Décès et contaminations records en Italie

Isopix

La pandémie de covid-19 a causé la mort de 627 personnes en Italie lors des dernières 24 heures, selon un nouveau bilan dévoilé ce vendredi soir par la protection civile. Cela porte le nombre total de décès à plus de 4.000 pour la seule péninsule italienne.

Par ailleurs, ce sont près de 6.000 nouveaux cas qui ont été détectés depuis hier.

L’Italie est ainsi devenue le pays le pays le plus touché au monde par le coronavirus.

La Lombardie, région dans laquelle les hôpitaux sont totalement débordés, enregistre à elle seule 381 décès supplémentaires, et 2.549 au total, selon l’AFP.

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Près de 500 morts en France

En France, l’épidémie a causé à ce jour la mort de 450 personnes, dont 78 ces dernières 24 heures. De plus, 5.226 personnes sont actuellement hospitalisées, dont près de 1.300 en réanimation, selon le ministère français de la Santé, ce vendredi soir.

‘La moitié des patients en réanimation ont moins de 60 ans’, a rappelé le directeur général de la Santé (DGS), Jérôme Salomon, à l’AFP.

Pourquoi l’Italie?

Plusieurs raisons expliquent pourquoi l’Italie est frappée aussi durement par le coronavirus, estime le milieu scientifique.

  • Une population âgée

Le virus se fait de plus en plus meurtrier en fonction de l’âge des personnes qu’il infecte. Or l’Italie est le pays le plus âgé au monde juste après le Japon. Il est donc logique que les victimes y soient plus nombreuses.

‘On constate une mortalité considérablement plus élevée dans les pays ayant des populations plus âgées par rapport aux pays plus jeunes’, explique la démographe et professeur de Santé publique Jennifer Downd à l’AFP.

  • Famille

La scientifique précise encore que la ‘famille élargie est l’un des piliers de la société où les grands-parents vont chercher leurs petits-enfants à l’école, les gardent, font peut-être les courses de leurs enfants de 30 à 40 ans, s’exposant dangereusement à la contagion.’

  • Premier pays européen touché

Par ailleurs, l’Italie a été touchée très tôt par l’épidémie, juste après la Chine et une dizaine de jours avant les autres pays européens comme la France, l’Allemagne ou la Belgique. Les autorités italiennes ont donc eu moins de temps pour prendre des mesures, la rapidité étant un élément clé quand il s’agit d’endiguer une épidémie.

  • Hôpitaux submergés

Cet élément de surprise a fait que les services hospitaliers ont rapidement été submergés. Ceux-ci ont dès lors été contraints de choisir quels patients traiter au détriment d’autres, avec comme conséquence une hausse du taux de mortalité global.

  • Mode de comptage

Enfin, l’Italie n’applique un dépistage que sur les personnes qui présentent des symptômes liés au coronavirus, ce qui n’est pas forcément le cas d’autres pays comme la Corée du Sud par exemple. Les cas asymptomatiques n’étant pas comptabilisés, le taux de mortalité est mathématique poussé à la hausse.

Les autorités italiennes ont également fait le choix d’intégrer dans le total des décès tant les patients morts du covid-19 que ceux décédés d’une autre pathologie, mais testé positif au coronavirus.