Le Belge paie 1 000 euros de taxes automobiles de plus que la moyenne

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 par Gocar.be - Robin Van den Bogaert
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La Belgique a la rĂ©putation d’ĂȘtre un pays Ă  forte fiscalitĂ©, ce qui se reflĂšte une fois de plus dans le guide annuel des chiffres de l’ACEA, la fĂ©dĂ©ration des constructeurs automobiles europĂ©ens. Cet organisme a calculĂ© la contribution des automobilistes au budget des Etats membres europĂ©ens. Dans les pays dont les donnĂ©es Ă©taient disponibles, les automobilistes europĂ©ens ont payĂ© ensemble pas moins de 390 milliards d’euros de taxes. C’est plus que les 375 milliards d’euros du guide 2022.

La Belgique championne d’Europe

Le champion europĂ©en des taxes automobiles est la Belgique, tout comme l’annĂ©e derniĂšre d’ailleurs. Si l’on considĂšre les taxes par voiture, des pays comme l’Allemagne ou la France sont Ă©videmment beaucoup plus importants et contribuent encore plus en chiffres absolus. En Belgique, vous payez en moyenne 2 896 euros par voiture et par an. C’est environ 1 000 euros de plus que la moyenne europĂ©enne de 1 900 euros. Une grande diffĂ©rence. En Autriche (2 521 euros par voiture), en Irlande (2 438 euros) et en Finlande (2 381 euros), le gouvernement considĂšre Ă©galement la voiture comme une vache Ă  lait. Les Pays-Bas, Ă©galement connus pour leurs taxes automobiles Ă©levĂ©es, se situent dans la moyenne (1 952 euros). L’Espagne (1 312 euros), le Portugal (1 290 euros) et la GrĂšce (1 196 euros) sont mieux lotis.

19,6 milliards d’euros

Les automobilistes belges paient chaque annĂ©e 19,6 milliards d’euros de taxes sur les vĂ©hicules. Il s’agit d’ailleurs de toute une sĂ©rie de taxes diffĂ©rentes. Il y a d’abord la TVA sur l’achat, l’entretien et les piĂšces dĂ©tachĂ©es : 7,6 milliards d’euros. En termes de taux de TVA (21 %), la Belgique n’est pas trop mal, en tout cas si on la compare Ă  la Croatie, au Danemark, Ă  la SuĂšde (25 %) ou Ă  la Hongrie (27 %).

Mais il n’y a pas que la TVA. Le gouvernement tire Ă©galement des revenus de la taxe de mise en circulation (500 millions d’euros) et de la taxe annuelle de circulation (1,7 milliard d’euros). Les carburants rapportent chaque annĂ©e la coquette somme de 7,3 milliards d’euros. Sans oublier les assurances (1 milliard d’euros), les pĂ©ages (700 millions d’euros) et les autres taxes (800 millions d’euros).

Encore plus de chiffres

Le guide de l’ACEA contient d’ailleurs d’autres chiffres intĂ©ressants. On apprend par exemple que la voiture moyenne en Europe a 12 ans. Cet Ăąge moyen a augmentĂ© ces derniĂšres annĂ©es et est de 9,5 ans en Belgique, en partie grĂące aux voitures de sociĂ©tĂ©. La Belgique compte 594 vĂ©hicules pour 1 000 habitants, ce qui est infĂ©rieur Ă  la moyenne europĂ©enne de 651. Il y a prĂšs de 250 millions de voitures sur les routes de l’UE. Elles rapportent donc chaque annĂ©e un joli pactole aux pouvoirs publics, surtout en Belgique.

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Voyah arrive en Belgique Ă  la fin de l’annĂ©e

DĂ©rivĂ©e du mot « voyage », la marque automobile chinoise Voyah a Ă©tĂ© créée en 2020 par le groupe Dongfeng Motors. SpĂ©cialisĂ©e dans le dĂ©veloppement et la fabrication de vĂ©hicules Ă©lectriques de gamme supĂ©rieure. Pour marquer le coup, c’est le bureau de design Italdesign qui a dessinĂ© les deux premiers concept cars qui ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s Ă  l’occasion du lancement de la marque au Salon de PĂ©kin la mĂȘme annĂ©e. La Voyah i-Land et la i-Free avaient en commun la mĂȘme plateforme Ă©lectrique baptisĂ©e Essa et empruntĂ©e Ă  Dongfeng. Fin 2020, le SUV premium Voyah Free est lancĂ© dans sa forme dĂ©finitive. Long de 4,90 m, il prĂ©sente plutĂŽt bien et son habitacle Ă  la finition luxueuse se distingue par son Ă©norme dalle composĂ©e de 3 Ă©crans faisant toute la largeur de sa planche de bord. EquipĂ© de deux moteurs d’une puissance combinĂ©e de 489 ch, le Free bĂ©nĂ©ficie d’une autonomie de 500 km grĂące Ă  sa batterie d’une capacitĂ© de 106,7 kWh. La puissance de recharge en courant continu est par contre assez modeste (100 kW) ce qui permet un passage de 20 Ă  80 % en 45 minutes. Un monospace et une berline aussi En 2002, Voyah a lancĂ© le Free, un monospace Ă©quipĂ© d’une Ă©norme calandre, capable d’emmener 7 personnes dans un confort feutrĂ©. Pourvu lui aussi de deux moteurs Ă©lectriques, il dĂ©veloppe une puissance combinĂ©e de 435 ch et peut parcourir jusqu’à 480 km selon le cycle WLTP grĂące Ă  une batterie de 108 kWh fournie par CATL. MalgrĂ© ses 5,35 m de long et une masse frĂŽlant les 2,7 tonnes Ă  vide, ce vĂ©hicule destinĂ© au transport de personnes est capable de passer de 0 Ă  100 km/h en 5,9 secondes ! Pour complĂ©ter la gamme, citons Ă©galement la grosse berline Dream dont le format est proche de celui d’une Mercedes EQS et qui offre un rayon d’action de 730 km selon protocole chinois CTLC, trĂšs permissif il est vrai. DistribuĂ© par un groupe nĂ©erlandais Cette gamme intĂ©ressante a plu il y a quelques mois au Groupe Gomes, un acteur nĂ©erlandais de la mobilitĂ© installĂ© depuis 90 ans ! C’est pourquoi cette entreprise familiale est devenue importateur exclusif de Voyah pour le Benelux. Pour ce faire, elle vient d’ouvrir un premier showroom Ă  Alkmaar mais il ne s’agit que le dĂ©but de son dĂ©ploiement. En effet, Gomes compte ouvrir un point de vente en Belgique, dans le courant du dernier trimestre de cette annĂ©e. La marque Dongfeng devrait Ă©galement ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e avec deux modĂšles : la 007 et la The Box. La derniĂšre est une voiture Ă©lectrique disponible sous la barre des 20.000 € dont on devrait Ă©galement entendre parler !

par Maxime Hérion
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Le nombre de morts sur les routes belges en diminution pour la premiĂšre fois en deux ans

Le nombre de tuĂ©s sur les routes reste problĂ©matique. Car aprĂšs avoir diminuĂ© pendant quelques annĂ©es, le chiffre est reparti Ă  la hausse, dĂ©montrant peut-ĂȘtre que les technologies de protection mises en Ɠuvre ces derniĂšres annĂ©es Ă©taient arrivĂ©es Ă  un palier. En 2023, l’Office national des statistiques (Stabel) a dĂ©nombrĂ© 36.855 accidents de la route et 45.243 victimes, soit 1,2 victime par accident. Les victimes sont touchĂ©es Ă  des degrĂ©s divers : 92% sont lĂ©gĂšrement blessĂ©es, mais 7% le sont griĂšvement tandis que 501 personnes sont dĂ©cĂ©dĂ©es dans un laps de temps de 30 jours aprĂšs le sinistre. -2% d’accidents en moins Comparativement Ă  2022, le nombre de victimes aurait diminuĂ© de -2% avec la bonne nouvelle que cette rĂ©duction est significative pour les blessĂ©s graves et les dĂ©cĂšs. Notons que les deux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes (2020 et 2021) avaient Ă©tĂ© des annĂ©es d’augmentation. On pourrait donc parler de bonne nouvelle, mais si seulement la baisse s’observait Ă©quitablement dans toutes les parties du pays. Or ce n’est pas le cas. En effet, c’est surtout Ă  Bruxelles que la baisse est importante : -10%. En Flandre, la rĂ©duction d’accidents atteint les -2,2%, dont -6,7% en Flandre orientale et -4,3% en Flandre occidentale. Jusque lĂ , trĂšs bien. La Wallonie connaĂźt une augmentation En revanche, la Wallonie n’est pas sur le mĂȘme pied et elle plombe la performance globale puisqu’elle affiche une augmentation de +1,1%. Cela dit, du fait de la densitĂ© de population, c’est toujours la Flandre qui comptabilise le plus d’accidents : 22.871 contre 10.211 en Wallonie et 3.773 Ă  Bruxelles. Pour ce qui touche aux dĂ©cĂšs, la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale connaĂźt une rĂ©duction drastique : de 24 dĂ©cĂšs en 2022, on est passĂ© Ă  seulement 6 en 2023. C’est quatre fois moins. La Flandre affiche, elle, 12 dĂ©cĂšs de moins et la Wallonie une petite dizaine en moins aussi (de 234 Ă  225). Il faut noter que ce sont les dĂ©cĂšs concernent surtout les automobilistes (212, en baisse de -2,3%). Viennent ensuite les piĂ©tons, les cyclistes et seulement les motocyclistes. Ces derniers ont Ă©tĂ© beaucoup moins nombreux Ă  succomber : -20%. Photo : VIAS

par David Leclercq
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ESSAI BYD Tang : tir en partie corrigé

