Uber condamné à payer 4 millions d’euros pour avoir laissé s’installer ‘une culture du harcèlement sexuel’

epa

La compagnie de taxis paie 4,4 millions de dollars (3,97millions d’euros) pour se racheter d’une plainte qui date de 2017.

La plainte est intervenue après une enquête de l’EEOC, la Commission pour l’égalité au travail aux États-Unis, déclenchée par un long récit de 15.000 caractères d’une ancienne employée d’Uber: Susan Fowler. L’enquête a montré que ‘Uber a permis une culture de harcèlement sexuel et de discrimination’ sous l’ancien PDG et fondateur, Travis Kalanick.

Lire aussi: La tendance #MeToo met le feu à Uber en France

Fuite de l’ex CEO

Uber avait déjà mené sa propre enquête interne suites aux plaintes et a licencié 20 employés en conséquence. Kalanick a également démissionné en tant que PDG, mais est resté à bord en tant qu’administrateur. Entre temps, il se presse à vendre ses parts. Depuis début novembre, il a déjà vendu des actions pour un montant de 2 milliards de dollars.

Les 4 millions de dollars versés par Uber vont directement au fonds EEOC et seront utilisés pour indemniser les femmes concernées. Le comité contactera toutes les femmes qui ont travaillé chez Uber entre le 1er janvier 2014 et le 30 juin 2019 et leur donnera la possibilité de déposer une plainte.