Projet de métavers annulé, ambition revue à la baisse et démissions: rien ne va plus chez Tinder

L’après-pandémie ne semble pas jouer en la faveur de Tinder. Le leader des applications de rencontre a en effet fait part de ses résultats trimestriels et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont loin d’être optimaux (795 millions de dollars contre des estimations de 804 millions de dollars). Et cela s’est répercuté sur ses actions : elles ont chuté de 22% après la sortie du rapport.

Après s’être démené tant bien que mal pendant deux ans pour proposer de nouvelles expériences à ses utilisateurs malgré les confinements, Tinder reste en eaux troubles. Le retour à la normale ne semble pas avoir joué en la faveur. De quoi remettre en question les plans de la société, mais aussi sa hiérarchie.

Le métavers, ce n’est pas pour tout de suite

Tinder réduit ainsi ses ambitions de rencontre dans le métavers et tire un trait sur son projet de monnaie Tinder Coins intégrée à son application, censée encourager les dépenses au sein de l’application. Il était question de proposer un « Tinderverse », soit de proposer une version de Tinder pensée pour le monde virtuel.

Tinder avait racheté dans ce but la société Hyperconnect, active dans la vidéo, l’intelligence artificielle et la technologie de réalité augmentée, afin de développer son projet. Une acquisition qui aurait contribué à la perte d’exploitation de 10 millions de dollars au deuxième trimestre 2022, selon Tinder. Il était également question d’avatars que les utilisateurs pourraient incarner pour se rencontrer et interagir virtuellement, comme l’avait rapporté TechCrunch.

« Compte tenu de l’incertitude quant aux contours ultimes du métavers et de ce qui fonctionnera ou non, ainsi que de l’environnement opérationnel plus difficile, j’ai demandé à l’équipe d’Hyperconnect [de poursuivre leurs efforts], mais de ne pas investir massivement dans le metaverse pour le moment », a déclaré le PDG de Match Group, société mère de Tinder. « Nous continuerons à évaluer cet espace avec soin, et nous envisagerons d’aller de l’avant au moment opportun, lorsque nous aurons plus de clarté sur l’opportunité globale et que nous aurons le sentiment d’avoir un service bien positionné pour réussir. »

Abandonnez le navire !

À ces abandons s’ajoute le départ de la PDG de la société, Renate Nyborg, qui était devenue la première femme PDG de Tinder en septembre dernier. Elle quitte ainsi son poste moins d’un an après l’avoir décroché. Et elle n’est pas la seule. Bernard Kim, le patron de Match Group, abandonne-lui aussi le navire deux mois seulement après être arrivé à ce poste.

Des départs qui font tache et qui ne laissent rien présager de bon pour la société.

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