On compte désormais au moins une femme dans chaque Conseil d’administration du S&P 500

Cette année, les femmes ont franchi un cap: dans chaque Conseil d’administration des entreprise du S&P 500, il y a au moins une femme qui siège.

C’est en tout cas ce qu’indique le 2020 Spencer Stuart Board Index, qui s’est basé sur les déclarations des entreprises communiquées entre le 24 mai 2019 et le 20 mai 2020. Les femmes restent néanmoins minoritaires: seules 28% d’entre-elles sont à la tête d’un Conseil d’administration du S&P500, même si elles représentent 47% des derniers directeurs nommés.

Le S&P 500, c’est quoi ? Il s’agit d’un indice boursier qui fait référence aux 500 plus grandes entreprises cotées en Bourse aux États-Unis. L’indice est détenu et géré par Standard & Poor’s et couvre environ 80% du marché boursier américain de par sa capitalisation.

Une nouvelle loi

Il y a deux ans, la Californie avait adopté une loi imposant aux sociétés dont le siège social était situé dans l’État de compter un nombre minimum de femmes au sein de leur Conseil d’administration. Depuis lors, d’autres États ont suivi le mouvement. 

Mais cette disposition légale ne peut expliquer à elle seule la hausse des chiffres. ‘Nous pensons que la pression exercée par les institutions, qui investissent lourdement dans ces entreprises, tout comme la promesse d’une évaluation de ces sociétés, ont eu une incidence sur le nombre de femmes qui siègent aujourd’hui dans ces Conseils d’administration’, a déclaré Julie Daum, qui dirige la division nord-américaine des Conseils d’administration chez Spencer Stuart.

Cette pression pourrait s’intensifier dans les années à venir, mais les chiffres ne pourraient évoluer aussi vite que les féministes ne l’espèrent, car les ouvertures de Conseils d’administration ne sont pas si fréquentes.

Aujourd’hui, un Conseil d’administration du S&P 500 compte en moyenne un peu moins de 11 administrateurs. Plusieurs options pourraient néanmoins permettre d’accélérer les rotations des membres des CA pour y introduire plus de femmes. Il serait par exemple possible de fixer une limite aux mandats des membres ou encore, d’imposer aux administrateurs un départ obligatoire à la retraite, passé un certain âge. 

La semaine dernière, une autre femme est rentrée dans les sondages. Starbucks a nommé Mellody Hobson à la présidence de son Conseil d’administration, faisant d’elle la première femme de couleur noire à occuper ce poste au sein de l’entreprise.

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