 euros), voire la création d’un ascenseur géant qui nous envoie directement au-delà de l’atmosphère terrestre.

5. Relations amoureuses plus authentiques

Si la technologie va gagner en importance, Cheesewright prédit un effet inverse en matière de relations amoureuses. Les applications de rencontre ont la cote aujourd’hui, mais le phénomène pourrait rapidement perdre en intensité. Hommes et femmes pourraient se lasser des relations en ligne et avoir envie de retourner à des interactions plus authentiques.

‘Tout comme nous avons vu les gens se retourner vers les disques vinyles face à la numérisation croissante, nous pourrions aussi voir les célibataires éviter les rencontres en ligne’, annonce-t-il.

Dans le même ordre d’idée, les relations sexuelles avec des robots devraient gagner en popularité, sans pour autant devenir la norme. Loin de là.

‘Nous sommes toujours humains, nous allons toujours faire l’amour. Des robots sexuels seront disponibles, mais ils pourraient davantage être utilisés pour que les gens réalisent des fantasmes, plutôt que pour remplacer les relations humaines’, conclut Cheesewright.