Le dernier espoir de la diplomatie ? Poutine et Biden organisent une rencontre, si l’invasion de l’Ukraine ne se produit pas dans les prochains jours

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Joe Biden vont se rencontrer dans ce qui est considéré comme le dernier espoir d’éviter un conflit en Ukraine par la voie diplomatique. Une réunion entre les ministres des Affaires étrangères, Antony Blinken pour les États-Unis et Sergey Lavrov pour la Russie, aura lieu dans un premier temps.

Pourquoi est-ce important ?

La situation autour de la frontière avec l'Ukraine est critique : quelque 150.000 soldats russes s'y sont rassemblés et sont en état d'alerte. Quelque 30.000 d'entre eux participent actuellement avec l'armée biélorusse à des exercices militaires, qui ont débuté ce week-end. Hier, il a également été annoncé que les troupes russes resteraient en Biélorussie pendant un certain temps. Dans l'est de l'Ukraine, les combats entre l'armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes s'intensifient.

La rencontre entre les hommes les plus puissants du monde est une initiative du président français Emmanuel Macron, qui, lors d’appels téléphoniques séparés, a suggéré que les leaders mondiaux se rencontrent. Les deux hommes ont dit oui « en principe », à condition qu’il n’y ait pas d’invasion de l’Ukraine.

Réunion trilatérale

Les points de discussion exacts pour Biden et Poutine seront préparés cette semaine par leurs émissaires Blinken et Lavrov. La Maison-Blanche a immédiatement diffusé un communiqué de presse confirmant la rencontre entre les présidents ; le Kremlin n’a pas encore réagi.

Outre la conversation présidentielle, M. Poutine aurait également accepté une réunion trilatérale entre la Russie, l’Ukraine et l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, afin de négocier un cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine. Les combats qui s’y déroulent sont utilisés par la Russie pour qualifier les Ukrainiens de criminels et d’agresseurs.

A la recherche d’un casus belli

Entre-temps, les troupes russes se seraient infiltrées en Ukraine pour tirer des obus d’artillerie sur Luhansk, la capitale de la République populaire indépendante autoproclamée de Luhansk. Ce faisant, ils veulent rendre les Ukrainiens responsables d’une attaque contre des civils innocents, ce qui peut être considéré comme un casus belli. Ce n’est pas la première tentative de la Russie de trouver un prétexte à la guerre, et certainement pas la dernière.

L’ambassade américaine à Moscou, par exemple, a signalé une possible attaque terroriste à Moscou ou à Saint-Pétersbourg. En 1999, 300 citoyens russes sont morts dans une série d’explosions dans des immeubles d’habitation. Il s’agissait là aussi d’un acte de terrorisme, commis, selon la Russie, par des terroristes tchétchènes. Cela leur a donné un casus belli pour commencer la deuxième guerre de Tchétchénie. Selon certains, cependant, le régime de Poutine lui-même était derrière l’attaque, juste pour trouver un motif de guerre.

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