Lorsque le constructeur chinois BYD est arrivĂ© sur le marchĂ©, Le Tang, son SUV Ă©lectrique 7 places, est passĂ© un peu inaperçu, Ă©clipsĂ© par les vedettes de la gamme du constructeur que sont la berline Seal, le SUV compact Atto 3 et la citadine Dolphin. Offrant un rapport prix/prestations intĂ©ressant, il manquait cruellement de personnalitĂ© et d’une image pour rĂ©ussir dans notre pays. Ce manque de personnalitĂ©, le centre de design de BYD menĂ© par l’allemand Wolfgang Egger (ex Audi) l’a bien compris et a corrigĂ© le tir avec le facelift dont a fait l’objet le Tang. Le look du SUV a beaucoup Ă©volué : exit la grosse calandre qui est remplacĂ©e par une nouvelle face avant appelĂ©e en interne la « Dragon Face » qui, dixit le dossier de presse de BYD, marie Ă©lĂ©ment stylistiques orientaux et occidentaux. L’avant est caractĂ©risĂ© par de nouveaux phares angulaires LED et par un panneau Ă  lames distinctif portant le nom BYD en toutes lettres. La carrosserie est faite de surfaces tendues qui lui donnent un aspect Ă©purĂ© et assez dynamique qui lui va trĂšs bien. EntourĂ©s d’élĂ©ments en aluminium satinĂ©s, les vitrages de grandes surface font entrer la lumiĂšre dans l’habitacle. La ligne d’épaule proĂ©minente part de la pointe des phares vers l’arriĂšre donne au Tang une jolie touche d’originalitĂ©. Equipement standard complet Long de 4,97 m, le Tang offre de la place pour 7 personnes mais on rĂ©servera avant tout les siĂšges qui reposent dans le plancher du coffre Ă  des enfants car l’accĂšs n’y est pas franchement aisĂ©. En parlant du coffre, celui-ci offre une capacitĂ© variant de 235 Ă  1.655 lorsque tous les siĂšges sont rabattus. La banquette arriĂšre est coulissante, ses dossiers fractionnĂ©s 60/40 sont rĂ©glages en inclinaison et plusieurs ports USB-C permettent aux passagers de recharger des appareils Ă©lectroniques. Par rapport Ă  l’ancien Tang, l’habitacle a fait l’objet d’une plus grande attention dans le choix des matĂ©riaux qui sont de meilleure qualitĂ© qu’auparavant (plastiques « moussĂ©s » et garnitures au toucher plus agrĂ©able), plus digne d’un vĂ©hicule haut de gamme. Le volant a Ă©tĂ© redessinĂ©, un Ă©clairage d’ambiance LED a fait son apparition et un systĂšme multimĂ©dia de derniĂšre gĂ©nĂ©ration (BYD Intelligent Cockpit) a Ă©tĂ© intĂ©grĂ© dans la planche de bord. L’écran central passe ainsi de 12,8 Ă  15,6 pouces, alors que l’instrumentation est dispose d’une dalle de 12,3 pouces. L’équipement standard est trĂšs complet avec un grand toit ouvrant panoramique, des siĂšges en cuir aux rĂ©glages Ă©lectriques, chauffants et ventilĂ©s. Via une application sur smartphone, il possible d’accĂ©der Ă  certaines fonctions Ă  distance comme l’activation de l’air conditionnĂ© ou l’ouverture/fermeture des fenĂȘtres. Enfin, un systĂšme audio Dynaudio Ă  12 haut-parleurs complĂšte la dotation de sĂ©rie. Nouvelle batterie Le BYD Tang est Ă©quipĂ© de deux moteurs qui dĂ©veloppent une puissance combinĂ©e de 517 ch et un couple de 700 Nm. Le 0 Ă  100 km/h est envoyĂ© en 4,9 secondes, ce qui est loin d’ĂȘtre ridicule pour un vĂ©hicule de ce gabarit. Fait assez rare que pour ĂȘtre mentionnĂ©, ce SUV est capable de tracter jusqu’à 1.500 kg. La principale nouveautĂ© technique de ce Tang « facelift » est sa nouvelle batterie (toujours en forme de lame, une spĂ©cialitĂ© de la marque) de plus grande capacitĂ© qui participe Ă  la rigiditĂ© structurelle du plancher. D’une capacitĂ© de 108,8 kWh (contre 86,5 kWh auparavant), elle permet au Tang de disposer d’une autonomie de 530 km WLTP. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, la vitesse de chargement a Ă©galement Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e avec une puissance maximale de 170 kW, contre 120 kW auparavant. Le chargeur embarquĂ© de 11 kW permet quant Ă  lui des recharges en courant alternatif.  Enfin, la fonction V2L permet d’alimenter des appareils Ă©lectriques Ă  une puissance maximale de 4 kW. Direction floue Sur la route, le Tang fait preuve d’un confort d’utilisation agrĂ©able et un amortissement pilotĂ© qui feutre bien les aspĂ©ritĂ©s de la route. TrĂšs rĂ©active, la mĂ©canique fournit au SUV la puissance nĂ©cessaire (et plus encore !) pour tirer son Ă©pingle du jeu dans la circulation grĂące Ă  des accĂ©lĂ©rations puissantes. Outre les nombreuses alertes de sĂ©curitĂ© qui ne sont pas toujours faciles Ă  dĂ©sactiver, on peut reprocher Ă  ce BYD une direction plutĂŽt floue qui ne nous a pas mis forcĂ©ment en confiance sur le parcours autoroutier que nous avons effectuĂ© Ă  allure soutenue sur des autoroutes germaniques relativement encombrĂ©es. Sur ce point, il mĂ©riterait moins d’assistance pour donner un meilleur retour d’informations. Dans les conditions de notre essai, nous avons consommĂ© environ 25 kWh/100 km, ce qui permet Ă  la voiture de parcourir 450 km avec une charge. Conclusion Bien plus prĂ©sentable qu’auparavant, le BYD Tang jouit d’une belle autonomie, d’un Ă©quipement complet et de confort de trĂšs bon niveau. Reste Ă  voir son prix qui, inconnu au moment d’écrire ces lignes, qui pourrait faire la diffĂ©rence face Ă  la concurrence. Le BYD Tang en chiffres Moteur : 2 moteurs Ă©lectriques, 517 ch et 700 Nm, batterie lithium-ion Transmission : sur les quatre roues BoĂźte de vitesses : transmission automatique Ă  un seul rapport L/l/h (mm) : 4.970/1.955/1.745 Poids Ă  vide (kg) : 2.630 Volume du coffre (l) : 235 Ă  1.655 Batterie (kWh) : 108.8 0 Ă  100 km/h (sec) : 4,9 Vitesse maximale (km/h) : 190 km/h Autonomie (WLTP, km) : 530 Consommation (WLTP, kWh/100 km) : 24 CO2 : 0 g/km Prix : NC TMC : Flandre : 0 euro ; Wallonie et Bruxelles : 61,50 euros Taxe de circulation : Flandre : 0 euro ; Wallonie et Bruxelles : 97,68 euros Ecomalus Wallonie : 0 euro

par Maxime Hérion
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Deux salons automobiles simultanĂ©s Ă  Brussels Expo ? L’organisateur nĂ©erlandais sĂšme la confusion

La fĂ©dĂ©ration automobile Febiac a annoncĂ© mercredi une nouvelle fracassante : le Brussels Motor Show, initialement prĂ©vu du 14 au 23 fĂ©vrier 2025, est dĂ©placĂ© en janvier. « La 101e Ă©dition du Salon de l’auto de Bruxelles profite de la dĂ©localisation d’un autre Ă©vĂ©nement prĂ©vu en janvier Ă  Brussels Expo pour revenir au cƓur de la pĂ©riode traditionnelle des salons, expliquait le communiquĂ© de presse. « Rendez-vous Ă  Brussels Expo du 10 au 19 janvier 2025 ». Pas dĂ©placĂ© finalement ? Il s’avĂšre cependant que la relocalisation de cet « autre Ă©vĂ©nement », le Brussels Auto Show de l’organisateur nĂ©erlandais 402 Automotive, ne serait finalement pas dĂ©finitive. C’est ce que rapporte Ronald van den Broek, son PDG. Le Brussels Auto Show – Ă  ne pas confondre avec le Brussels Motor Show – est un Ă©vĂ©nement consacrĂ© au tuning, aux voitures spĂ©ciales et aux influenceurs automobiles, dont la deuxiĂšme Ă©dition est prĂ©vue du 15 au 19 janvier 2025 Ă  Brussels Expo. Deux salons automobiles en mĂȘme temps au mĂȘme endroit ? Ce n’est Ă©videmment pas possible. DiffĂ©rentes options 402 Automotive se demandait dĂ©jĂ  s’il n’était pas prĂ©fĂ©rable de dĂ©placer le Brussels Auto Show. « Ces derniĂšres semaines, les organisateurs du Brussels Auto Show ont rĂ©flĂ©chi Ă  la question de savoir si cette pĂ©riode Ă©tait idĂ©ale. Deux grands salons de l’automobile Ă  quatre semaines d’intervalle au mĂȘme endroit, ce n’est pas l’idĂ©al. Nous Ă©tudions actuellement diffĂ©rentes options pour la date et le lieu de l’édition 2025, comme un changement de date Ă  Brussels Expo (de sorte que le Salon puisse revenir en janvier) ou un dĂ©mĂ©nagement Ă  Flanders Expo Ă  Gand, en mars. » « Par erreur, Brussels Expo a compris que le crĂ©neau horaire de janvier n’était plus une option mais cela faisait encore partie de notre remise en question. De notre point de vue – et de celui de notre avocat – nous avons toujours la premiĂšre option sur le crĂ©neau horaire de janvier », a dĂ©clarĂ© Ronald van den Broek. Nouveau nom Étant donnĂ© que le public confond souvent le Brussels Auto Show et le Brussels Motor Show, un nouveau nom sera donnĂ© Ă  l’évĂ©nement. « Dans les prochains jours, nous annoncerons oĂč et quand aura lieu la deuxiĂšme Ă©dition du Brussels Auto Show : Brussels Expo en janvier ou en mars, ou Gand en mars. La deuxiĂšme Ă©dition aura en tout cas bien lieu. Si nous restons Ă  Bruxelles, le Brussels Auto Show se poursuivra sous le nom d’Auto Moto Experience Brussels. Pour Gand, le BAS restera le BAS, mais le B signifiera alors Belgium au lieu de Brussels.» “100% sĂ»r” La Febiac est tout Ă  fait convaincue que le Salon de l’auto de Bruxelles pourra avoir lieu en janvier comme prĂ©vu. « Nous avons signĂ© un bon contrat concluant avec Brussels Expo, dĂ©clare le directeur de la communication Christophe Dubon dans une premiĂšre rĂ©action Ă  Gocar.be. Je ne suis pas du tout inquiet Ă  ce sujet. Nous sommes sĂ»rs Ă  100% ». Dans leur communication, Febiac et 402 Automotive se contredisent donc. Quoi qu’il en soit, dĂ©placer le Brussels Auto Show vers un autre lieu ou une autre date semble ĂȘtre la solution la meilleure et la plus simple pour toutes les parties.

par Robin Van den Bogaert
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Xpeng Mona M03 : aérodynamique et bon marché

PrĂ©sente de plus en plus d’applications de la vie de tous les jours, l’intelligence artificielle permet de faciliter le travail des humains pour des choses concrĂštes. C’est par exemple le cas de la marque automobile chinoise Xpeng qui vient de lancer une gamme baptisĂ©e « Mona » (Made Of New Ai) en l’utilisant. Le premier fruit de cette « collaboration » est la berline M03, une voiture longue de 4,78 m, Ă  la ligne pas vraiment rĂ©volutionnaire mais elle cache bien son jeu ! L’AI a conçue celle-ci pour ĂȘtre la plus aĂ©rodynamique possible. Revendiquant un Cx de 0,194, elle ne serait rien de moins que la voiture de sĂ©rie le plus aĂ©rodynamique du monde, faisant mieux que la Mercedes EQS (0,20) ou la Lucid Air (0,197). Excusez du peu ! Etrangement normale Le plus Ă©tonnant, c’est que cette M03 n’est pas spĂ©cialement profilĂ©e, qu’elle dispose toujours de « bons vieux » rĂ©troviseurs et qu’elle ne ressemble pas Ă  un prototype. Sa carrosserie deux volumes a Ă©tĂ© travaillĂ© dans les dĂ©tails Ă  l’avant comme au niveau des soubassements qui sont complĂštement carĂ©nĂ©s. La calandre dispose de volets actifs, des dĂ©flecteurs sont placĂ©s Ă  l’arriĂšre de la voiture et les jantes sont particuliĂšrement aĂ©rodynamiques. Pour l’instant, Xpeng n’a pas encore communiquĂ© de donnĂ©es relatives Ă  l’autonomie de sa nouvelle voiture mais des indiscrĂ©tions du ministĂšre chinois de l’industrie et des technologies de l’information (MIIT) nous apprennent que la M03 dispose au choix d’un moteur de 190 ou de 218 ch. Ne pesant qu’entre 1.630 et 1.730 kg, elle ne devrait pas ĂȘtre Ă©quipĂ©e d’une grosse batterie qui, selon toute vraisemblance, sera fournie par BYD. Une autonomie de 500 km WLTP semble tout Ă  fait rĂ©aliste. Prix intĂ©ressant Le gros point positif de cette Xpeng Mona M03 est que sa technologie est accessible au plus grand nombre car elle sera vendue sur le marchĂ© chinois Ă  partir de 150.000 yuans environ, ce qui reprĂ©sente environ 19.300 €. On peut toujours rĂȘver qu’elle soit importĂ©e en Europe, mĂȘme si on se doute que son prix ne devrait pas ĂȘtre le mĂȘme avec les droits de douane et l’adoption des normes europĂ©ennes. En Belgique, la marque Xpeng est importĂ©e par le groupe Hedin Automotive depuis le dĂ©but de cette annĂ©e. Pour le moment, seuls les modĂšles P7 (berline) et G9 (SUV) sont disponibles. Le SUV compact G6 sera Ă©galement bientĂŽt vendue dans notre pays.

par Maxime Hérion
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Vacances en voiture : comment éviter la fatigue ?

