BlackRock voit une opportunité dans les actions européennes sous-évaluées


Principaux renseignements

  • Thomas Becker, gestionnaire de fonds chez BlackRock, considère la récente baisse des actions européennes comme une opportunité pour les investisseurs.
  • Il prévoit une augmentation des dépenses budgétaires de la part des décideurs politiques pour faire face à la crise énergétique actuelle.
  • Becker repositionne ses investissements en vendant des actions asiatiques du secteur des semi-conducteurs et en achetant des actions françaises sous-évaluées, pariant sur leur potentiel de hausse.

« Les actions européennes offrent une opportunité intéressante aux investisseurs après la récente baisse », a déclaré Thomas Becker, gestionnaire de fonds chez BlackRock, lors d’un entretien avec Bloomberg. Il estime que la crise énergétique actuelle pourrait inciter les décideurs politiques à lancer des investissements budgétaires indispensables.

Sous-performance des actions européennes

Alors que les actions européennes avaient bien démarré l’année, elles sont à la traîne par rapport aux autres marchés mondiaux depuis le début de la guerre en Iran. L’indice Euro Stoxx 50 a enregistré une baisse de 3,8 pour cent depuis mars, ce qui contraste fortement avec les gains d’environ 8 pour cent pour le S&P 500 et de 38 pour cent pour le KOSPI.

La plus grande vulnérabilité de l’Europe au choc énergétique par rapport aux États-Unis, associée à l’absence de dynamique des investissements dans l’IA observée, contribue à cette disparité de performance.

Voir des opportunités

Becker, qui cogère le fonds Tactical Opportunities Fund de BlackRock, doté de 5,2 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros), voit dans cette divergence une occasion de repositionner les investissements et d’acquérir des actions de la zone euro sous-évaluées qui devraient bénéficier d’une augmentation des dépenses budgétaires.

BlackRock a pris ses bénéfices sur ses importantes positions dans les valeurs asiatiques du secteur des semi-conducteurs, en particulier celles de Taïwan, de la Corée du Sud et du Japon, et a réorienté ces gains vers les actions françaises, que Becker considère comme « attractives en termes de valorisation ». Il souligne la sous-performance considérable de l’indice CAC au cours des une à trois dernières années et suggère que cet indice, exposé aux cycles économiques et comprenant de grands producteurs d’énergie, a atteint son niveau plancher.

Un pari sur les dépenses budgétaires

La thèse d’investissement de Becker pour la zone euro repose sur l’hypothèse que les décideurs politiques tireront parti de la crise de la sécurité énergétique pour stimuler les investissements visant à renforcer la productivité.

Il reconnaît néanmoins que l’Europe est confrontée à un défi structurel en matière de développement de l’intelligence artificielle en raison de coûts d’électricité nettement plus élevés que dans d’autres régions, ce qui rend la rentabilité des centres de données moins favorable. (fc)

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