Les imprimantes 3D: le futur de la construction du bâtiment?

Impression de murs en béton (Isopix)

Construire une maison avec une imprimante 3D, c’est aujourd’hui totalement possible. L’entreprise Kamp C l’a démontré plus tôt cette année à Anvers. Mais cette technologie en est encore à ses débuts et très peu de constructions l’utilisent réellement. Qu’en sera-t-il dans les prochaines années ? Les imprimantes 3D vont-elles se démocratiser dans le futur ?

Début juillet, une maison à deux étages a été entièrement construite avec une imprimante 3D, et cela directement sur le chantier. C’est une première mondiale et cela s’est fait en Belgique, à Westerloo. Le projet a été réalisé par Kamp C, le centre provincial pour des constructions et maisons durables d’Anvers. La maison a été construite en béton en 15 jours seulement.

De multiples avantages

Ce type de construction pourrait bien se multiplier à l’avenir, car il présente des avantages indiscutables.

  • Moins de gaspillage : l’imprimante 3D calcule avec précision la quantité de matériaux qui seront nécessaires pour construire la maison. Il n’y a pas de pertes lors de découpe ni besoin d’acheter plus de produits au cas où il y aurait de la casse. C’est donc plus écologique et plus économique.
  • Moins de temps : la maison de 9 m² belge a été construite en deux semaines. En temps normal, il aurait fallu certainement plusieurs mois. Le montage et le démontage de l’imprimante sur le chantier ne font pas perdre plus de temps, contrairement à ce qu’on pourrait croire.
  • Moins de main d’œuvre nécessaire : ce point peut être vu comme positif ou comme négatif. Mais il se fait qu’aujourd’hui la main-d’œuvre manque. Maçon, couvreur, plafonneur, etc., ce sont tous des métiers en pénurie en Wallonie.
  • Moins de CO2 : Construire plus vite avec moins de matériaux permet aussi de réduire les émissions de CO2 qui entourent la construction d’une maison.

L’impression 3D de bâtiment a donc de grandes chances de devenir de plus en plus courante à l’avenir. Mais le changement ne va pas se faire du jour au lendemain. La technologie doit encore être améliorée pour permettre des constructions plus grandes et plus diversifiée.

‘Je m’attends à ce que l’impression 3D continue à progresser lentement, car elle nécessite un niveau d’investissement et de changement dans les processus et les réglementations pour lesquels notre industrie n’est pas bien connue’, a expliqué Alastair Mant, spécialiste du secteur de la construction pour le UK Green Building Council, à la CNBC.

Dans tous les cas, de nombreuses entreprises aux États-Unis, aux Pays-Bas, aux Emirats arabes unis ou encore en Italie tentent de repousser les limites de cette technologie, qui va révolutionner incontestablement la construction de bâtiment.