Pour de nombreux Belges, la voiture reste le moyen de transport prĂ©fĂ©rĂ© pour partir en vacances. C’est normal, car elle donne la libertĂ© d’aller oĂč on veut, sans avoir Ă  supporter de nombreux frais supplĂ©mentaires. La seule contrainte est bien sĂ»r, le long et parfois fatigant trajet aller-retour. Une enquĂȘte europĂ©enne de la Fondation Vinci Autoroutes montre que les Belges prennent leurs prĂ©cautions face Ă  la fatigue. Conduire la nuit Il est intĂ©ressant de noter que de nombreux Belges n’ont aucun problĂšme Ă  conduire la nuit. Lorsqu’ils partent en vacances, 67 % d’entre eux partent lorsque le soleil s’est couchĂ©, espĂ©rant ainsi Ă©viter les embouteillages et arriver plus rapidement sur leur lieu de villĂ©giature. Et il y a d’autres avantages, comme des tempĂ©ratures plus fraĂźches ou une atmosphĂšre plus calme parce que les enfants peuvent dormir sur la banquette arriĂšre. Le nombre de dĂ©parts de nuit est en augmentation, puisqu’il n’était que de 60 % il y a deux ans. Risque d’assoupissement Le grand inconvĂ©nient de la conduite de nuit est que l’on est plus fatiguĂ© au volant et cela conduit parfois Ă  des situations dangereuses. Un conducteur sur quatre avoue avoir dĂ©jĂ  eu l’impression de s’endormir au volant, et un sur sept a mĂȘme fini sur la bande d’arrĂȘt d’urgence parce qu’il s’était assoupi. Souvent, une mauvaise (ou tardive) prĂ©paration en est la cause. PrĂšs de huit conducteurs sur dix terminent leurs prĂ©paratifs tard dans la soirĂ©e avant de partir. Le risque est alors que le voyage devienne une lutte constante contre le sommeil. Le message Ă  retenir est donc de prĂ©voir suffisamment de temps pour la prĂ©paration. Faire une pause trop tard La meilleure façon de lutter contre la fatigue au volant est de s’arrĂȘter et de faire une sieste. Plus de huit Belges sur dix (81 %) font une sieste en voyage, ce qui est bien mieux que la moyenne europĂ©enne (62 %). Pourtant, de nombreux conducteurs belges font une pause trop tard, en moyenne seulement aprĂšs prĂšs de trois heures de conduite. Le conseil gĂ©nĂ©ral est de s’arrĂȘter toutes les deux heures. Enfin, prĂšs de sept voyageurs sur dix (72 %) changent de conducteur en cours de route afin que l’autre puisse se reposer : il s’agit d’un bon moyen de rester concentrĂ©. La sieste idĂ©ale Comment faire pour que la sieste en voiture soit rĂ©ussie ? ArrĂȘtez-vous dans un endroit calme et sĂ»r pour ne pas ĂȘtre dĂ©rangĂ©. Cela peut sembler contre-productif, mais c’est une bonne idĂ©e de prendre un cafĂ© juste avant la sieste. La cafĂ©ine met environ 20 minutes Ă  agir, elle ne vous empĂȘchera donc pas de vous endormir pendant un certain temps. Vingt minutes, c’est aussi la durĂ©e idĂ©ale. Sinon, vous tomberez dans une phase de sommeil profond et aurez plus de mal Ă  vous rĂ©veiller. Si vous vous rĂ©veillez aprĂšs 20 minutes, le cafĂ© commence Ă  faire effet. En outre, il est bon de sortir et de se dĂ©gourdir les jambes avant de partir. 5 conseils pour un voyage en voiture sans encombre Enfin, nous partageons avec vous cinq conseils concrets de l’institut de sĂ©curitĂ© Vias pour un voyage en voiture en toute sĂ©curitĂ© : Commencez vos vacances en voiture bien reposĂ©. Évitez donc de vous prĂ©parer jusque tard dans la soirĂ©e prĂ©cĂ©dant le dĂ©part. Les vacances commencent dĂšs que vous montez dans la voiture. Ne vous imposez pas d’heure d’arrivĂ©e obligatoire : si vous conduisez de maniĂšre dĂ©tendue, le voyage passera plus vite. N’oubliez pas les rĂšgles de sĂ©curitĂ© de base : bouclez la ceinture de sĂ©curitĂ© de tous les occupants (y compris les passagers endormis), respectez les limitations de vitesse et ne consommez pas d’alcool en tant que conducteur. Si vous vous retrouvez dans un embouteillage, restez calme. Ne laissez pas la colĂšre gĂącher vos vacances. Ne considĂ©rez pas les autres conducteurs comme des ennemis, mais comme des compagnons d’infortune. Ne sautez pas une pause sous prĂ©texte que vous ĂȘtes presque arrivĂ© Ă  destination. Saviez-vous que le risque d’accident est quatre fois plus Ă©levĂ© dans les cent derniers kilomĂštres ? Nous vous souhaitons un voyage agrĂ©able et sĂ»r !

par Robin Van den Bogaert
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Le constructeur de voitures de sport Rimac double Tesla dans la course au robot taxi

Tesla, qui a Ă©tĂ© pionnier dans la production de voitures Ă©lectriques en grande sĂ©rie, a rĂ©cemment changĂ© ses plans. En effet, alors que tout le monde attendait une petite Tesla plus abordable, le patron de la marque, Elon Musk, a tout changĂ© au dernier moment et expliquĂ© que cette Tesla compacte n’existera finalement pas sous sa forme attendue. Elle arrivera, mais plus tard afin de concentrer tous les investissements sur les robots taxis qui sont pressentis par Musk comme l’avenir de la mobilitĂ©. Un premier modĂšle devrait d’ailleurs ĂȘtre prĂ©sentĂ© au mois d’aoĂ»t 2024. Sauf que Musk qui entend toujours faire figure de rĂ©fĂ©rence en matiĂšre d’innovation vient de se faire griller la politesse sur la question des robots taxis. Et pas qu’un peu. Car ce mercredi a eu lieu la prĂ©sentation d’un tel engin, mais qui dĂ©montre un stade nettement plus avancĂ© de maturitĂ©. Mais le plus surprenant, c’est que ce robot taxi provient de la sociĂ©tĂ© Rimac qui construit des supercars Ă©lectriques ! Sans pĂ©dale Le robot taxi prĂ©sentĂ© mercredi Ă  Zagreb est appelĂ© Verne – en rĂ©fĂ©rence Ă  l’auteur français de romans, forcĂ©ment – et privĂ© de volant et de pĂ©dales. À la place, on trouve un immense Ă©cran qui s’étend sur toute la largeur de l’habitacle et qui Ă©pouse les fonctions informatives et de divertissement. Signe que l’autonomie est poussĂ©e, l’engin est mĂȘme dĂ©pourvu d’essuie-glaces. La voiture est Ă©quipĂ©e de deux siĂšges qui sont censĂ©s garantir un espace aux jambes supĂ©rieur Ă  celui d’une Rolls-Royce. Mais pourquoi deux places seulement ? Tout simplement parce que les Ă©tudes montrent que la majoritĂ© des trajets se fait seule ou Ă  deux. L’accĂšs se fait par des portes coulissantes qui facilitent les montĂ©es ou descentes, spĂ©cifiquement en milieux urbains. Tout aussi surprenant : la Verne sera pilotĂ©e par une application similaire Ă  celle d’Uber. Car le service proposĂ© sera similaire : le client appelle le moyen de dĂ©placement pour se rendre Ă  son point d’arrivĂ©e. Techniquement, les Vernes seront 100% Ă©lectriques et capables de revenir Ă  leur « vaisseau mĂšre », c’est-Ă -dire un lieu oĂč elles peuvent venir se recharger, ĂȘtre entretenues le cas Ă©chĂ©ant. 60 Ă  70% de taux d’utilisation ? La Verne est le rĂ©sultat d’une grande collaboration, Ă  la fois entre Rimac qui apporte son logiciel et sa connaissance dans les batteries et Mobileye, une filiale israĂ©lienne du gĂ©ant amĂ©ricain des semi-conducteurs Intel, se charge de la conduite autonome (camĂ©ras, radars, logiciel). Mais d’oĂč vient cette obsession pour les robots taxis ? C’est le taux d’utilisation, tout simplement. Celui-ci n’est que de 3 ou 4%dans le chef d’une voiture classique, mais il pourrait monter Ă  60 ou 70% avec un robot taxi. On aboutirait donc Ă  une vraie rentabilitĂ© du matĂ©riel. La mutation Ă©conomique est donc historique. Rimac avance aussi le fait que la sĂ©curitĂ© routiĂšre sera gagnante dans l’opĂ©ration. Il faut noter que l’Union europĂ©enne finance ce projet tout comme le fonds souverain saoudien PIF, mais aussi le groupe Kia-Hyundai. Bien entendu, si le dĂ©veloppement des robots taxis s’accĂ©lĂšre, c’est aussi grĂące Ă  l’intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative qui est capable de gĂ©rer des quantitĂ©s de donnĂ©es absolument hallucinantes, ce qui n’était pas possible il y a quelques annĂ©es encore. Il faudra toutefois voir comme ces intelligences numĂ©riques parviennent (ou pas) Ă  gĂ©rer les situations de conduite rĂ©elles.

par David Leclercq
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Audi RS Q8 : toujours plus proche du Lamborghini Urus

Chez Audi, cette annĂ©e apporte son lot de nouveautĂ©s dans la gamme des vĂ©hicules sportifs avec la RS3 et l’impressionnante e-tron GT performance. De plus, la version Ă©picĂ©e du Q8, le RS Q8, reçoit Ă©galement les modifications rĂ©cemment apportĂ©es Ă  l’occasion du facelift de son gros SUV coupĂ©. Les phares adoptent dĂ©sormais la technologie HD Matrix LED, la calandre a Ă©tĂ© modifiĂ©e, la face avant dispose de plus grandes aĂ©rations et le diffuseur arriĂšre a Ă©tĂ© redessinĂ©. Le plus Ă©tonnant est la technologie OLED des feux qui permet de choisir entre 5 signatures lumineuses ! Cependant, c’est sous le capot que rĂ©side l’intĂ©rĂȘt du RS Q8 avec un moteur V8 biturbo de 4.0 litres de cylindrĂ©e dĂ©veloppant 600 ch et 800 Nm de couple. Encore plus ! Si la puissance du RS Q8 n’a pas Ă©voluĂ© avec ce facelift, le SUV coupĂ© gagne une version encore plus puissante, baptisĂ©e RS Q8 Performance. EquipĂ©e du mĂȘme V8, elle gagne encore 40 ch pour culminer Ă  640 ch et 850 Nm, ce qui en fait rien de moins que l’Audi la plus puissante jamais produite ! Capable de passer de 0 Ă  100 km/h en 3,6 secondes, elle peut atteindre la vitesse maximale de 305 km/h. Par rapport au RS Q8 normal, la version performance est Ă©quipĂ©e d’un Ă©chappement spĂ©cial pour une sonoritĂ© amplifiĂ©e. Cette montĂ©e en puissance fait se rapprocher le SUV au anneaux de son frĂšre italien, le Lamborghini Urus avec lequel il partage sa base. Ce dernier dĂ©veloppe quant Ă  lui 666 ch et son temps Ă  l’exercice du 0 Ă  100 km/h est identique. Comportement typĂ© propulsion Le facelift du RS Q8 lui apporte Ă©galement un diffĂ©rentiel central autobloquant qui privilĂ©gie la rĂ©partition de la puissance Ă  l’arriĂšre avec une configuration de base de 40 :60 qui peut varier jusqu’à 15: 85 dans certaines conditions extrĂȘmes. VĂ©hicule destinĂ© Ă  une clientĂšle exigeante qui est prĂȘte Ă  payer pour obtenir ce qu’elle veut, le RS Q8 peut ĂȘtre commandĂ© avec d’énormes (et tout Ă  fait inutiles !) jantes de 23 pouces, un essieu arriĂšre directionnel ou des barres antiroulis actives censĂ©es amĂ©liorĂ©es le comportement routier de ce pachyderme de 2.390 kg Ă  vide. Les prix sont Ă  la hauteur de cette ses ambitions puisque le RS Q8 dĂ©bute Ă  149.900 € et le RS Q8 performance Ă  163.200 €.

par Maxime Hérion
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BMW M5 (2024) : hybride et lourde !

727 ch et 1.000 Nm de couple : voici les chiffres impressionnants revendiquĂ©s par la nouvelle BMW M5. Issue du SUV XM mais avec des rĂ©glages diffĂ©rents, cette mĂ©canique est composĂ©e d’un V8 de 4,4 litres dĂ©veloppant 585 ch et 750 Nm, aidĂ© par un moteur Ă©lectrique de 197 ch et 280 Nm qui est alimentĂ© par une batterie d’une capacitĂ© de 22,1 kWh bruts. Selon BMW, l’autonomie Ă©lectrique est de 69 km mais l’intĂ©rĂȘt de l’hybridation rĂ©side surtout dans l’amĂ©lioration des performances qu’elle procure. Avec toute cette technologie, la M5 prend pas mal d’embonpoint puisqu’elle pĂšse dĂ©sormais 2.445 kg alors que l’ancien modĂšle culminait Ă  1.970 kg ! MalgrĂ© la diffĂ©rence de puissance par rapport Ă  ce dernier, elle est Ă©galement moins rapide de 0 Ă  100 km/h puisqu’elle accomplit cet exercice en 3,5 secondes, contre 3,4 pour la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente ! Gros arsenal technologique La transmission intĂ©grale M xDrive met l’accent sur les roues arriĂšre et a Ă©tĂ© optimisĂ©e et adaptĂ©e aux exigences plus Ă©levĂ©es du nouveau systĂšme hybride. En fonction de l’état de la chaussĂ©e, elle rĂ©partit la puissance en quelques millisecondes pour garantir la meilleure traction possible. Les modes 4WD, 4WD SPORT et 2WD peuvent ĂȘtre sĂ©lectionnĂ©s pour une propulsion pure. Dans la tradition des M5, le nouveau modĂšle est toujours aussi confortable et bĂ©nĂ©ficie de nombreux raffinements technologiques. Il est par exemple possible de rĂ©gler l’entraĂźnement, la boĂźte de vitesses, la fonction Drivelogic, le chĂąssis, la direction, les freins, le mode M xDrive, le M Sound, le DSC et le mode M Hybrid, y compris la rĂ©cupĂ©ration de l’énergie. Elle est livrĂ©e de sĂ©rie avec la suspension adaptative M avec amortisseurs Ă  commande Ă©lectronique. Pour la premiĂšre fois, la BMW M5 est Ă©quipĂ©e de sĂ©rie de la direction IntegralActive Ă  4 roues directrices qui amĂ©liore sa manƓuvrabilitĂ© par le mouvement opposĂ© de l’essieu arriĂšre qui peut atteindre 1,5 degrĂ©. Les freins M Composites de sĂ©rie et les freins M Carbon cĂ©ramique optionnels disposent de deux rĂ©glages de sensation de la pĂ©dale. Les jantes M en alliage lĂ©ger (20 pouces sur l’essieu avant, 21 pouces Ă  l’arriĂšre) sont de sĂ©rie. Toujours plus confortable Dans l’habitacle, on retrouve les siĂšges multifonctions M avec le logo M5 qui offrent le soutien nĂ©cessaire Ă  ce genre de vĂ©hicule ultraperformant et un toit panoramique de sĂ©rie. En option, avec le pack extĂ©rieur M Carbon, il est possible d’opter pour le toit en carbone qui fait perdre 30 kg Ă  la voiture. On retrouve Ă©galement le systĂšme audio Bowers & Wilkins Diamond Surround, le BMW Live Cockpit Professional avec l’affichage tĂȘte haute, la climatisation Ă  4 zones, la fonction BMW IconicSounds Electric, la BMW Interaction Bar, les siĂšges avant chauffants, l’éclairage d’ambiance avec l’éclairage intĂ©rieur spĂ©cifique Ă  M, l’accĂšs confort, l’alarme, l’ouverture Ă©lectrique du coffre ainsi que les projecteurs avant Full LED de sĂ©rie. La M5 sera prĂ©sentĂ©e officiellement au Festival of Speed de Goodwood dĂ©but juillet. La version break Touring devrait quant Ă  elle arriver dĂ©but 2025.

