Qu’est-ce qui change pour votre argent en juillet 2026 ?


Principaux renseignements

  • Les taux d’intérêt de l’épargne augmentent dans plusieurs banques, avec, sur certains comptes, des rendements dépassant à nouveau les 3 pour cent.
  • Les dépenses augmentent, notamment en raison de la hausse des amendes routières et de l’introduction de la taxe sur les colis.
  • Les règles sociales et du travail sont modifiées, avec notamment une nouvelle étape dans la réforme du chômage, une extension des « flexi-jobs » et un congé maternité plus long pour les indépendantes.

En juillet, de nombreuses nouvelles règles entreront à nouveau en vigueur et pourraient avoir un impact sur vos dépenses et vos revenus quotidiens. Vous trouverez ci-dessous une sélection des principaux changements, allant de la hausse des taux d’intérêt sur l’épargne et des amendes routières aux nouvelles règles concernant les « flexi-jobs », les allocations de chômage et le congé de maternité.

Les taux d’épargne augmentent dans plusieurs banques

À compter du 1er juillet, plusieurs banques belges augmentent à nouveau les taux d’intérêt de l’épargne. Ces hausses font suite à la récente hausse des taux d’intérêt décidée par la Banque centrale européenne (BCE) et permettent aux épargnants de bénéficier à nouveau d’un rendement supérieur à 3 pour cent sur certains comptes d’épargne réglementés.

ING augmente le rendement total du compte « Tempo Sparen » de 2,25 pour cent à 3,1 pour cent pour les personnes qui versent jusqu’à 500 euros par mois. Le compte d’épargne classique offre également un rendement légèrement supérieur : le taux de base reste à 0,10 pour cent, mais la prime de fidélité augmente, ce qui porte le rendement total à 1,5 pour cent. Belfius, quant à elle, porte le taux d’intérêt du compte « Flow » à 3,1 pour cent, avec un taux de base de 1,6 pour cent et une prime de fidélité de 1,5 pour cent. Sur ce compte, les épargnants peuvent verser jusqu’à 600 euros par mois.

D’autres banques renforcent également leur offre. Argenta a porté le rendement de son compte « Groei » à 3 pour cent, tandis que MeDirect fait passer celui de son compte « Essential » à 2,2 pour cent pour les montants allant jusqu’à 25 000 euros. Chez BNP Paribas Fortis, le compte «Boost» rapporte 2,9 pour cent et la vdk bank propose 2,95 pour cent via le compte «Ritme». Tout comme chez ING et Argenta, une limite s’applique également aux versements mensuels.

La concurrence s’exerce principalement sur les comptes d’épargne dont le versement mensuel est plafonné. Les banques tentent ainsi d’attirer de nouveaux épargnants, tout en maîtrisant leurs coûts. Les épargnants ont toutefois tout intérêt à tenir compte des conditions : ceux qui retirent la totalité de leur solde d’épargne avant l’expiration d’un délai de douze mois risquent de perdre une partie de la prime de fidélité accumulée.

Augmentation des amendes routières

Les amendes routières en Belgique augmenteront également de 10 pour cent à compter du 1er juillet. Cette mesure, qui s’inscrit dans le cadre des projets budgétaires du gouvernement De Wever, vise à générer des recettes supplémentaires pour le Trésor public. Ainsi, un excès de vitesse mineur coûtera désormais 74 euros au lieu de 68 euros, tandis que l’amende pour conduite sans ceinture de sécurité passera de 126 à 138 euros.

Les infractions plus graves deviendront également plus coûteuses. Toute personne utilisant un téléphone portable au volant s’expose désormais à une amende de 201 euros au lieu de 182 euros. En cas de conduite en état d’ivresse, les amendes vont d’au moins 217 euros pour un taux d’alcoolémie supérieur à 0,5 pour mille à 472 euros pour un taux supérieur à 0,8 pour mille.

Extension des « flexi-jobs » à d’autres secteurs

Les règles relatives aux « flexi-jobs » changent également à compter du 1er juillet. Ce système, qui permet aux retraités et aux salariés travaillant au moins à 80 pour cent de percevoir un revenu complémentaire tout en bénéficiant d’avantages fiscaux, est étendu à la quasi-totalité des secteurs, tant dans le privé que dans le public. Jusqu’à présent, il était principalement limité, entre autres, à l’hôtellerie-restauration, au commerce de détail et à certaines professions du secteur des soins.

Tous les secteurs n’y adhéreront pas automatiquement. Les professions protégées et certaines fonctions dans le secteur des soins resteront exclues, tandis que les secteurs pourront décider, via une clause dite « d’opt-out », de ne pas appliquer ce dispositif. Cette extension divise les partenaires sociaux : le syndicat ABVV craint une forte baisse des recettes publiques, tandis que l’organisation patronale VBO salue cette mesure comme une réforme importante pour le marché du travail.

La « taxe sur les colis » entre en vigueur

À compter du 1er juillet, les achats en ligne hors de l’UE deviendront nettement moins avantageux. L’Union européenne supprime l’exonération des droits d’importation jusqu’à 150 euros et la remplace par une « taxe sur les colis » forfaitaire de 3 euros par catégorie de produits. Ce coût s’ajoute à la TVA existante et aux éventuels frais administratifs des services de livraison.

Concrètement, cela signifie que chaque colis en provenance de pays tels que la Chine, les États-Unis ou le Royaume-Uni pourrait devenir plus cher, en fonction de ce que vous commandez. Par exemple, si vous combinez plusieurs catégories de produits dans une même commande, vous devrez payer la taxe plusieurs fois. Au-delà de 150 euros, l’ancien système reste en vigueur : les droits d’importation sont alors calculés au pourcentage et des frais de douane supplémentaires s’appliquent. Des exceptions subsistent pour certains envois ou certaines situations, comme les cadeaux de faible valeur.

