Les États-Unis et l’Iran poursuivent leurs discussions techniques malgré la montée des tensions


Principaux renseignements

  • Les États-Unis et l’Iran poursuivent leur diplomatie technique malgré les récents affrontements militaires.
  • La suppression de l’exonération fiscale sur les exportations de pétrole et le gel des avoirs compliquent la voie vers un traité de paix.
  • Les deux pays s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu concernant le contrôle du détroit d’Ormuz.

Malgré une récente recrudescence des hostilités qui a mis en péril une trêve déjà précaire, un responsable américain a confirmé que les discussions techniques entre les États-Unis et l’Iran se poursuivaient. C’est ce que rapporte Bloomberg.

Ce responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat jeudi, a souligné que les États-Unis restaient déterminés à trouver une solution avec l’Iran.

Escalade militaire

Ces déclarations visent à apaiser les craintes d’une éventuelle escalade vers une guerre à grande échelle. Cette instabilité fait suite aux frappes militaires américaines visant des cibles iraniennes en réponse à des attaques présumées contre des navires dans le détroit d’Ormuz, ce qui a poussé l’Iran à riposter contre des bases américaines de la région pendant deux nuits consécutives.

Bien que le président Donald Trump ait laissé entendre mercredi que le cessez-le-feu pourrait avoir pris fin, il a précisé qu’il ne ferait pas obstacle à la poursuite des efforts diplomatiques.

De nouveaux obstacles à un accord de paix

Les négociations avaient été temporairement suspendues cette semaine afin de permettre à l’Iran d’organiser les funérailles de l’ancien Guide suprême Ali Khamenei, décédé lors d’une frappe aérienne au début d’une opération militaire conjointe américano-israélienne.

Cette période de violence, combinée à la décision du Trésor américain d’annuler une dérogation sur les exportations de pétrole accordée à l’Iran, a constitué le plus grand obstacle à l’accord de paix provisoire à ce jour. Cette instabilité a dans un premier temps provoqué une flambée des cours du pétrole et perturbé le trafic maritime dans le détroit, avant que le marché ne se stabilise.

Accord provisoire

L’accord provisoire actuel prévoit un délai de 60 jours pour que les deux pays négocient un traité de paix global et rouvrent cette voie navigable cruciale.

Cependant, les deux nations s’accusent mutuellement de violer la trêve. Washington affirme que Téhéran prend pour cible des navires, tandis que l’Iran soutient que les États-Unis empiètent sur son autorité sur le détroit.

Des divergences diplomatiques qui s’aggravent

L’administration américaine a qualifié les attaques maritimes de Téhéran d’actes de terrorisme et a affirmé que l’Iran n’avait pas satisfait aux exigences énoncées dans leur protocole d’accord.

De plus, les négociations diplomatiques sont au point mort concernant le statut des fonds iraniens gelés, la réglementation des droits de passage dans le détroit d’Ormuz et les préoccupations persistantes relatives au programme nucléaire iranien.

(at)

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