par Maxime Hérion
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Etude: l’homme conduirait mieux que la machine

Les progrĂšs dans le domaine des vĂ©hicules autonomes vont et viennent. Les percĂ©es sont suivies de revers, mais dans l’ensemble, les marques automobiles (et les sociĂ©tĂ©s de logiciels comme Google) continuent de croire et d’investir dans cette technologie. Dans une interview accordĂ©e Ă  Bloomberg TV il y a quelques jours, le grand patron de Ford a rĂ©vĂ©lĂ© que son entreprise testait pleinement les vĂ©hicules de la phase trois. Il s’agit de voitures et de camionnettes dans lesquelles le conducteur peut garder les mains sur le volant et les yeux sur la route. À San Francisco, les robots-taxis de Google ont ouvert leurs portes au grand public cette semaine. DĂ©jĂ  300 000 personnes se sont inscrites pour utiliser le service. Pendant ce temps, Tesla enchaĂźne les procĂšs pour des accidents liĂ©s Ă  sa fonction Full Self Driving, qui va beaucoup plus loin en AmĂ©rique qu’en Europe, tandis que des marques comme Renault ont abandonnĂ© l’idĂ©e de la voiture autonome et la rĂ©servent aux seuls taxis. Comme alternative aux transports publics, en d’autres termes. Recherche basĂ©e sur une base de donnĂ©es volumineuse La quĂȘte de la conduite automatisĂ©e a Ă©tĂ© motivĂ©e par la volontĂ© d’assurer une circulation sĂ»re Ă  100 %, en supposant qu’une machine ne souffre pas de fatigue, d’étourderie ou de l’envie de s’intoxiquer et de conduire en Ă©tat d’ébriĂ©tĂ©. Ou en chiffres : les humains sont responsables de 90 % des accidents. Mais la revue Nature Communications a menĂ© une Ă©tude approfondie, qui a recoupĂ© les donnĂ©es de 2 100 accidents impliquant des systĂšmes avancĂ©s d’aide Ă  la conduite avec une base de donnĂ©es de 35 113 accidents dans lesquels le facteur humain Ă©tait dĂ©terminant. Les rĂ©sultats ne sont peut-ĂȘtre pas surprenants, mais ils sont intĂ©ressants. L’étude rĂ©vĂšle que les humains font clairement mieux, mais dans des cas prĂ©cis. Lorsqu’il s’agit de conduire et de rĂ©agir au crĂ©puscule et de tourner avec une voiture. Dans le premier cas, les humains font plus de cinq fois mieux (5,2) et dans le second presque deux fois mieux (1,9). La course de rattrapage sera donc longue. L’étude met en Ă©vidence les limites techniques sous-jacentes. Les camĂ©ras optiques ont du mal Ă  Ă©valuer correctement la situation du trafic dans l’obscuritĂ©, ne voient pas les obstacles ou, au contraire, confondent l’ombre portĂ©e en cas de faible luminositĂ© avec des objets, ce qui les amĂšne Ă  rĂ©agir brusquement de maniĂšre excessive. Lors d’un virage ou d’un changement de direction, il est plus probable que les “palpeurs numĂ©riques” de la voiture n’aient pas remarquĂ© tous les obstacles Ă  temps. Par ailleurs, les humains sont deux fois plus performants par temps de pluie. Les zones de travail sont Ă©galement un sujet de prĂ©occupation pour lequel les systĂšmes autonomes sont sur la sellette. Mais la technologie n’est pas en reste. Les vĂ©hicules autonomes les plus avancĂ©s utilisent des lidars avec des faisceaux laser, mais ces modĂšles se comptent sur les doigts d’une main – le Volvo XC90 en fait partie – et ne font donc pas encore partie de l’étude. Exposer les points douloureux Dans le cas des collisions par l’arriĂšre, les technologies autonomes sont plus performantes. Lorsque l’étude est Ă©tendue Ă  tous les scĂ©narios, les vĂ©hicules autonomes continuent de prendre l’avantage. Un avantage qui montre qu’une mise au point de la technologie peut donner des rĂ©sultats spectaculaires. De maniĂšre encore plus frappante, le type d’accident rĂ©vĂšle Ă©galement de grandes diffĂ©rences entre les deux types de vĂ©hicules. Avec les voitures autonomes, le nombre d’accidents impliquant des piĂ©tons n’est que de 3 %, alors qu’il atteint 15 % avec les conducteurs humains. Il est clair que cette Ă©tude expose principalement les points douloureux de la nouvelle technologie. En d’autres termes, les dĂ©veloppeurs des marques automobiles et des Ă©quipementiers savent exactement sur quoi se concentrer pour poursuivre le dĂ©ploiement de leur technologie autonome.

par Piet Andries
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La baisse de la pollution automobile accentue le réchauffement climatique

A priori, rĂ©duire le trafic ou les Ă©missions des moteurs thermiques semblent ĂȘtre positives pour la planĂšte ainsi que pour la santĂ©. Car chaque annĂ©e, la pollution atmosphĂ©rique (voitures particuliĂšres et utilitaires) provoque le dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ© de 238.000 personnes selon l’Agence EuropĂ©enne de l’Environnement (AEE) et une bonne part de cette pollution est logiquement liĂ©e au transport routier. C’est d’ailleurs ce qu’a dĂ©montrĂ© l’Institut de Barcelone pour la santĂ© mondiale (ISGlobal) menĂ© dans 875 grandes villes du monde : le transport est responsable de 48% des Ă©missions de NOx (oxydes d’azote) et de 13,5% des particules fines (PM2,5). En toute logique, parvenir Ă  baisser ces Ă©missions devrait rendre la vie plus saine. Sauf que les choses ne sont pas aussi simples. En effet, en 2020 lors des pĂ©riodes de confinement oĂč le trafic automobile a Ă©tĂ© plus que limitĂ©, plusieurs grandes villes ont constatĂ© une baisse des oxydes d’azote (NOx), mais, de maniĂšre paradoxale, elles ont aussi remarquĂ© une hausse de la concentration en mĂ©thane et ce, aux mĂȘmes endroits. Mais personne n’a compris pourquoi. Contre-productif Cela dit, on a dĂ©sormais la rĂ©ponse grĂące Ă  une Ă©tude du professeur Shushi Peng de l’universitĂ© de PĂ©kin et publiĂ©e dans la revue Nature. En rĂ©alitĂ©, lorsque la concentration d’oxydes d’azote est Ă©levĂ©e dans l’air, elle entraĂźne la prĂ©sence de « radicaux hydroxyles » (OH) qui neutralisent le mĂ©thane. DĂšs lors, lorsque les NOx diminuent, il y a forcĂ©ment moins de radicaux hydroxyles et donc plus de mĂ©thane. CQFD. Le problĂšme, c’est que la diminution des NOx et la plus grande prĂ©sence de mĂ©thane est en fait une trĂšs mauvaise nouvelle pour le climat. Car outre le fait que les transports produisent plus de mĂ©thane, c’est aussi le cas des zones humides qui produisent naturellement du mĂ©thane. Et comme celles-ci sont trĂšs sensibles aux variations climatiques, les micro-organismes produisent de plus en plus de mĂ©thane quand il fait chaud. Cette addition pourrait dĂšs lors dĂ©boucher sur un potentiel emballement du rĂ©chauffement climatique avec une production toujours plus Ă©levĂ©e de mĂ©thane et donc un cercle vicieux. Selon l’étude, quand on rĂ©duit les Ă©missions de NOx d’environ 20%, on fait augmenter deux fois plus vite le mĂ©thane. Le mĂ©thane a une durĂ©e de vie moins Ă©levĂ©e que celle du CO2 (10 ans en moyenne), mais son pouvoir de rĂ©chauffement est 28 fois plus Ă©levĂ© et on considĂšre qu’il est responsable d’un tiers du rĂ©chauffement climatique depuis l’ùre industrielle. Bref, les trajectoires dessinĂ©es par les scientifiques sont donc plus que fragiles et hypothĂ©tiques. Et il faudra certainement repenser l’activitĂ© automobile en comprenant que stopper net les moteurs Ă  combustion pourrait engendrer une situation particuliĂšrement dĂ©licate. Il faudra probablement savamment doser les Ă©missions de NOx pour Ă©viter l’emballement de celle de mĂ©thane. Bon, de lĂ  Ă  conseiller Ă  tous les automobilistes de repasser au Diesel sans filtre, il y a un pas qui ne sera Ă©videmment pas franchi. Mais il est intĂ©ressant de voir qu’une transition prĂ©sentĂ©e comme modĂšle peut aussi avoir des effets inattendus


par David Leclercq
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DĂ©sactiver cette fonctionnalitĂ© permettrait d’éviter de l’usure et des casses moteur

Que les piĂšces des moteurs thermiques s’usent semble Ă©vident. Mais selon un mĂ©canicien anglais, celles-ci s’usent plus rapidement, notamment en raison d’une fonctionnalitĂ© apparue sur nos automobiles dans les annĂ©es 1990 et dĂ©mocratisĂ©e Ă  partir de 2010 : le stop & start. Tout le monde connaĂźt Ă©videmment ce dispositif qui stoppe automatiquement le moteur lorsque le vĂ©hicule marque l’arrĂȘt. Objectif : Ă©conomiser quelques grammes de CO2 (5 g/km environ) dans les tests (encore NEDC Ă  l’époque). DiffĂ©rents dispositifs existent et c’est le plus souvent un alternodĂ©marreur qui commande le redĂ©marrage de maniĂšre Ă©lectrique de la mĂ©canique. Bien entendu, le systĂšme ne fonctionne pas Ă  tous les coups, car il faut que plusieurs conditions soient rĂ©unies : le moteur doit ĂȘtre Ă  tempĂ©rature, aucun pĂ©riphĂ©rique trop consommateur ne doit ĂȘtre branchĂ© et la tempĂ©rature extĂ©rieure doit ĂȘtre comprise dans une certaine fourchette (ni trop froide ni trop chaude). Une erreur ? Certains automobilistes ne sont pas convaincus par ce dispositif qui, pour certains, entraĂźne des secousses, gĂ©nĂšre de la surconsommation. Mais aujourd’hui, un autre problĂšme est soulevĂ© par un mĂ©canicien anglais : le Stop & Start. Pour lui, la fonction d’arrĂȘt et de redĂ©marrage automatique a un impact non nĂ©gligeable sur l’usure des piĂšces mĂ©caniques. Et il exposerait mĂȘme les automobilistes Ă  de coĂ»teuses rĂ©parations. Selon Scotty Kilmer qui travaille en mĂ©canique depuis 55 ans, « la plus grande partie de l’usure de votre moteur se produit lorsque vous dĂ©marrez la voiture. La pompe Ă  huile doit tourner pour pomper l’huile vers le haut du moteur et commencer Ă  la lubrifier. Chaque fois que vous arrĂȘtez la voiture, l’huile redescend et doit ĂȘtre pompĂ©e Ă  nouveau. » Son conseil : dĂ©sactiver purement et simplement la fonction pour Ă©viter d’aller au-devant de problĂšmes en appuyant sur le bouton ad hoc (le petit « A » entourĂ© d’un cercle). Cette opĂ©ration est naturellement Ă  rĂ©pĂ©ter lors de chaque dĂ©marrage puisque le systĂšme se rĂ©active automatiquement. À croire ? Mais peut-on croire l’avis de ce mĂ©canicien. Oui et non. Nos confrĂšres d’AutoPlus ont menĂ© un test indĂ©pendant autour du Stop & Start. Et leurs conclusions sont les suivantes. Tout d’abord, le Stop & Start permet effectivement de rĂ©duire la consommation, spĂ©cialement en milieu urbain oĂč elle peut atteindre jusqu’à 1.2 l/100 km et gĂ©nĂ©ralement entre 0,3 et 0,4 l/100 km. Par ailleurs, il faut aussi souligner les travaux de renforcement effectuĂ©s par les constructeurs sur diffĂ©rentes piĂšces pour justement encaisser les contraintes supĂ©rieures. C’est le cas du dĂ©marreur, de la batterie ou des diffĂ©rentes courroies. Cela dit, il faut toutefois noter que certaines piĂšces n’ont pas Ă©tĂ© modifiĂ©es et que certaines d’entre elles peuvent effectivement souffrir d’une usure plus rapide si le Stop & Start est utilisĂ© de maniĂšre intensive. C’est le cas notamment de la courroie d’accessoire et les galets tendeurs. Le dĂ©marreur peut lui aussi arriver plus rapidement en bout de course, mais en gĂ©nĂ©ral pas avant 100.000 km au moins. Notons que la piĂšce est ici aussi renforcĂ©e et que son remplacement coĂ»ter plus cher que pour un dĂ©marreur traditionnel.

