Les salaires européens augmentent moins vite alors que les coûts énergétiques grimpent


Principaux renseignements

  • Les salaires des salariés de la zone euro restent stables malgré la hausse des coûts de l’énergie.
  • La BCE a relevé ses taux d’intérêt de manière préventive afin de contrer une inflation potentielle.
  • L’inflation attendue risque d’éroder les salaires réels et de réduire les dépenses de consommation.

Les données récemment publiées par la Banque centrale européenne montrent que les salaires des salariés de la zone euro restent stables, malgré la forte hausse des coûts de l’énergie due aux tensions au Moyen-Orient.

Un aperçu des négociations salariales entre les syndicats et les organisations de salariés similaires indique que les salaires augmenteront de 2,6 pour cent cette année, après une hausse de 3 pour cent en 2025. Les prévisions pour 2026 restent inchangées par rapport aux estimations précédentes.

Mesure monétaire préventive

Les dirigeants de la banque centrale considèrent ces tendances salariales comme un indicateur essentiel pour déterminer si la hausse des dépenses énergétiques poussera l’inflation au-delà de l’objectif de 2 pour cent. La présidente Christine Lagarde a noté jeudi que, bien que les « effets de second tour » – où la hausse des salaires entraîne une hausse des prix – ne se soient pas encore matérialisés, la banque maintiendra une surveillance stricte de la situation.

Même en l’absence de signes clairs d’une hausse des salaires, la BCE a récemment procédé à sa première hausse des taux d’intérêt depuis près de trois ans. Cette mesure préventive découle de la crainte que le caractère tardif des négociations salariales en Europe ne rende la banque incapable de freiner l’inflation d’ici à ce que des données définitives soient disponibles.

Stabilité salariale prévue

La BCE s’attend à ce que la croissance des salaires se stabilise, car l’activité économique progresse moins fortement et les effets de la crise énergétique s’estompent progressivement, ce qui atténue les pressions en faveur de nouvelles hausses salariales importantes.

Impact sur le pouvoir d’achat

Par ailleurs, les économistes prévoient que l’inflation dépassera les hausses salariales au cours du second semestre. Cette tendance devrait entraîner une érosion des salaires réels, ce qui réduirait par la suite les dépenses de consommation.

Les responsables craignent toujours que la persistance de coûts énergétiques élevés ne pousse les travailleurs à exiger des augmentations plus importantes pour regagner leur pouvoir d’achat, ce qui obligerait alors les entreprises à augmenter le prix de leurs biens et services.

(at)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus