‘Assouplir aujourd’hui ne serait pas une décision prudente’: le Comité de concertation se donne une semaine pour observer la situation belge

Alexander De Croo – credit: Frederic Sierakowski / Isopix

Le Comité de concertation de ce vendredi s’annonçait tendu. La polémique lancée par Jean-Marc Nollet sur son non-respect de la bulle sociale serait au centre de la table. On ne s’attendait toutefois pas à de nombreux assouplissements suite à la conférence de presse du Premier ministre, lundi, indiquant les modèles théoriques de déconfinement. Mais on ne s’attendait toutefois pas à une réunion aussi courte.

Après moins de deux heures de réunion, les ministres belges ont mis fin à ce Comité de concertation. Une conférence de presse a été organisée à 16h. Aucun changement dans les mesures n’a été annoncé.

La raison est simple: la situation en Belgique est complexe. Si notre pays était arrivé à un plateau au cours des derniers mois, aujourd’hui, les contaminations et les hospitalisations remontent. Et cela partout dans le pays. Le nombre de personnes en soins intensifs est également passé à 400, a expliqué le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. Sur les graphiques de Nicolas Vandewalle ci-dessous, on voit bien cette légère remontée des chiffres.

Dans les hôpitaux, la phase 1B a d’ailleurs été activée, ils doivent donc réserver 50% des lits pour des cas de Covid. Cela ne signifie toutefois pas que les autres interventions médicales seront reportées. ‘Si vous devez aller à l’hôpital, allez-y’, a assuré Vandenbroucke. ‘Les hôpitaux sont des lieux sûrs.’

‘Assouplir aujourd’hui, avec les signes que l’on voit dans les chiffres, ce ne serait pas une décision prudente’, a expliqué le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld). Les ministres rassemblés dans le Comité de concertation ont décidé d’attendre une semaine avant de réévaluer la situation.

Un seul message ressort de cette conférence: ‘Tenez bon’. C’est l’expression utilisée à maintes reprises par le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA). Le Premier ministre a assuré que, bientôt, nous pourrons retourner dans les bars, nous pourrons nous ‘serrer dans les bras’, nous pourrons retrouver la culture, etc.

Couvre-feu

Le ministre-président wallon, Elio di Rupo s’est, lui, expliqué sur la question du couvre-feu à 22h. En effet, il existe une différence entre la Région wallonne, où le couvre-feu commence à 22h, et la Flandre, où il commence à minuit.

Elio Di Rupo a donc annoncé que le couvre-feu à partir de 22h prendra fin le 1er mars. La Région wallonne sera sous le coup du même couvre-feu que la Flandre. Il sera donc interdit de circuler entre minuit et 5 heures.

Par contre, à Bruxelles, le couvre-feu à 22h est maintenu. Selon le ministre-président bruxellois, Rudy Vervoort, cette règle a permis de mettre fin aux rassemblements… Mais visiblement pas ceux qui ont eu lieu en journée cette semaine dans les parcs de la capitale.