par David Leclercq
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Le prix des voitures de société a augmenté de 30% en trois ans

Le constat est là : pour Renta, la fĂ©dĂ©ration belge des loueurs de voitures, le prix des voitures de sociĂ©tĂ© a explosĂ© en 3 ans. InterrogĂ© par L’Écho, le directeur gĂ©nĂ©ral de l’organisation, Frank Van Gool, indique que l’augmentation oscille entre 25 et 30%. Et il y a une bonne raison Ă  cela : le passage de la voiture thermique Ă  l’électrique, cette derniĂšre Ă©tant beaucoup plus chĂšre que la premiĂšre. Si aujourd’hui les entreprises font effectivement le choix de ces voitures plus chĂšres, c’est en raison des conditions de dĂ©ductibilitĂ© fiscale. Depuis le 1er juillet 2023, seules les voitures Ă©lectriques sont encore dĂ©ductibles Ă  100% au contraire des autres, hybrides rechargeables comprises. Ces derniĂšres verront en effet le taux de dĂ©ductibilitĂ© se rĂ©duire Ă  75% en 2025, 50% en 2026, 25% en 2027 et 0% en 2028. 80% des commandes Selon Renta, les entreprises optent plus que largement pour des voitures Ă©lectriques. Celles-ci reprĂ©senteraient en effet environ 80% des commandes. Et manifestement, leur prix n’est pas encore de nature Ă  refroidir les entreprises. Cela dit, on se demande pourquoi les prix des voitures de sociĂ©tĂ© ont tellement augmentĂ© depuis 2021. Et la rĂ©ponse est Ă©vidente : les prix catalogue ont augmentĂ© en raison de la crise des semi-conducteurs et de la raretĂ© des matiĂšres premiĂšres (lithium notamment). Selon RH Acerta qui a Ă©tudiĂ© un parc de 270.000 voitures de sociĂ©tĂ© en Belgique, la valeur catalogue moyenne est actuellement de 42.615 euros contre 38.417 euros en 2023. L’augmentation de la demande pour les voitures Ă©lectriques (qui reste bien rĂ©elle) au cours des trois derniĂšres annĂ©es n’a pas Ă©tĂ© de nature Ă  faire baisser les prix. Ce qui s’explique aussi par le fait que le marchĂ© de la voiture Ă©lectrique d’occasion est bien Ă  la peine. De ce fait, les loueurs restent avec leurs voitures sur les bras et doivent les brader, car les particuliers trouvent encore ces voitures trop chĂšres. Une situation qui entraĂźne actuellement des pertes sĂšches sur les contrats. RĂ©sultat : les loueurs intĂšgrent ce nouveau paramĂštre dans leur calcul et, logiquement, une valeur rĂ©siduelle moins Ă©levĂ©e en fin de contrat entraĂźnera un prix de location plus Ă©levĂ©. Des augmentations Ă  venir Mais que nous rĂ©serve l’avenir ? Toujours selon Renta, il faut s’attendre Ă  ce que la situation perdure et que de nouvelles augmentations se produisent en raison des valeurs rĂ©siduelles sous pression. Mais Renta observe aussi un autre changement de comportement. Auparavant, les entreprises restaient fidĂšles Ă  des marques automobiles, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, car les grandes voitures familiales n’ont souvent pas d’équivalent en Ă©lectrique. Par ailleurs, il faut aussi compter avec les voitures chinoises (BYD notamment) qui progressent petit Ă  petit sur le marchĂ© fleet. On peut se demander si les entreprises continueront Ă  opter pour la voiture de sociĂ©tĂ© pour leurs employĂ©s dans ce contexte d’augmentation gĂ©nĂ©rale des prix. Selon Renta, certaines entreprises suivent la tendance et augmentent leurs budgets pour les voitures, car il reste dĂ©licat d’offrir moins cela Ă©tant interprĂ©tĂ© par l’employĂ© comme une forme de rĂ©trogradage. Cela dit, toutes les sociĂ©tĂ©s ne le font pas, ce qui signifie que l’employĂ© a toujours droit Ă  une voiture, mais plus petite. Tant que les voitures de sociĂ©tĂ© Ă©lectrique restent 100% dĂ©ductibles, on peut raisonnablement penser que la majoritĂ© des entreprises accepteront de suivre l’augmentation des prix. Mais aprĂšs, tout dĂ©pendra de l’arrivĂ©e des voitures Ă©lectriques vĂ©ritablement abordables


par David Leclercq
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Le Brussels Motor Show aura finalement lieu en janvier 2025 Ă  ces dates

Le Salon automobile de Bruxelles vit une vĂ©ritable saga depuis la pandĂ©mie de Covid 19. AnnulĂ© en 2021 puis en 2022, il Ă©tait revenu en 2023, mais dans une Ă©dition nettement Ă©dulcorĂ©e. En 2024, la FEBIAC n’avait pas tenu Ă  organiser le salon faute de participants. Une occasion sur laquelle s’était jetĂ© le nĂ©erlandais 402 Automotive qui avait alors organisĂ© un Brussels Auto Show Ă  l’accent nettement diffĂ©rent, car celui-ci rassemblait des prĂ©parateurs, des influenceurs et trĂšs peu de constructeurs traditionnels. De son cĂŽtĂ©, la FEBIAC avait alors organisĂ© un Ă©vĂ©nement destinĂ© aux professionnels, l’Automotive eMotion Summit. Mais 2025 s’annonce sous de meilleurs auspices. Car la fĂ©dĂ©ration a pris la dĂ©cision d’organiser une nouvelle grande Ă©dition du Salon automobile de Bruxelles. Manifestement, l’annonce a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©e puisque de nombreux constructeurs ont rĂ©pondu positivement Ă  la proposition de la FEBIAC : D’Ieteren (Volkswagen, Skoda, Audi, etc.), Astara (Hyundai, Suzuki, etc.), Stellantis (Peugeot, Fiat, Jeep, etc.) et Renault, entre autres. Seul changement : le Salon allait se tenir en fĂ©vrier en mĂȘme temps que le salon de la construction Batibouw, le crĂ©neau de janvier Ă©tant dĂ©jĂ  occupĂ© par le Brussels Auto Show. Du 11 au 19 janvier 2025 On apprend aujourd’hui que tout est Ă  nouveau chamboulĂ© et que le Brussels Motor Show se tiendra finalement Ă  ses dates historiques, c’est-Ă -dire entre le 11 et le 19 janvier 2025. La raison ? Apparemment, un autre Ă©vĂ©nement qui devait se tenir Ă  ces dates a Ă©tĂ© annulĂ©, ce qui laisse donc le champ libre Ă  la FEBIAC pour le mois de janvier 2025. Ce qui est plutĂŽt une bonne nouvelle, car le frontal avec Batibouw laisse augurer moins de place pour l’automobile (4 palais seulement) et probablement aussi des problĂšmes d’affluence. InformĂ©e de la possibilitĂ©, la FEBIAC explique avoir contactĂ© sans dĂ©lai les participants, dont « une Ă©crasante majoritĂ© s’étant prononcĂ©e en faveur du mois de janvier. » L’affaire est donc faite. Et l’autre salon, le Brussels Auto Show ? Et bien on ignore s’il aura lieu. Car il Ă©tait programmĂ© entre le 15 et le 19 janvier 2025, des dates qui sont dĂ©sormais occupĂ©es par la FEBIAC. À voir donc si l’expĂ©rience tuning et influenceurs de cette annĂ©e sera reconduite


par David Leclercq
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Continental GT Speed, le modĂšle le plus puissant jamais produit par Bentley

Bentley vient de rĂ©vĂ©ler la quatriĂšme gĂ©nĂ©ration du coupĂ© et du cabriolet Continental GT Speed, une lignĂ©e qui a Ă©tĂ© lancĂ©e il y a dĂ©jĂ  21 ans. Pas de rĂ©volution esthĂ©tique en vue, la britannique reprend sa ligne globale de l’ancienne gĂ©nĂ©ration avec des Ă©lĂ©ments stylistiques empruntĂ©s aux modĂšles Bacalar et Batur comme les phares en forme d’oeil traversĂ© par des sourcils lumineux, des feux arriĂšres retravaillĂ©s et une carrosserie lĂ©gĂšrement bodybuildĂ©e qui lui donnent plus de caractĂšre. Plus classique, l’intĂ©rieur est toujours un boudoir luxueux oĂč se cĂŽtoient les matĂ©riaux les plus raffinĂ©s. L’option « Dark Chrome » permet d’avoir tout l’accastillage normalement chromĂ© en finition chromĂ©e foncĂ©e, plus contemporaine. Les possibilitĂ©s de personnalisation via le programme Mulliner avec notamment trois systĂšmes audio, des couleurs spĂ©ciales aussi bien pour l’extĂ©rieur que pour l’intĂ©rieur et un cuir en 3D qui flatte les sens. Usine Ă  gaz ! Cependant, la nouveautĂ© la plus remarquable est d’adoption d’une mĂ©canique hybride rechargeable composĂ© d’un moteur V8 biturbo de 4.0 litres de cylindrĂ©e dĂ©veloppant 600 ch, associĂ© Ă  un moteur Ă©lectrique de 190 ch placĂ© dans le carter de distribution, le tout dĂ©veloppant une puissance combinĂ©e de 782 ch et 1.000 Nm de couple. Le 0 Ă  100 km/h est accompli en 3,1 secondes et la voiture dispose d’une autonomie de 81 km en mode Ă©lectrique grĂące Ă  une batterie de 25,9 kWh. La puissance est transmise aux quatre roues par l’intermĂ©diaire d’une transmission Ă  double embrayage Ă  huit rapports et d’un diffĂ©rentiel Ă©lectronique Ă  glissement limitĂ© (eLSD). Le systĂšme utilise la vectorisation active du couple de l’avant vers l’arriĂšre via un diffĂ©rentiel central, et une vectorisation de prĂ©cision rĂ©partie sur chaque essieu en utilisant les freins. Bien Ă©quilibrĂ©e Les Continental GT Speed et GTC Speed bĂ©nĂ©ficient toutes deux d’un nouveau chĂąssis actif. Il s’agit notamment de la transmission intĂ©grale active, d’un diffĂ©rentiel Ă©lectronique Ă  glissement limitĂ©, d’une direction intĂ©grale, du systĂšme antiroulis actif Bentley Dynamic Ride et d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration de logiciel de contrĂŽle ESC. En outre, la voiture est Ă©quipĂ©e d’un nouveau systĂšme d’amortissement Ă  double valve et d’une suspension pneumatique Ă  deux chambres qui offrent plus d’options de rĂ©glage. La rĂ©partition du poids de la voiture est dĂ©sormais presque parfaite (49:51), grĂące Ă  un bon positionnement de la batterie. L’hybridation s’accompagne toutefois d’une hausse de la masse du vĂ©hicule puisque celle-ci atteint dĂ©sormais 2,5 tonnes. Les premiĂšres livraisons de la Bentley Continental GT Speed dĂ©buteront durant l’automne.

par Maxime Hérion
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Carburants : attention Ă  la pompe en France, cette erreur peut coĂ»ter des milliers d’euros

