Des « saboteurs » tués à la frontière: la Russie a-t-elle son prétexte pour envahir l’Ukraine?

La goutte qui fera déborder le vase? Des militaires russes auraient intercepté et tué des « saboteurs » à la frontière. Depuis quelques temps, l’intime conviction qu’a l’Occident est que la Russie essaie de mettre en scène un événement-prétexte pour légitimer une invasion de l’Ukraine. Ces derniers jours, les exemples se multiplient.

Selon l’AFP et l’agence de presse russe Tass, les militaires russes à la frontière affirment avoir tué cinq saboteurs qui essayaient de passer. Deux véhicules légers de l’armée ukrainienne ont également été éliminés, rapporte Tass. Dans le contexte actuel de tensions de plus en plus fortes, cet acte fait craindre à de nombreuses voix qu’il s’agisse de la goutte qui fait déborder le vase.

Mise en scène?

Après l’explosion d’une voiture piégée à Donetsk et l’évacuation des deux régions séparatistes pro-russes Louhansk et Donetsk, l’acte d’intercepter des « saboteurs » à la frontière est du pain béni pour Moscou qui doit trouver un récit pour une offensive en Ukraine.

Pour l’Occident, tous ces événements sont des mises en scène, orchestrées par la Russie pour précisément légitimer une invasion, pour se défendre contre des attaques venant de l’Ukraine. Une autre option que l’Occident soupçonne est l’orchestration par la Russie d’un attentat terroriste sur le sol russe, pour faire porter la responsabilité à l’Ukraine. Cela s’est déjà déroulé de cette manière lors de l’invasion de la Tchétchénie en 2000. L’ambassade des Etats-Unis à Moscou a ainsi averti les ressortissants américains à éviter les lieux publics.

De son côté, l’Ukraine dément l’incident des 5 saboteurs.

Encore un espoir de désescalade?

Des pourparlers de désescalade pourraient encore être prévus le 24 février, entre Biden et Poutine, si l’invasion n’a pas lieu entre-temps, rapportait l’AFP lundi matin. Dimanche, Macron a passé deux appels téléphoniques avec Poutine, dont un deuxième après un appel de concertation avec Biden, Scholz et le président ukrainien Zelensky.

Les compagnies aériennes Lufthansa et Airfrance ont également arrêté leurs vols vers Kiev ce lundi.

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