Pourquoi 2021 est une bonne année pour acheter une habitation

Foto Immoweb

Ce samedi, les agents immobiliers et les acheteurs potentiels vont pouvoir à nouveau visiter ensemble les maisons ou appartements à vendre. Cet assouplissement apportera-t-il un coup de boost à l’immobilier belge ?

Le comité de concertation a décidé la semaine dernière de non seulement rouvrir les coiffeurs, mais aussi d’assouplir les mesures pour le secteur immobilier. Les visites à domicile avec un agent immobilier sont à nouveau autorisées à partir du 13 février. Avant, les visites devaient se faire séparément. Les ventes en seront donc facilitées.

Intérêt faible et hésitation

Cependant, les économistes de Belfius s’attendent à ce que le marché immobilier se refroidisse dans les prochains mois. En cause : l’hésitation des acheteurs. Les faillites et le chômage devraient augmenter cette année, ce qui va nécessairement éroder la confiance des consommateurs. Alors que cette confiance est encore impactée par la pandémie.

Les taux d’intérêt restent néanmoins très faibles. L’Union Professionnelle du Crédit (UPC) souligne que les taux d’intérêt sont historiquement bas. Un prêt standard sur 20 ans à taux fixe est aujourd’hui disponible à un taux de 1,3% en moyenne. Il y a deux ans, il était de 1,8% et de 2,1% en 2017. De ce fait, la grande majorité des emprunteurs optent maintenant pour un taux fixe, et non plus pour un taux variable, qui peut apporter des surprises – bonnes ou mauvaises.

Prix favorables

Sur la question des prix, les économistes ne pensent pas qu’il y aura une baisse soudaine au cours de l’année. Belfius s’attend plutôt à une année de transition. Le marché immobilier prendra une pause, avec une baisse des prix des logements estimés à 0,1% sur l’ensemble de 2021. ‘On pourrait plutôt appeler cela de la stabilisation’, affirment les économistes. Ils se montrent toutefois bien plus optimistes qu’il y a quelques mois alors qu’ils annonçaient une forte baisse des prix.

A partir de 2022, le service d’étude de Belfius s’attend à nouveau à des hausses de prix. ‘Après un bref répit en 2021, les acheteurs potentiels devraient se préparer à nouveau à la perspective de logements plus chers’, écrivent les économistes. Cela s’explique par plusieurs facteurs:

  • Les intérêts sur les prêts resteront très faibles dans les prochaines années.
  • L’intérêt des investisseurs pour l’immobilier résidentiel ne devrait pas non plus baisser.
  • Les perspectives économiques devraient par contre être bien meilleures d’ici 2022, avec l’espoir d’une réouverture complète de l’économie européenne.

En d’autres termes, si les prix repartent à la hausse en 2022, il est peut-être judicieux d’acheter en 2021.

Selon les experts, le marché immobilier belge semble plus résistant que prévu à la crise du coronavirus. Le premier confinement a fait chuter le nombre de prêts immobiliers, mais les chiffres ont rapidement rebondi au second semestre. Au dernier trimestre 2020, les banques recensaient 11% de prêts immobiliers en plus qu’à la même période en 2018. Par rapport à 2019 par contre, elles enregistrent une baisse, mais il s’agissait d’une année exceptionnelle en raison de changements fiscaux.

Le cocktail idéal, mais l’offre va-t-elle suivre ?

Pour les acheteurs potentiels qui peuvent se le permettre, le moment est venu de réaliser leur rêve immobilier : les taux d’intérêt sont historiquement bas et les perspectives de prix sont favorables. La seule question reste de savoir s’il y aura de nombreuses maisons attrayantes sur le marché. Un récent sondage réalisé par Immoweb a révélé que de nombreux vendeurs potentiels hésitent à mettre leur propriété en vente.