Cette annĂ©e encore, nombreux sont les Belges qui prendront la direction de la France au volant de leur automobile. La France reste la premiĂšre destination des Belges pour les congĂ©s tandis que la voiture reste le deuxiĂšme moyen de transport privilĂ©giĂ©. ForcĂ©ment, qui dit voyage dit souvent de bonnes poignĂ©es de kilomĂštres Ă  avaler avec, forcĂ©ment Ă  un moment ou Ă  un autre, un passage obligĂ© Ă  la station-service pour faire le plein. Mais attention justement, car les stations-service françaises ne sont pas tout Ă  la fait les mĂȘmes que chez nous : 40% d’entre elles proposent des pompes E85, c’est-Ă -dire qui dĂ©livrent de l’éthanol, rappelle Ă  juste titre HLN. L’inverse de l’essence L’éthanol est un carburant qui est destinĂ© Ă  des voitures au moteur adaptĂ©, car ce mĂ©lange ne contient pas 85% d’essence et 15% de biocarburants, mais la proportion exactement inverse. Ce carburant est fabriquĂ© Ă  partir de plantes comme le maĂŻs, la canne Ă  sucre et la betterave sucriĂšre. C’est certes meilleur pour l’environnement, mais certainement pour une voiture Ă  essence traditionnelle. Il est malheureusement trĂšs facile de se tromper, car les coloris des pistolets des pompes d’éthanol sont souvent similiaires Ă  ceux utilisĂ©s pour l’essence. Il faut donc faire trĂšs attention et demander en cas de doute. On serait d’autant plus tentĂ© de faire le plein Ă  l’éthanol que ce carburant est aussi dĂ©taxĂ© et 2,5 fois moins cher que l’essence ordinaire. De sĂ©rieux dĂ©gĂąts Les dĂ©gĂąts que peut occasionner l’éthanol sont nombreux. Et coĂ»teux. Car l’éthanol est trĂšs corrosif et il dissout les plastifiants des caoutchoucs, ce qui peut entraĂźner des trous dans les tuyaux ou les joints d’étanchĂ©itĂ©. Il attaque aussi les injecteurs. Certes, les moteurs d’aprĂšs l’an 2000 sont conçus pour supporter une certaine quantitĂ© d’éthanol, mais pas une teneur Ă  85%. Bref, en cas de casse, la facture peut franchement ĂȘtre salĂ©e. Mais pas de panique non plus. Voici ce qu’il y a lieu de faire en cas d’erreur. Si en cours de remplissage, vous vous rendez-compte de votre erreur, stopper le plein et terminer-le avec de l’essence. Il ne devrait pas y avoir de problĂšme ou de dĂ©gradation. Si par contre, le plein entier a Ă©tĂ© fait, deux possibilitĂ©s sont Ă  envisager : soit vider tout le plein rapidement de sorte que l’éthanol soit le moins en contact possible avec les Ă©lĂ©ments critiques – c’est donc le cas si vous ĂȘtes Ă  mi-parcours sur votre trajet. Si ce n’est pas le cas, appeler un dĂ©panneur pour vidanger le rĂ©servoir est une option. Mais thĂ©oriquement, ce devrait ĂȘtre surtout le cas pour les voitures anciennes. Les autres devraient survivre. Dans tous les cas, le meilleur rĂ©flexe Ă  avoir est de faire l’appoint d’essence le plus rĂ©guliĂšrement possible de façon Ă  diluer l’éthanol et Ă  se rapprocher le plus possible du taux tolĂ©rĂ© par le moteur. Il faut noter que le pouvoir moins calorifique de l’éthanol par rapport Ă  l’essence entraĂźnera des dĂ©marrages plus difficiles, mais aussi une surconsommation. C’est normal. Prudence donc Ă  la pompe


par David Leclercq
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La batterie de demain sera-t-elle en bois ?

La batterie du futur ne devrait pas seulement ĂȘtre composĂ©e de matĂ©riaux provenant de sources responsables, avec une empreinte aussi faible que possible, mais elle devrait aussi ĂȘtre plus durable et ce n’est pas seulement une question de respect de l’environnement. L’Europe est aujourd’hui beaucoup trop dĂ©pendante de pays comme le Chili et la Chine pour l’extraction des mĂ©taux prĂ©cieux nĂ©cessaires Ă  la production des batteries avec lesquelles notre continent veut atteindre son objectif climatique. Qu’en est-il du graphite ? Pour rĂ©duire cette dĂ©pendance dans la gĂ©nĂ©ration actuelle de batteries lithium-ion, l’accent est mis sur les batteries au sel, Ă©galement appelĂ©es batteries au sodium, dont le principal avantage est qu’elles ne contiennent pas de mĂ©taux rares tels que le lithium, le cobalt et le nickel – le principal inconvĂ©nient est leur faible densitĂ© Ă©nergĂ©tique et donc leur faible autonomie. Le sodium nĂ©cessaire est trĂšs facile Ă  extraire en Europe. Le fabricant suĂ©dois de batteries Northvolt a dĂ©jĂ  mis en production une batterie au sodium commerciale, bien plus tĂŽt que prĂ©vu, Ă  la fin de l’annĂ©e derniĂšre. L’entreprise coresponsable, Altris, joue Ă©galement un rĂŽle dans la batterie dite « en bois ». Mais revenons au fonctionnement de base d’une batterie. Elle comporte une anode (pĂŽle nĂ©gatif) et une cathode (pĂŽle positif) sĂ©parĂ©es par un Ă©lectrolyte composĂ© de sels et d’acides. Bien que les batteries au sel soient en grande partie fabriquĂ©es Ă  partir de matĂ©riaux facilement disponibles, le graphite reste une matiĂšre premiĂšre cruciale pour la composition de l’anode. Or, l’Europe importe 90 % de son graphite de Chine, pays dont elle souhaite s’affranchir au plus vite. C’est pourquoi Altris s’est associĂ© au fabricant de papier Stora Enso pour trouver une solution commune. Les deux entreprises affirment pouvoir remplacer le graphite dans les batteries au sel par du lignode, un carbone dur fabriquĂ© Ă  partir de lignine. Cette derniĂšre constitue une source renouvelable de haute qualitĂ© pour la production de batteries, car elle est un sous-produit de l’industrie papetiĂšre. Nous parlions du bois, n’est-ce pas ? Le papier est fabriquĂ© Ă  partir d’arbres, et ceux-ci – comme l’herbe et la paille d’ailleurs – contiennent de la lignine, la substance adhĂ©sive qui rend les plantes Ă  la fois rĂ©sistantes et flexibles. Essais en cours La coopĂ©ration entre Stora Enso et Altris est d’ailleurs agrĂ©ablement organisĂ©e. Le premier s’occupe de la durabilitĂ© de l’anode, le second de la cathode. Altris parle de blanc de Prusse, une combinaison de matĂ©riaux largement disponibles en Europe : fer, azote, sel et carbone. Les progrĂšs de ces technologies soulignent la possibilitĂ© d’un avenir dans lequel les vĂ©hicules Ă©lectriques deviendront encore plus durables et moins dĂ©pendants des ressources rares. Le projet de Stora Enso et d’Altris confirme Ă©galement le rĂŽle dĂ©cisif de la Scandinavie dans la recherche de batteries durables. Cette annĂ©e a Ă©galement vu la publication de travaux de recherche menĂ©s par l’universitĂ© Chalmers de Göteborg qui, Ă  l’autre bout de la chaĂźne, a mis au point un processus naturel – car sans produits chimiques – pour le recyclage des batteries. Ce procĂ©dĂ© utilise des substances que l’on trouve dans des lĂ©gumes comme la rhubarbe et les Ă©pinards. Mais ce dernier processus est encore en phase de laboratoire. Le projet de Stora Enso et d’Altris a dĂ©jĂ  franchi quelques Ă©tapes. Le producteur de papier a dĂ©jĂ  mis en service une usine d’essai qui traite le lignode. La mise Ă  l’échelle du processus bat son plein. Les partenaires ont Ă©galement dĂ©jĂ  trouvĂ© un constructeur automobile pour leur batterie rĂ©volutionnaire. Polestar a pour objectif de mettre sur le marchĂ©, d’ici Ă  2030, son “projet 0”, une voiture dont l’impact sur le climat et l’environnement est nul. Pour ce modĂšle particulier, la marque prĂ©voit d’introduire la batterie lignode de Stora Enso et Altris. Cela permet Ă©galement de fixer d’emblĂ©e le dĂ©lai dans lequel l’industrie automobile europĂ©enne reste dĂ©pendante des fournisseurs chinois. Et il ne faut pas oublier que Polestar n’est pas seulement suĂ©dois, mais aussi et surtout chinois.

par Piet Andries
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Chiffres records : Dacia va-t-il imposer l’ùre de la voiture low cost ?

Il y a une bonne vingtaine d’annĂ©es, les supermarchĂ©s low cost type Aldi ou Lidl n’étaient prisĂ©s que d’une partie de la population. Au dĂ©part, ceux-ci n’étaient pas considĂ©rĂ©s, car considĂ©rĂ©s comme de moindres qualitĂ©s. On sait ce qu’il en est advenu : l’image bon marchĂ© de ces enseignes n’est plus du tout prĂ©dominante et ces chaĂźnes se sont fondues totalement dans l’offre, se taillant mĂȘme la part du lion. On se demande aujourd’hui si ce type de modĂšle s’appliquera bientĂŽt aussi Ă  l’automobile. La question est entiĂšre Ă  la vue des chiffres affichĂ©s depuis le dĂ©but de cette annĂ©e par la marque low cost Dacia qui a encore progressĂ© de +25% au cours des cinq premiers mois (janvier-mai). La situation est inattendue, car Dacia s’impose devant sa marque mĂšre, Renault, avec 5,61% de parts de marchĂ© sur notre territoire (et 5% dans toute l’Union). Ce que ça signifie : que la marque bon marchĂ© continue de progresser : elle reprĂ©sente dĂ©sormais un modĂšle vendu sur dix-huit en Belgique, selon les calculs de nos confrĂšres de L’Écho. Doubler d’ici 2030 Et manifestement, ce n’est pas fini. Car le plan de Dacia est de continue sa progression et de vendre 1 million de voitures par an d’ici Ă  2030 (contre 650.000 aujourd’hui). Dans ce cadre, Dacia devrait aussi doubler son chiffre d’affaires, le tout avec une marge opĂ©rationnelle qui devrait atteindre les 15%. Autant dire que cette hauteur de revenu n’est vraiment pas commune dans le milieu. Pour ce faire, Dacia va naturellement miser sur des nouveaux modĂšles, comme le grand SUV Bigster qui arrivera en 2025, mais aussi sur deux autres modĂšles. Et il ne s’agira plus de modĂšles appartenant au segment B comme la Sandero. Dacia entend en effet construire des voitures plus grandes. Et donc pĂ©nĂ©trer d’autres segments, ce qui signifie aussi que les prix augmenteront aussi. Bien entendu, il y aura aussi des modĂšles Ă©lectriques, mais, forcĂ©ment, le rythme sera moins Ă©levĂ© qu’ailleurs. Car Renault veut aussi que l’offre de Dacia opĂšre comme un filet de sĂ©curitĂ© pour le groupe dans le contexte d’électrification forcĂ© et, surtout, trĂšs incertain. En clair, si le marchĂ© devait revenir vers le moteur thermique, Dacia pourrait se profiler comme le sauveur. La concurrence se lĂšve RachetĂ©e par Renault en 1999 sous l’impulsion gĂ©niale du patron de l’époque, Louis Schweitzer, Dacia est devenue en 20 ans (le lancement de la Logan date de 2004) une marque plus qu’incontournable. Et hyper rentable. On comprend dĂšs lors mal comment celle-ci a pu faire cavalier seul pendant si longtemps. Mais maintenant, c’est terminĂ©, car la concurrence se lĂšve. Et la premiĂšre menace Ă  se profiler n’est pas chinoise, mais aussi française (ou franco-amĂ©ricano-italienne) avec le groupe Stellantis qui a dĂ©cidĂ© aussi de repositionner CitroĂ«n comme une marque bon marchĂ©. La preuve avec la nouvelle CitroĂ«n C3 (Ă  partir de 14.990 euros) et sa version Ă©lectrique, l’ë-C3 (23.300 euros). Dacia a donc trouvĂ© Ă  qui parler. Et il lui faudra rĂ©agir, car la Spring a son Ăąge et elle sera bientĂŽt impactĂ©e par les nouvelles taxes douaniĂšres europĂ©ennes Ă  l’attention des voitures fabriquĂ©es en Chine. Au-delĂ  des chiffres, il y a clairement une chose Ă  retenir : une majoritĂ© d’automobilistes ne veulent plus mettre trop d’argent dans leur voiture. Ils optent donc pour la carte du compromis, c’est-Ă -dire pour un prix trĂšs abordable, un Ă©quipement dĂ©cent et une bonne polyvalence. Et cette rationalisation dans le choix des acheteurs en entraĂźne une autre du cĂŽtĂ© des constructeurs : ceux-ci sont entrĂ©s de plain-pied dans une stratĂ©gie « design to cost » qui signifie que la chasse est faite Ă  tous les Ă©lĂ©ments ou frais superflus. C’est donc la stratĂ©gie de Dacia qui est en train de s’imposer Ă  tout le monde automobile. Il y a quelques mois, lors d’une prĂ©sentation d’un modĂšle Dacia, nous avions interrogĂ© l’un des responsables de la marque qui avait indiquĂ© que l’épaisseur des mousses des siĂšges Ă©tait constamment rĂ©duite jusqu’à ce qu’un client s’en aperçoive ou se plaigne. C’est une technique
 payante et qui est appliquĂ©e Ă  tous les niveaux. À l’heure oĂč les constructeurs chinois s’apprĂȘtent Ă  dĂ©verser des flots de modĂšles Ă  prix cassĂ©s sur nos marchĂ©s, Dacia apparaĂźt certainement comme le mieux armĂ© pour rĂ©sister. C’est le modĂšle Ă  suivre, d’autant que la marque produit aujourd’hui des voitures au design particuliĂšrement rĂ©ussi. Qui aurait pu prĂ©voir ce scĂ©nario il y a 20 ans ?

par David Leclercq
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Vacances 2024 : de nouvelles amendes salées dans ces pays européens

