Malgré la pandémie, Sanofi va tailler dans ses effectifs en R&D

(EPA/YOAN VALAT)

Sanofi a confirmé ce lundi son intention de supprimer 400 postes dans la recherche pharmaceutique, dans le cadre de sa ‘nouvelle stratégie’ dévoilée en juin dernier. Si le laboratoire français a nié tout lien avec la recherche sur le vaccin contre le Covid-19, les syndicats n’en sont pas moins inquiets pour l’avenir du groupe.

‘400 postes vont être supprimés en France’ dans la recherche et le développement du secteur pharmaceutique, a confirmé Thierry Bodin, du syndicat CGT, à France Inter. ‘C’est en tout cas notre directeur général (Paul Hudson, ndlr) lui-même qui nous l’a confirmé ces derniers jours. Et clairement, ce n’est pas acceptable.’

En juin dernier, Sanofi a annoncé son intention de supprimer 1.700 postes en Europe, dont 1.000 en France, dans le cadre d’une ‘nouvelle stratégie’ de développement. L’entreprise avait précisé que la crise du coronavirus n’était pas en cause. ‘Les coupes à venir s’inscrivent dans ce plan de départs volontaires’, a régi la firme ce lundi.

‘Ces pertes, on les paie cash’

‘Si ces 400 suppressions de postes se confirment, on passera sous la barre des 3.000’ collaborateurs dans cette branche de l’entreprise, affirme Thierry Bodin, alors qu’ils étaient encore 6.000 en 2007.

‘C’est notre ADN qu’on dissout petit à petit’, estime pour sa part Florence Faure, de la CFDT. ‘Sanofi ne cesse de perdre des compétences. Regardez ce qu’il se passe sur le vaccin, là aussi ! Ces pertes, on les paie cash.’

Pour rappel, le géant pharmaceutique français avait annoncé le 11 décembre dernier d’importants retard dans la livraison de ses vaccins contre le Covid-19, qui n’arriveront pas avant la fin de 2021.

De son côté, Sanofi a nié auprès de BFMTV tout lien avec la recherche sur le vaccin. Le groupe a affirmé que les chercheurs qui travaillent sur les vaccins ne sont pas les mêmes que ceux qui travaillent dans le pôle pharmaceutique.

La CGT, aux côtés d’autres organisations, appelle le personnel de Sanofi à la grève mardi.

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