Rien ne change lorsque les boutiques en ligne expédient d’abord les marchandises vers un entrepôt européen : dans ce cas, aucun droit d’importation ni frais de douane ne s’appliquent. Attention toutefois, toutes les boutiques en ligne « européennes » ne fonctionnent pas ainsi ; dans le cadre du dropshipping, les produits sont parfois expédiés depuis des pays hors UE seulement après la commande, ce qui peut entraîner la facturation de frais supplémentaires.

Indemnité forfaitaire plus élevée pour la recharge à domicile

À compter du 1er juillet, les salariés disposant d’un véhicule de société électrique qu’ils rechargent à domicile bénéficieront d’un remboursement plus élevé de leurs frais d’électricité. Le tarif forfaitaire que les employeurs sont autorisés à appliquer augmente à nouveau selon les régions et sera révisé chaque trimestre afin de suivre l’évolution des prix de l’électricité.

Pour le troisième trimestre 2026, le tarif en Flandre s’établit à 32,22 centimes par kilowattheure, contre 31,91 centimes auparavant. À Bruxelles, il passe de 35,55 à 37,19 centimes, et en Wallonie, de 36,37 à 37,83 centimes. Les employeurs ne sont pas tenus d’appliquer le montant maximal et peuvent également opter pour une indemnité inférieure ou un remboursement basé sur les coûts réels.

Prochaine étape de la réforme des allocations de chômage

À partir du 1er juillet, une nouvelle étape de la réforme des allocations de chômage entrera en vigueur en Belgique. Cette réforme limite la durée des allocations de chômage à deux ans au maximum et sera mise en œuvre progressivement, en plusieurs étapes, en fonction de la durée du chômage.

Après les phases précédentes consacrées aux chômeurs de longue durée, l’accent sera mis, à partir du 1er juillet, sur les personnes sans emploi depuis un à quatre ans. Les chiffres montrent que, parmi les groupes précédemment concernés avant juillet, seule une minorité a retrouvé un emploi : environ 9 pour cent ont retrouvé du travail, tandis que plus de la moitié se sont tournés vers les indemnités de maladie ou l’aide sociale.

Le gouvernement table sur des économies substantielles, tandis que le ministre du Travail, David Clarinval (MR), s’attend à ce que les prochaines phases de la réforme donnent de meilleurs résultats. Les résultats restent toutefois inégalement répartis, avec des différences marquées entre les régions et un groupe important de personnes qui ne parviennent pas à réintégrer le marché du travail.

Allongement du repos de maternité pour les travailleuses indépendantes

À compter du 1er juillet, les travailleuses indépendantes pourront bénéficier d’un congé de maternité plus long. Actuellement, ce congé est d’une durée maximale de douze semaines (treize semaines en cas de naissances multiples), dont trois semaines obligatoires. Cette partie obligatoire comprend une semaine avant la date présumée de l’accouchement et deux semaines après l’accouchement, pendant lesquelles toute activité professionnelle doit être entièrement suspendue.

À cela s’ajoute un système facultatif pouvant aller jusqu’à neuf semaines (ou dix semaines en cas de naissances multiples), qui peuvent être prises de manière flexible avant ou après l’accouchement. Ces semaines facultatives peuvent également être prises à mi-temps, une semaine de repos complet correspondant à deux semaines de repos à mi-temps. Dans le système actuel, le congé de maternité peut ainsi atteindre une durée maximale de douze semaines, ou treize semaines en cas de naissances multiples.

À compter du 1er juillet, le repos de maternité facultatif pour les indépendantes pourra être prolongé de trois semaines supplémentaires au maximum, selon qu’elles recourent ou non à une aide à la maternité sous forme de chèques-services. Celles qui ne font pas appel à cette aide peuvent bénéficier de trois semaines supplémentaires, en plus du régime existant prévoyant un maximum de 105 chèques-services. En cas de recours à l’aide à la maternité, la prolongation est limitée à deux semaines pour 35 chèques-services et à une semaine pour 70 chèques-services. Au total, le repos de maternité peut ainsi atteindre une durée maximale de quinze semaines, ou seize semaines en cas de naissances multiples.

Augmentation de la taxe sur les primes d’assurance

À compter du 1er juillet 2026, les autorités belges mettront en œuvre une augmentation de la taxe applicable à certaines primes d’assurance. Il s’agit de la « taxe sur les primes », qui passera de 9,25 pour cent à 9,60 pour cent. Cette augmentation s’appliquera à compter de la première échéance postérieure au 1er juillet.

Cette taxe est imposée par la loi et ne fait pas partie du coût de revient de l’assureur. Elle s’applique à différents produits d’assurance, notamment les assurances de dommages telles que les assurances automobile, incendie, accidents et responsabilité civile. Les assurances hospitalisation, les assurances incapacité de travail et certaines garanties complémentaires dans le cadre des assurances retraite et des assurances de groupe sont également concernées par cette augmentation.

Toutes les assurances ne sont toutefois pas soumises à une imposition plus lourde. Les assurances vie et décès, les produits de retraite tels que l’épargne-retraite, les assurances collectives et les assurances retraite pour indépendants, ainsi que les assurances-crédit, restent soumises à leur régime fiscal actuel et ne sont pas concernées par cette modification.

La modification s’effectue automatiquement par l’intermédiaire de l’assureur et n’a aucune incidence sur les garanties contractuelles ou les conditions de la police ; seule la prime due est ajustée en fonction de la nouvelle taxe.

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