Les Belges sont de gros amateurs de vacances. Et c’est trĂšs bien. Selon le baromĂštre annuel rĂ©alisĂ© par Europ Assistance et Ipsos, le Belge consacre en moyenne un budget de 2.736 euros par mĂ©nage pour ses vacances d’étĂ©. C’est une somme importante, car, ce montant nous fait figurer Ă  la quatriĂšme place derriĂšre les Suisses, les Anglais et les Allemands. Et la diffĂ©rence entre les rĂ©gions de notre pays n’est pas Ă©norme : 122 euros de plus pour le Flamand. Longtemps, la voiture a Ă©tĂ© le moyen de dĂ©placement privilĂ©giĂ© pour les vacances. Et il faut dire qu’elle est toujours star, mais pas depuis cette annĂ©e. Car le mĂȘme baromĂštre indique une progression des transports par avion (+11%). La voiture personnelle retombe donc Ă  la 2e place (45% des dĂ©placements), ce qui reste tout de mĂȘme considĂ©rable puisque le train rĂ©colte seulement 12% des suffrages. Des changements sur la route Cela dit, si la voiture reste largement prisĂ©e des vacanciers, ceux-ci doivent malgrĂ© tout faire attention Ă  quelques changements dans plusieurs pays d’Europe et notamment en France, destination on l’a vu trĂšs prisĂ©e. Ainsi, dans l’Hexagone, il faudra faire attention aux nouveaux pĂ©ages sans barriĂšre. C’est le cas sur l’A79 prĂšs de Clermont-Ferrand depuis l’an dernier oĂč il ne faut plus s’arrĂȘter Ă  la barriĂšre de pĂ©age qui
 n’existe plus. C’est ce qu’on appelle les autoroutes « en flux libre ». Ce qui ne signifie pas qu’elles sont gratuites, mais qu’il faut disposer d’un badge pour franchir les portiques sans barriĂšre. Pour les autoritĂ©s c’est un moyen de rĂ©duire les files, mais aussi les Ă©missions de CO2. Pour ceux qui ne disposent pas d’un badge tĂ©lĂ©pĂ©age, il faut enregistrer sa plaque d’immatriculation ainsi qu’une carte bancaire sur le site de l’opĂ©rateur avant de voyager. Il est aussi possible de payer sur une borne disponible sur les aires de repos ou encore de payer directement sur le site de l’autoroute. Mais attention, car ceux qui ne s’acquittent pas de leur dĂ» endĂ©ans les 72 heures se verront adresser la facture du pĂ©age plus une amende de 90 euros. Pour peu qu’on se trompe plusieurs fois, ça va vite faire trĂšs cher
 Toujours en France, il faudra aussi faire trĂšs attention en passant Lyon et/ou Grenoble, hauts lieux de passage pour ceux qui se rendent vers les Alpes ou le sud, la Provence ou la MĂ©diterranĂ©e. En effet, certains tronçons (dont celui qui traverse tout Lyon centre par le tunnel de FauviĂšre) sont dĂ©sormais Ă©quipĂ©s de bandes rĂ©servĂ©es au covoiturage. Ces bandes de circulation sont activables en fonction du trafic et la mesure est indiquĂ©e par l’affichage d’un losange blanc sur des panneaux lumineux. Attention, car ne pas respecter cette injonction entraĂźnera une amende de 135 euros, et ce de maniĂšre automatique puisque des radars fixes ont Ă©tĂ© spĂ©cialement installĂ©s Ă  ces fins. Des vignettes Ă  gogo Enfin, il faudra aussi compter avec les nouvelles vignettes de circulation obligatoires. Et pas seulement en France, mais aussi en Allemagne, en Autriche et en Espagne (villes de Barcelone et de Madrid). Ces vignettes environnementales se sont multipliĂ©es ces derniĂšres annĂ©es et elles deviennent inĂ©vitables pour les voyageurs qui n’ont pas de voiture Ă©lectrique ou Ă  hydrogĂšne et qui veulent Ă©viter les mauvaises surprises. En France, c’est la fameuse vignette Crit’Air qu’il faut dĂ©tenir pour entrer dans de plus en plus d’agglomĂ©rations. Et c’est aussi le cas en Allemagne avec les zones de basses Ă©missions (ou Umweltzones) qui sont en vigueur dans toutes les grandes villes aussi. Le principe : enregistrer son vĂ©hicule et, surtout, sa norme Euro qui doit ĂȘtre suffisamment rĂ©cente pour que le vĂ©hicule soit acceptĂ©. Il faut donc y penser Ă  temps Ă  son dĂ©part, car l’obtention d’une vignette environnementale pour parfois prendre plusieurs semaines. En thĂ©orie, il n’y a pas de nouvelle vignette cette annĂ©e a indiquĂ© le VAB, mais pour peu que vous changiez de lieu de vacances, celle-ci peut ĂȘtre nĂ©cessaire, mĂȘme si on ne rentre pas dans la ville proprement dite. A Lyon par exemple, le simple fait d’emprunter l’autoroute qui traverse la ville oblige Ă  avoir une vignette. Vous n’en disposez pas ? Ce sera alors entre 68 et 375 euros d’amende selon la localitĂ©. Et encore une fois, les camĂ©ras ANPR qui scannent les plaques de circulation, personne ne passe Ă  travers les mailles du filet. OĂč les trouver ? Les vignettes environnementales peuvent ĂȘtre obtenues sur les sites web des autoritĂ©s des pays visitĂ©s. Attention toutefois aux faux sites web ou aux sites qui servent d’intermĂ©diaires et qui se salent au passage. En France, la vignette coĂ»te 4,76 euros tandis qu’en Allemagne, elle coĂ»te 15 euros (disponible dans les agences de contrĂŽle technique du TÜV ou dans les bureaux de l’organisme DEKRA). Pour l’Espagne (Zona de Bajas Emisiones ou ZBE), les conducteurs Ă©trangers ne peuvent se procurer une vignette et ils peuvent circuler avec les vignettes françaises ou allemandes du moins Ă  Madrid. En revanche, Ă  Barcelone, il faudra demander une autorisation de circulation journaliĂšre. Pour l’Autriche, c’est encore plus compliquĂ©, car les zones de basses Ă©missions ne sont pas indiquĂ©es par des panneaux. Il faut donc bien anticiper le trajet avec des panificateurs d’itinĂ©raires. Les amendes ne sont pas piquĂ©es des vers : jusqu’à 2.180 euros ! Les vignettes autocollantes coĂ»tent 26 euros et elles ne peuvent ĂȘtre achetĂ©es qu’en Autriche. Vous les trouverez entre autres dans les Ă©tablissements ÖAMTC.

par David Leclercq
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Un SUV suisse rarissime aux enchĂšres

Peter Monteverdi (1934-1998) a toujours Ă©tĂ© passionnĂ© par la mĂ©canique. Son pĂšre possĂšde un atelier de rĂ©paration automobile et le jeune suisse montre trĂšs tĂŽt un intĂ©rĂȘt pour la technique et la conduite. A l’ñge de 17 ans, il rĂ©cupĂšre une Fiat Topolino accidentĂ©e et la transforme en voiture de course. En 1956, son pĂšre dĂ©cĂšde et il reprend l’affaire familiale qui prospĂšre en assurant l’entretien de vĂ©hicules de marques de luxe. Monteverdi devient concessionnaire Ferrari, Jensen, Rolls-Royce, Bentley et BMW. MalgrĂ© ses activitĂ©s, il construit des voitures de course (Formule Junior et courses de cĂŽtes). En 1965, Ferrari dĂ©cide d’arrĂȘter sa collaboration avec l’entrepreneur suite Ă  un conflit. En rĂ©action, Peter Monteverdi dĂ©cide de construire ses propres voitures de luxe. En 1967, son premier modĂšle, la Monteverdi High Speed est prĂ©sentĂ©e au Salon de Francfort. Jusqu’en 1984, annĂ©e de sa faillite, la firme commercialise 8 modĂšles diffĂ©rents qui ont tous en commun de bĂ©nĂ©ficier d’une motorisation V8 amĂ©ricaine. Peter Monteverdi dĂ©voilera Ă©galement la Hai 650, une monoplace de Formule 1, mais le projet n’aboutit finalement pas. Concurrent du Range Rover La riche clientĂšle de Monteverdi est demandeuse de vĂ©hicules polyvalents, plus pratiques que les voitures GT. L’industriel exploite alors le filon de ce qu’on appellera bien plus tard les SUV de luxe avec le Safari. Celui qui s’impose comme un sĂ©rieux concurrent du Range Rover est prĂ©sentĂ© en 1976 mais les premiers exemplaires ne sortent de l’usine Monteverdi que l’annĂ©e suivante. Construit sur la base du vĂ©hicule amĂ©ricain International Harvester Scout, il existe en deux versions : Sahara qui reprend la carrosserie du Scout, et Safari dont la robe est conçue et fabriquĂ©e par la carrosserie italienne Fissore. Si la ligne de cette derniĂše est assez simple et plus angulaire, elle est nĂ©anmoins assez rĂ©ussie si on la compare Ă  celle du Range Rover. Ce vĂ©hicule, disponible en version 3 et 5 portes, est Ă©quipĂ© d’un V8 Chrysler de 5,2 litres dĂ©veloppant
152 et 350 Nm de couple. Un autre V8 Ă©tait Ă©galement disponible : fourni par International Harvester, ce 5,7 litres revendiquait Ă  peine plus de puissance : 165 ch. Les performances sont plutĂŽt correctes pour l’époque avec un 0 Ă  100 km/h abattu en 13,1 secondes pour le moteur Chrysler. Par contre, la consommation est trĂšs Ă©levĂ© avec une moyenne de 25l/100 km mais cela ne semble pas rebuter une clientĂšle qui ne se soucie guĂšre de ce genre de pĂ©roccupation. De son vivant, Peter Monteverdi affirmait que 3.000 ex. de ce SUV avaient Ă©tĂ© fabriquĂ©s : il semblerait que le chiffre rĂ©el ne dĂ©passe pas plusieurs centaines d’unitĂ©s ! Historique limpide Dans le catalogue de sa vente Bonmont qui aura lieu le 30 juin prochain Ă  Cheserex, en Suisse, Bonhams a ajoutĂ© un Safari 3 portes fabriquĂ© en 1978 et Ă©quipĂ© du 5,7 litres. N’ayant connu qu’un seul et unique propriĂ©taire jusqu’à prĂ©sent, ce vĂ©hicule bĂ©nĂ©ficie d’une jolie configuration avec une robe gris clair et un intĂ©rieur en tissu noir. Un peu austĂšre avec sa finition uniformĂ©ment sombre, l’habitacle est en parfait Ă©tat et l’air conditionnĂ© est toujours en Ă©tat de fonctionnement. Le plus Ă©tonnant est que le compteur affiche un peu moins de 20.000 km, un kilomĂ©trage qui serait rĂ©el au vu de l’excellent Ă©tat gĂ©nĂ©ral de la voiture qui a fait l’objet de 15.000 francs suisses de rĂ©parations et d’entretien. Ce morceau d’histoire automobile suisse est estimĂ© entre 95.000 et 120.000 €.

par Maxime Hérion
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Grosse amende pour DR Automobiles

En 2019, la marque DR Automobiles exposait pour la premiĂšre fois au Salon de Bruxelles, n’attirant toutefois pas les foules : c’est d’ailleurs la seule fois qu’elle a prĂ©sentĂ© ces produits dans notre pays. FondĂ©e en 2006 par l’ancien pilote automobile Massimo Di Risio, cette sociĂ©tĂ© basĂ©e Ă  Macchia D’Isernia, Molise, a dĂ©butĂ© ses activitĂ©s en vendant des vĂ©hicules Ă  bas prix sans disposer d’un rĂ©seau de distribution. Au dĂ©part, ceux-ci sont prĂ©sentĂ©s au public dans les galeries de grands supermarchĂ©s ! Quelques annĂ©es plus tard, DR Automobiles rentre dans le rang et dispose d’une septantaine d’agents en Italie, ainsi que d’une centaine de points services. GrĂące Ă  ces produits abordables et souvent Ă©quipĂ©s d’une installation au LPG, la marque remporte en franc succĂšs en Italie. Pourtant, elle n’a jamais rĂ©ussi Ă  percer autre part que dans la Botte, si ce n’est en France oĂč quelques exemplaires sont importĂ©s au compte-gouttes par une sociĂ©tĂ© basĂ©e Ă  Brive-la-Gaillarde. Recette pas vraiment secrĂšte La clĂ© du succĂšs de DR Automobiles est d’avoir trĂšs compris le potentiel du marchĂ© automobile chinois et de s’ĂȘtre associĂ© avec des marques comme Chery, JAC ou Baic. La recette pas vraiment secrĂšte de la firme italienne et d’acheter des voitures dans l’Empire du Milieu, de les importer sous la forme de kits Ă  assembler dans son usine, et de modifier lĂ©gĂšrement les faces avant et arriĂšre de façon Ă  brouiller les pistes et (surtout) pour les relooker Ă  l’europĂ©enne avec des logos spĂ©cifiques. Le problĂšme est que DR Automobiles jouait la carte du « Made in Italy » en n’hĂ©sitant pas Ă  mettre le drapeau italien sur des Ă©cussons collĂ©s sur la carrosserie, une tromperie que n’a pas du tout apprĂ©ciĂ© l’autoritĂ© italienne de la concurrence et du marchĂ©. ContrĂŽles renforcĂ©s On l’a vu rĂ©cemment, les autoritĂ©s transalpines ne rigolent pas avec les industriels qui essaient de faire croire que leurs produits sont italiens alors qu’ils sont fabriquĂ©s ailleurs. C’est le cas d’Alfa Romeo qui a dĂ» changer le nom de son dernier SUV, le Milano (devenu du coup « Junior »), aprĂšs l’avoir prĂ©sentĂ© au grand public, parce que celui-ci est assemblĂ© bien loin de la Botte, en Pologne. En ce qui concerne DR Automobiles, les consĂ©quences sont trĂšs douloureuses puisque la marque s’est vu infliger une amende record de 6 millions d’euros. Cependant, cette dĂ©cision n’est pas vraiment une surprise pour la firme puisqu’une enquĂȘte est en cours depuis plusieurs mois dĂ©jĂ . En 2023, DR Automobiles a vendu 32.000 vĂ©hicules.  

par Maxime Hérion
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Le retour du Land Rover Freelander bientĂŽt aussi en Belgique ?

