Waymo (Google) généralise son service de taxis… sans conducteurs

Crédit: Caitlin O’hara/ Reuters

Waymo, l’entreprise spécialisée dans le développement de technologies de conduite autonome, a annoncé que son service de taxi sans conducteur était désormais ouvert au ‘grand public’.

Les contacts non-essentiels sont à éviter un maximum en ce moment et la filiale d’Alphabet l’a bien compris. Hier, Waymo a déclaré que son service de taxis sans chauffeurs était désormais ouvert aux usagers de la région métropolitaine de Phoenix. Toute personne habitant dans cette zone pourra télécharger l’application et commander un taxi… sans conducteur.

Le service sera disponible dans un rayon de 129 kilomètres carrés dans la région. 

Ce service sera dans un premier temps offert aux utilisateurs actuels de l’application Waymo One, mais il sera étendu à un public plus large ‘au cours des prochaines semaines’.

Il est vrai que Waymo travaille depuis longtemps sur ce projet. Rien qu’en 2018, pas moins de 400 bénévoles ont pris place dans les taxis de l’entreprise pour les tester.

Jusqu’à présent, les taxis autonomes étaient réservés à un nombre limité de personnes, qui avaient signé des accords de non-divulgation (NDA). Et encore, seules 5 à 10% des courses leur étaient proposées de façon complètement autonome.

Waymo possède un parc de 600 véhicules. L’entreprise n’a pas donné le nombre exact de voitures qui seraient dédiées aux trajets sans conducteurs. Cependant, le PDG de Waymo, John Krafcik, a expliqué que plusieurs modes de transport seraient exploités: ‘Le nombre de courses offertes sans personne à l’avant sera initialement limité, mais dans un futur proche, 100% de nos courses seront complètement sans chauffeur’, a -t-il ajouté.

‘Relancer le secteur’

Plusieurs entreprises de la Silicon Valley s’affrontent pour faire de l’auto-conduite une réalité. Ce ‘coup de pouce technologique’ est lucratif et épargnerait bien des dépenses, puisqu’il ne faudrait plus employer de chauffeurs. Mais jusqu’ici, les entreprises ont retardé leur déploiement et allongé leurs délais, sans oublier que la pandémie a mis un frein supplémentaire aux plans des entreprises. Avec cette annonce, Waymo entend ‘relancer le secteur’. 

Application Waymo One. Crédit : Waymo

La filiale Waymo a longtemps été considéré comme le leader du secteur de la conduite, suivie de près par des concurrents tels qu’ Uber et Lyft, Zoox (acquis par Amazon) ou encore Cruise (General Motors) ou encore, des constructeurs automobiles comme Tesla. Cruise teste des véhicules à San Francisco, mais n’a pas encore proposé de trajets au public. Elon Musk a promis l’année dernière que fin 2020, les propriétaires de Tesla pourraient transformer leurs véhicules en ‘robots taxis’ une fois à leur domicile ou à leur travail pour ‘gagner un revenu supplémentaire’, mais rien de concret pour l’heure.

Des véhicules ‘sécurisés’

Pour garantir une certaine fiabilité à ses véhicules, Waymo s’est appuyé sur un processus comprenant un ‘examen rigoureux’ avant de proposer ses taxis au grand public.

Waymo a également déclaré nettoyer ses véhicules plusieurs fois par jour, en plus de contrôler la température de ses employés et de ‘purger’ régulièrement l’air de l’habitacle. Les voitures sont également surveillées à distance.

Née dans un laboratoire de Google, l’enseigne Waymo est devenue en 2016 une filiale à part entière. En mars, elle a levé 2,25 milliards de dollars pour son premier tour de table externe auprès de plusieurs investisseurs et de sa maison mère.