Principaux renseignements
- Les frappes aériennes américaines ont neutralisé plus de 80 cibles militaires iraniennes.
- L’Iran a réagi en attaquant des installations américaines au Koweït et à Bahreïn.
À la suite des attaques contre des pétroliers saoudiens et qatariens dans le détroit d’Ormuz, l’armée américaine a lancé une série de frappes aériennes dans le sud de l’Iran. Selon le Commandement central américain, ces frappes de précision ont touché plus de 80 cibles distinctes en l’espace de quatre heures mardi.
L’opération visait spécifiquement à neutraliser des sites de lancement de drones, des installations de surveillance côtière et divers systèmes de missiles, notamment ceux destinés au combat sol-air et anti-navire.
U.S. Central Command forces have begun launching a series of powerful strikes against Iran to impose heavy costs for targeting and attacking commercial shipping crewed by innocent civilians in an international waterway. The U.S. strikes are in response to Iranian attacks on three…
— U.S. Central Command (@CENTCOM) July 7, 2026
Riposte du CGRI et répercussions régionales
En représailles, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a affirmé avoir frappé 85 installations militaires américaines situées au Koweït et à Bahreïn. Alors que les États-Unis ont ciblé des zones stratégiques telles que l’île de Qeshm et la ville portuaire de Sirik – où des quais de pêche et commerciaux ont été endommagés – , les forces koweïtiennes ont signalé avoir engagé le combat contre des drones et des missiles hostiles. De plus, des responsables iraniens ont affirmé avoir abattu un drone américain MQ9 au cours du conflit.
La rupture avec le cessez-le-feu d’avril
Cette escalade marque l’action militaire américaine la plus importante contre des cibles iraniennes depuis l’établissement d’un cessez-le-feu en avril. La tension découle d’une violation d’un protocole d’accord (MoU) signé en juin, qui visait à mettre fin à un conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. En vertu de cet accord, les États-Unis avaient levé un blocus naval et accordé un sursis temporaire de 60 jours sur les sanctions pétrolières en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz par l’Iran.
Cependant, le département du Trésor américain a récemment révoqué la dérogation aux sanctions pétrolières, une décision que le négociateur en chef iranien, Mohammad Ghalibaf, a qualifiée de grave violation de l’accord. Les États-Unis justifient leur riposte militaire et économique en invoquant l’agression iranienne contre des navires commerciaux et l’insistance de Téhéran pour que les navires empruntent une route nord contrôlée par Téhéran, plutôt qu’un couloir sud protégé par les États-Unis.
Soutien international
Les dirigeants iraniens, notamment le ministère des Affaires étrangères et le conseiller Mohsen Rezaei, ont condamné ces frappes, les qualifiant de violations flagrantes du protocole d’accord d’Islamabad. Ils se sont engagés à défendre la sécurité nationale et ont mis en garde contre une riposte dévastatrice en cas de nouvelle ingérence étrangère.
À l’inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a soutenu les actions américaines, affirmant qu’une riposte ferme était indispensable après que l’Iran eut bafoué les termes du cessez-le-feu.
(at)
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