CommercialisĂ©e Ă partir de 1984, la Renault 25 Ă©tait la berline française statutaire par excellence, concurrente de lâoriginale CitroĂ«n CX et de la vieillissante Peugeot 604. Ă sa sortie, elle faisait figure dâoriginale avec son hayon bombĂ© qui la fait passer pour une berline 4 portes. Son aĂ©rodynamique particuliĂšrement bonne pour son Ă©poque (Cx de 0.28) lui permettait de consommer peu. AdoptĂ©e par lâadministration française en raison de ses qualitĂ©s routiĂšres et de son confort, la « 25 » a connu durant sa carriĂšre 3 phases diffĂ©rentes, avant de cĂ©der sa place en 1992 Ă la Safrane.

Seconde vie peu glorieuse
Pendant des annĂ©es, la Renault 25 a connu une longue pĂ©riode de purgatoire oĂč elle est devenue une voiture dâoccasion pratique et pas chĂšre, victime de son image franchouillarde dĂ©modĂ©e. Les modĂšles diesel ont tous fait plusieurs fois le tour de la terre tant leur mĂ©canique Ă©tait solide. Peu Ă peu, elle a inĂ©luctablement disparu de la circulation.

Comme neuve !
Alors quâon croyait son espĂšce Ă©teinte, la berline française arrive enfin sur le marchĂ© de la collection. Enfin, seules les versions haut de gamme semblent intĂ©resser les amateurs, comme en tĂ©moigne la voiture qui vient dâĂȘtre vendue par Artcurial Ă RĂ©tromobile Paris. Il sâagit dâune rare version V6 Turbo Baccara 205 ch, le « top du top » en 1992. La berline française se la jouait grand luxe avec du cuir Ă profusion, des incrustations en bois dans les portiĂšres, une housse Ă vĂȘtements dans le coffre et une installation audio de qualitĂ©. RĂ©servĂ©e Ă lâĂ©lite de lâHexagone, cette voiture nâaffichant que 3.780 km et demeurant en Ă©tat neuf nâavait quâun problĂšme : elle nâavait pas de carte grise. Ăa nâa pourtant pas dĂ©couragĂ© les acheteurs qui se sont battus jusquâĂ lâenchĂšre finale de 69.600 ⏠(frais compris), alors quâelle nâĂ©tait estimĂ©e quâentre 15.000 et 25.000 âŹÂ !

