Principaux renseignements
- Les puissances européennes considèrent désormais que les redevances de transit dans le détroit d’Ormuz sont inévitables.
- Oman propose un modèle de financement volontaire pour la sécurité et l’assistance à la navigation.
- Le commerce mondial de l’énergie se redresse à mesure que les négociations diplomatiques apaisent les tensions régionales.
Plusieurs grandes puissances européennes ont commencé à admettre que la mise en place de redevances de transit pour les navires traversant le détroit d’Ormuz pourrait être inévitable. Selon des sources proches de ces discussions, certains responsables européens considèrent désormais ces redevances comme une issue probable à la suite du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran. Bien que cela ne soit pas officiellement reconnu, certains responsables des États arabes du Golfe partageraient en privé ce point de vue.
Préoccupations juridiques internationales
Malgré cette évolution de perspective en Europe, les États-Unis et les pays du Golfe maintiennent publiquement leur position selon laquelle ni l’Iran ni Oman n’ont le droit de percevoir des redevances de passage. Leurs principales préoccupations portent sur le respect du droit maritime international et la prévention d’une tendance mondiale qui verrait d’autres nations commencer à taxer des voies navigables stratégiques.
Afin d’atténuer les problèmes potentiels, les gouvernements européens ont exhorté Oman et l’Iran à veiller à ce que tout futur droit soit appliqué de manière uniforme, quel que soit le pays d’origine du navire. Par ailleurs, le Royaume-Uni et la France plaident en faveur d’une coalition internationale visant à retirer les mines navales, bien que cet effort dépende de la conclusion d’un accord de paix permanent.
La proposition d’Oman
Oman, qui borde la partie sud du détroit, a informé les représentants européens qu’un retour au statu quo antérieur était impossible. Mascate suggère que des frais pourraient être prélevés pour l’assistance à la navigation et la dépollution environnementale. Afin de trouver un terrain d’entente, Oman examine le modèle du détroit de Malacca, où l’Indonésie, la Malaisie et Singapour gèrent un fonds volontaire dédié à la sécurité et à la navigation. Cependant, les dirigeants omanais estiment qu’un tel système ne serait efficace que si tous les pays du golfe Persique acceptaient d’y participer.
Reprise du commerce
Les réactions au sein de la région restent partagées. Bahreïn a explicitement rejeté l’idée de péages, affirmant que la liberté de passage est une exigence non négociable du droit international. Parallèlement, d’autres États du Golfe, ayant subi des attaques iraniennes au début de la guerre, pourraient se montrer plus ouverts à l’idée de payer des redevances si cela contribue à apaiser les tensions régionales.
L’activité commerciale dans le détroit a repris à la suite d’un accord de paix temporaire entre Washington et Téhéran, associé à la protection navale américaine. Les livraisons de pétrole en provenance d’Arabie saoudite ont retrouvé un niveau supérieur à 10 millions de barils par jour — dépassant la moitié des volumes d’avant-guerre — tandis que l’Iran a également augmenté ses exportations après la levée du blocus portuaire imposé par les États-Unis.
L’impact énergétique mondial
Ces délibérations s’inscrivent dans le cadre d’efforts diplomatiques de haut niveau. Alors que des représentants américains mènent des pourparlers indirects à Doha pour aborder les questions nucléaires et le gel des avoirs, la gestion de la voie navigable reste un sujet de discorde. L’importance du détroit est immense, car il acheminait auparavant environ 20 pour cent des approvisionnements mondiaux en gaz naturel liquéfié et en pétrole.
Si le conflit a initialement entraîné la fermeture totale de la voie navigable et une flambée des coûts énergétiques mondiaux, le président Trump a récemment indiqué que les négociations progressaient de manière positive.
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(ns)

