Principaux renseignements
- La Belgique augmente de 10 pour cent les amendes routières à compter du 1er juillet.
- Les responsables gouvernementaux utiliseront les 50 millions d’euros supplémentaires pour financer le système judiciaire.
- Les nouvelles technologies de contrôle devraient entraîner une augmentation du nombre total de contraventions.
À compter du 1er juillet, les conducteurs belges verront les amendes routières immédiates augmenter de 10 pour cent. Cette décision, annoncée fin décembre par le gouvernement De Wever pour combler les déficits budgétaires, a récemment été confirmée par la ministre de la Justice, Annelies Verlinden (cd&v) à Het Nieuwsblad.
Des amendes plus élevées pour diverses infractions
Ces hausses concerneront différents types d’infractions. Par exemple, une amende pour excès de vitesse mineur passera de 68 euros à 74 euros. Les infractions plus graves verront également leurs montants augmenter. La conduite sans ceinture de sécurité coûtera désormais 138 euros, contre 126 euros auparavant.
L’utilisation d’un téléphone portable au volant – une infraction de troisième degré – passera de 182 euros à 201 euros, même si ce montant reste nettement inférieur à l’amende de 440 euros infligée aux Pays-Bas. Par ailleurs, les amendes pour conduite en état d’ivresse augmenteront, avec des sanctions commençant à 217 euros pour un taux d’alcoolémie légèrement supérieur à 0,5 pour mille et pouvant atteindre 472 euros pour des taux supérieurs à 0,8 pour mille.
Financement du système judiciaire
L’objectif premier de ces augmentations est d’ordre financier plutôt que lié à la sécurité. Le gouvernement estime que les mesures, combinées à des amendes judiciaires plus élevées, généreront environ 50 millions d’euros par an. Le ministre Verlinden a déclaré que ces fonds seront réinvestis dans le système judiciaire afin de s’attaquer à des problèmes tels que la dégradation des palais de justice et la surpopulation carcérale.
Cependant, les experts doutent que l’augmentation des coûts se traduise par une amélioration de la sécurité routière. Stef Willems, de l’institut de sécurité routière Vias, fait remarquer que les conducteurs sont davantage influencés par le risque de se faire prendre que par une augmentation modeste du montant de l’amende. De même, l’organisation Touring a critiqué cette mesure, suggérant que les automobilistes sont simplement utilisés comme source de revenus pour l’État.
Progrès technologiques
Au-delà des hausses de prix, le nombre de contraventions devrait augmenter d’ici 2026 en raison des progrès technologiques. La mise en place de caméras ANPR capables de détecter la vitesse et la stabilisation des systèmes informatiques de la police fédérale pour les contrôles de section rendront l’application de la loi plus efficace. Ces évolutions s’inscrivent dans une tendance à la hausse du nombre de contraventions, la police ayant enregistré plus de 10 millions d’infractions au code de la route en 2025, soit une moyenne d’environ 27 000 par jour.
(at)(fc)
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