Au moins l’une des « plus anciennes galaxies de l’univers » découvertes par James Webb n’en était pas une

Après le lancement du télescope spatial James Webb en juillet, les astronomes ont annoncé qu’ils avaient découvert un certain nombre de galaxies susceptibles d’être les plus anciennes jamais observées. Mais de nouvelles recherches montrent qu’au moins une de ces galaxies n’est pas aussi vieille qu’on le pensait.

Après la publication des premières données du James Webb, les astronomes ont découvert une série de galaxies qui semblaient s’être formées seulement 200 à 300 millions d’années après le Big Bang.

Il s’agirait des galaxies les plus anciennes et les plus éloignées jamais observées par l’homme. Deux équipes de scientifiques pensent maintenant avoir trouvé des preuves que ce n’est peut-être pas le cas après tout.

Ondes lumineuses étirées

James Webb peut regarder plus loin dans le temps que tout autre télescope. Cela est rendu possible parce que la lumière a une vitesse finie. Plus la distance parcourue par la lumière avant d’atteindre la Terre est longue, plus nous pouvons remonter dans le temps.

La lumière des galaxies les plus éloignées observées par le télescope voyage depuis plus de 13,5 milliards d’années. Étant donné que l’univers est en constante expansion, ces ondes lumineuses sont également étirées, apparaissant d’abord plus rouges pour les plus anciennes galaxies, puis ne faisant plus partie du spectre visible lorsque ces ondes atteignent la Terre. Le télescope James Webb a donc été conçu pour travailler dans le spectre infrarouge, ce qui permet désormais d’observer ces galaxies.

Galaxie trompeuse

Ainsi, après le lancement du télescope, un certain nombre de candidats au titre de « plus ancienne galaxie de l’univers » ont soudainement été découverts, alors qu’ils n’avaient jamais pu être observés par des télescopes tels que Hubble. De nouvelles recherches montrent maintenant qu’au moins l’une de ces galaxies n’est pas aussi ancienne qu’on le pensait.

La galaxie portant le nom barbare de CEERS-DSFG-1 était initialement estimée à 220 millions d’années après le Big Bang. Mais une équipe de chercheurs japonais a découvert que la galaxie contient une énorme quantité de poussière. La poussière absorbe les petites longueurs d’onde de la lumière, tout en laissant passer plus facilement les grandes longueurs d’onde. Par conséquent, elle imiterait la couleur rouge des galaxies plus anciennes, ce qui a induit les scientifiques en erreur. En incluant cette donnée dans leurs calculs, les scientifiques ont pu conclure que la Voie lactée n’a que 12,5 milliards d’années, ce qui est très ancien, mais ne constitue pas un record.

Une autre équipe a confirmé que CEERS-DSFG-1 était une « erreur ». Les scientifiques de Harvard aux États-Unis ont observé les galaxies autour de leur cible, ce qui leur a permis de déduire que CEERS-DSFG-1 faisait partie d’un groupe lié par la gravité. En découvrant l’âge des autres galaxies, ils ont pu conclure que l’ancienne candidate au titre de « plus vieille galaxie de l’univers » n’en était pas une.

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