Facebook traque la localisation, même quand elle est désactivée

Le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg. ISOPIX

Le réseau social n’a pas réussi à convaincre la justice américaine de la nécessité de traquer la localisation de ses utilisateurs.

Face aux questions des sénateurs Josh Hawley et Chris Coons, Facebook a été contraint de reconnaître utiliser le traçage via géolocalisation de ses utilisateurs, même lorsque ceux-ci avaient désactivé la géolocalisation.

‘Même si quelqu’un n’active pas les données de localisation, Facebook peut tout de même déterminer en partie leur emplacement grâce aux informations qu’ils fournissent à travers leurs activités et leurs connexions sur nos différents services’ peut-on lire dans la lettre adressée aux deux sénateurs.

Pas de contrôle des utilisateurs

Les deux sénateurs avaient écrit un courrier à l’entreprise pour demander des clarifications sur la façon de collecter les données. ‘Nous nous inquiétons de l’éventualité que Facebook puisse ne pas offrir à ses usagers le niveau de contrôle (sur leurs données) que les paramètres laissent entendre’ avaient-ils indiqué dans cette lettre.

Facebook rappelle toutefois que ces données permettent aux utilisateurs de faire des recherches dans un périmètre entourant leur position, ainsi que de partager leur position. Le réseau social indique que ces informations servent à mieux adapter la publicité et à affiner les propositions. Il précise aussi que la position se limite au code postal ou à la ville, qu’il détermine via l’adresse IP de l’appareil.

Pas de quoi satisfaire les sénateurs, qui dénoncent les pratiques des géants de la tech et demandent au Sénat d’agir en faveur des utilisateurs.