Les prix à la pompe au plus haut en France alors que se préparent les départs en vacances: quel budget en plus cette année ?

On le craignait depuis quelques mois déjà, et les tendances se confirment : les prix des différents carburants ne sont pas prêts de repartir à la baisse. Ce qui risque de rendre les longs trajets en voiture prohibitifs, pour ceux qui comptaient prendre la route pour leurs vacances.

Les prix de l’essence et du diesel dépassent toujours les 2 euros le litre et ça n’est pas prêt de changer, alors que cela représente déjà, pour la France, des hausses de 37 % pour l’essence SP95-E10 et de 50 % pour le diesel sur un an, décompte le journal Les Échos. De quoi faire peser un poids très lourd sur l’idée de beaucoup de ménages de prendre encore cette année leur voiture pour se mettre au vert ou pour profiter de la mer.

Des péages plus chers

Le média français prend l’exemple d’un trajet Paris-Cap d’Agde de 762 kilomètres ; celui-ci coûtera 27 à 30 euros de plus que l’an dernier. C’est pire encore depuis la Belgique : un trajet Bruxelles-Bordeaux coûterait ainsi la bagatelle de 211,55€ selon Via Michelin, dont 104,45€ de carburant pour une voiture citadine classique E5 roulant à l’essence.

Car si les prix des carburants sont au plus hauts, d’autres aussi ont augmenté : en France, c’est le cas des péages, plus chers d’environ 2% depuis février dernier, avec des variations selon les itinéraires. De quoi représenter une somme supplémentaire de 72€, environ, pour nos Bruxellois qui voudraient aller découvrir la Gironde. D’autres destinations, moins lointaines, mais elles aussi fort courues l’été, voient le prix du trajet augmenter. Se rendre à Honfleur par exemple, ville très prisée du Calvados, coûtera 113€ pour 408 km au départ de Bruxelles. Les Parisiens, eux, devront débourser 42€ sur la route pour rejoindre cette région souvent épargnée par les canicules.

Ne pas oublier le prix du retour

Mais tous ces prix ne comptent que pour l’aller ; il faut les doubler si on prend en compte le retour. Et quand bien même, peu de gens restent au même endroit durant tout leur séjour.

Dans ce contexte, on comprendra que beaucoup hésitent à maintenir leurs traditionnelles vacances à la côte ou à la montagne. Selon la dernière enquête du cabinet Bonial sur les conséquences de l’inflation sur le quotidien des Français, une personne sur deux ou presque (49%) estime ne pas avoir le pouvoir d’achat nécessaire pour partir en vacances. Toutefois, selon ces chiffres sortis ce lundi et détaillés sur BFM Business, seulement 8% d’entre eux envisagent d’annuler leurs vacances, et ils sont 14% à estimer qu’ils devront réduire leur budget dédié à cet effet en changeant de lieu, de type de logement ou en supprimant des activités.

Pas les moyens de partir

Pour les Belges, la question ne se pose pas avec les mêmes prémisses, mais ils sont nombreux à mettre dans la balance des vacances en France -très courues des citoyens du royaume. Selon le dernier Grand Baromètre RTLINFO/Ipsos/Le Soir, 53 % des Belges comptent partir en vacances cet été, mais ils seront 19% à ne pas le faire, car ils estiment ne pas en avoir les moyens.

Il n’est pas exclu qu’ils se rabattent en nombre sur ce que peut proposer leur propre pays, où les distances sont moindres, les autoroutes gratuites, et où le réseau ferroviaire est plus dense. De là à envisager une nouvelle ruée vers la côte belge ou vers l’Ardenne, il n’y a qu’un pas. Et pour un premier été sans restriction liée au Covid-19, il risque fort de ressembler aux deux précédents pour nombre de gens, cette fois par pour des raisons sanitaires, mais strictement financières.

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