Lorsqu’il a quittĂ© le marchĂ© il y a une dizaine d’annĂ©es, le Land Rover Freelander était un modĂšle assez populaire. Il sĂ©duisait surtout par ses dimensions de SUV plus compactes, son appĂ©tit pour la boue et son prix plus accessible. Son rĂŽle a ensuite Ă©tĂ© repris par le Discovery Sport, Ă  une Ă©poque oĂč Land Rover voulait profiter pleinement du boom des SUV et a commencĂ© Ă  dĂ©velopper sa gamme autour de trois familles : Defender, Discovery et Range Rover. Une quatriĂšme ligne va maintenant s’ajouter Ă  cela avec le retour annoncĂ© du Freelander. Il sortira Ă  nouveau des sentiers battus avec son concept, mais d’une maniĂšre trĂšs diffĂ©rente. La nouvelle gĂ©nĂ©ration sera une ligne de modĂšles Ă  batterie, soucieux du budget et sans Ă©missions, qui sortira de la chaĂźne de production en Chine. Elle sera produite sous les auspices de Chery, le partenaire local de Land Rover. Les deux marques ont signĂ© un accord pour relancer le Freelander, il s’agit donc de bien plus qu’une rumeur. Le modĂšle sera construit dans l’usine de Changshu. Les deux marques y martĂšlent des modĂšles compacts Land Rover et Jaguar pour le marchĂ© local depuis une dĂ©cennie, comme l’Evoque et l’E-Pace, entre autres. Le nouveau Freelander reposera sur une plateforme Chery avec un design Land Rover. Également pour l’exportation Cette fois-ci, en tout cas, la production ne se limitera pas Ă  la production locale. Bien que la famille Freelander fasse ses dĂ©buts sur l’important marchĂ© chinois, qui est en volume le plus important au monde pour les vĂ©hicules Ă©lectriques, la coentreprise prĂ©voit Ă©galement d’exporter une partie de sa production. Cette stratĂ©gie rappelle ce que BMW a fait avec l’iX3 ou Dacia avec le Spring, deux autres modĂšles construits en Chine mais proposĂ©s Ă  des clients europĂ©ens. Potentiellement, ce plan pourrait Ă©galement servir de levier pour acheminer des voitures Ă©lectriques bon marchĂ© jusqu’en Europe, Ă  condition que les droits d’importation annoncĂ©s ne commencent pas Ă  mettre des bĂątons dans les roues. Aujourd’hui, avec un excĂ©dent douanier imposĂ© de 21 % (les tarifs dĂ©pendent de la volontĂ© de coopĂ©rer avec l’UE), Chery fait partie des Ă©lĂšves les plus courageux de la classe, tandis que la marque remet Ă©galement en Ă©tat une ancienne usine Nissan en Espagne, ce qui lui permettra de contourner le blocus tarifaire. Potentiel Il suffit de peu de choses pour que les Ă©toiles s’alignent sur un chapitre europĂ©en du nouvel Ă©pisode Freelander. Bien que les producteurs chinois soient Ă©galement occupĂ©s Ă  exporter vers le reste de l’Asie, l’Afrique et les pays d’AmĂ©rique latine, des rĂ©gions – dont le BrĂ©sil, par exemple – oĂč les barriĂšres Ă  l’importation sont nĂ©anmoins plus Ă©levĂ©es voient Ă©galement le jour. Land Rover a confirmĂ© les exportations mais n’a pas encore rĂ©vĂ©lĂ© les pays de destination. L’Europe a dĂ©sespĂ©rĂ©ment besoin de modĂšles Ă©lectriques plus abordables pour atteindre ses objectifs de neutralitĂ© carbone, de sorte qu’un Freelander abordable avec l’attrait typique de Land Rover dans un format de batterie a certainement un potentiel commercial.

par Piet Andries
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PĂ©kin aurait subsidiĂ© ses constructeurs Ă  hauteur de 215 milliards d’euros et essaie de nĂ©gocier

Parce que PĂ©kin a subsidiĂ© – et continue de le faire – ses constructeurs automobiles nationaux afin de maintenir des prix bas, l’Europe a dĂ©cidĂ© de lever des droits de douane supplĂ©mentaires sur les voitures importĂ©es de l’empire du Milieu. L’Union est ainsi le deuxiĂšme pays Ă  le faire aprĂšs les États-Unis qui ont doublĂ© leurs droits d’entrĂ©e, Ă  100%. ConcrĂštement, ces droits de douane doivent entrer en vigueur dĂšs le 4 juillet prochain, Ă  titre conservatoire, dans le sens oĂč ils seront dĂ©finitivement fixĂ©s (ou pas) en novembre prochain, date Ă  laquelle l’enquĂȘte de l’Union sur le dossier se terminera. Ceux-ci tourneront entre 17 et 38% en fonction du degrĂ© de collaboration manifestĂ© par le groupe automobile en question lors de l’enquĂȘte. Pour rappel, l’Europe a la preuve que la Chine a largement subsidiĂ© ses constructeurs automobiles, ce qui leur a Ă©videmment donnĂ© un avantage concurrentiel dĂ©cisif sur le marchĂ©, non seulement en matiĂšre d’innovation, mais aussi pour garantir des prix cassĂ©s. 215 milliards de subsides ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que PĂ©kin n’a pas comptĂ© pour ses constructeurs. Selon une toute nouvelle Ă©tude menĂ©e par le Center for Strategic and International Studies, la Chine aurait dĂ©boursĂ© la somme colossale de 230,5 millions de dollars pour soutenir son industrie automobile (215 milliards d’euros) entre 2009 et 2023. Et encore, il ne s’agirait que d’une estimation. La puissante levĂ©e de l’industrie automobile chinoise ne vient donc pas de nulle part. Ce soutien n’a nul autre pareil comparativement au milliard de dollars mobilisĂ© par le gouvernement amĂ©ricain pour sa propre industrie. Ce serait surtout Ă  partir de 2017 que les choses se seraient accĂ©lĂ©rĂ©es puisqu’avant seuls 6,74 milliards de dollars avaient Ă©tĂ© mobilisĂ©s par PĂ©kin. Les aides se seraient manifestĂ©es de plusieurs maniĂšres : exonĂ©ration de la taxe de vente, financement des infrastructures ou encore soutien financier apportĂ© aux divers programmes de recherche et de dĂ©veloppement. Au total, plus de 200 marques auraient Ă©tĂ© alimentĂ©es par des subsides. De quoi complĂštement fausser les rĂšgles de concurrence et retourner le marchĂ©. On s’en rend compte aujourd’hui. En coulisses, ça nĂ©gocie La question est de savoir aujourd’hui si la guerre commerciale avec la Chine aura lieu. On peut en douter, car, en coulisses, on apprend que PĂ©kin et l’Union ont entamĂ© des nĂ©gociations autour des droits de douane levĂ©s contre les voitures chinoises. Ce week-end, le commissaire europĂ©en Valdis Dombrovskis, en charge du Commerce, et le ministre chinois Wang Wentao, se sont accordĂ©s pour lancer des consultations. Il semble que la Chine baisse d’un ton : « la Chine est disposĂ©e Ă  prendre en compte les prĂ©occupations raisonnables des deux parties pour Ă©viter l’escalade des frictions commerciales », a indiquĂ© le Chinois Wang Wentao. Il faut espĂ©rer que la Commission reste inflexible dans sa position et qu’elle agisse vĂ©ritablement pour dĂ©fendre son industrie d’une maniĂšre intelligente. Ce sera d’autant plus difficile que les pressions vont ĂȘtre Ă©normes, notamment de la part des constructeurs allemands qui ont beaucoup Ă  perdre si la Chine levait Ă  son tour des droits de douane supplĂ©mentaire sur les vĂ©hicules plus puissants et luxueux. L’enjeu est donc de taille et l’issue du dossier fera certainement jurisprudence en commerce international Ă  propose du dumping organisĂ© par la Chine tandis qu’il dĂ©terminera Ă  la fois l’avenir des relations commerciales sino-europĂ©enne de mĂȘme qu’une part de l’avenir de l’industrie automobile occidentale.

par David Leclercq
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Les accises sur les carburants, jackpot pour l’État belge en 2023

On le sait, la taxation belge est importante. Elle s’applique tous azimuts et notamment sur les carburants sur lesquels les consommateurs s’acquittent de droits d’accises (40% environ), de la TVA (17,3%), d’une surtaxe forfaitaire (0,5%). La marge et les coĂ»ts de distribution s’élĂšvent Ă  12,3%, ce qui fait que le prix du pĂ©trole en tant que tel correspond Ă  29,3% du prix Ă  la pompe. Cela dit, avec l’électrification croissante – et forcĂ©e – du parc automobile belge, on aurait pu penser que l’État belge toucherait moins de revenus en provenance des produits pĂ©troliers. C’est particuliĂšrement le cas pour les voitures de sociĂ©tĂ© qui reprĂ©sente 60% des nouveaux modĂšles immatriculĂ©s chaque annĂ©e et qui s’alimentent majoritairement Ă  l’électricitĂ©. En 2023, les chiffres de la FEBIAC (FĂ©dĂ©ration des constructeurs automobiles) montrent que le Diesel ne reprĂ©sente plus que 5,5% des immatriculations de voitures particuliĂšres et l’essence plus que 40,9% (les voitures hybrides sont comptabilisĂ©es Ă  part). 883,3 millions de litres Mais contre toute attente, la consommation de pĂ©trole reste trĂšs Ă©levĂ©e dans notre pays. Selon le SPF Économie, il s’est Ă©coulĂ© 883,3 millions de litres de carburants rien qu’au mois d’avril 2024, 576,7 millions en Diesel et 306,6 millions de litres d’essence. Ce volume Ă©quivaut Ă  588.900 pleins de 50 litres effectuĂ©s quotidiennement. La consommation Ă©levĂ©e de pĂ©trole en Belgique est une rĂ©alitĂ© confirmĂ©e par la fĂ©dĂ©ration pĂ©troliĂšre, Energia. L’organisme indique que le pĂ©trole reprĂ©sente 47,4% de l’énergie consommĂ©e dans notre pays contre 24,7% au gaz, 17,9% d’électricitĂ© et 7% d’énergies renouvelables. Et pour le pĂ©trole, c’est le Diesel (68%) qui continue Ă  ĂȘtre le carburant le plus privilĂ©giĂ© pour le transport sur routes (voitures particuliĂšres et utilitaires compris). Il faut noter les quatre secteurs qui absorbent la majoritĂ© de ce pĂ©trole : le transport routier (34%), le transport maritime (29%), la pĂ©trochimie (30%) et l’aviation (7%). La consommation de carburants fossiles reste donc trĂšs Ă©levĂ©e mĂȘme si, logiquement, la part du pĂ©trole diminue depuis 2015. En 2015, la consommation de Diesel pesait pour 82% contre 18% pour l’essence. La baisse du Diesel est donc inĂ©luctable et tout Ă  fait en lien avec la chute des immatriculations des automobiles Ă  moteur Ă  combustion spontanĂ©e. 5,9 milliards d’euros d’accises Cela dit, mĂȘme si la part de Diesel baisse d’annĂ©e en annĂ©e, les accises perçues par l’État belge sur les carburants (hors TVA donc) n’ont jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©es que l’an dernier : 5,9 milliards d’euros. Le dernier record datait de 2010 (4,58 milliards d’euros). Pendant la crise de la Covid oĂč les voitures Ă©taient restĂ©es au garage, l’État avait perçu 4,64 milliards d’euros. Reste que les sources d’approvisionnement ont aussi changĂ© depuis la guerre en Ukraine et ce sont dĂ©sormais les États-Unis et la NorvĂšge qui nous abreuvent d’or noir. Les importations en provenance de ces pays ont en effet progressĂ© de respectivement +52 et +52% par rapport Ă  2022, ce qui s’explique par l’embargo sur le pĂ©trole russe. Les importations depuis l’AmĂ©rique du Sud ont aussi fortement progressĂ©. La part de pĂ©trole russe serait, elle, passĂ©e de 22 Ă  0%, ce qui reste Ă©videmment Ă  prouver, car la Russie trouve parfois d’autres moyens dĂ©tournĂ©s pour livrer son pĂ©trole.

par David Leclercq