Bart De Wever vise 10 milliards d’euros d’économies et espère parvenir à un accord d’ici octobre


Principaux renseignements

  • Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) vise une réduction budgétaire de 10 milliards d’euros d’ici la mi-octobre.
  • Les partenaires de la coalition doivent accepter des compromis difficiles pour éviter que l’accord dans son ensemble ne tombe à l’eau.
  • Les travaux préparatoires menés cet été garantissent une finalisation pragmatique du budget à l’automne.

S’exprimant depuis le sommet de l’OTAN à Ankara, le Premier ministre Bart De Wever s’est montré face à VTM optimiste quant à la conclusion d’un accord budgétaire d’ici mi-octobre. Il vise une réduction de 10 milliards d’euros, un chiffre conforme aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI).

De Wever estime que cet objectif est réalisable sans nuire à la croissance économique du pays. Il a souligné qu’il était essentiel de donner la priorité à ces coupes budgétaires dès le début afin de préserver la crédibilité financière et d’éviter d’éventuelles hausses des taux d’intérêt sur les marchés.

Lasagnes ou tiramisu

Pour décrire la complexité du processus de négociation, le Premier ministre a eu recours à une métaphore culinaire, comparant le budget à une « lasagne » ou à un « tiramisu ». Il a expliqué que l’accord final se composera de plusieurs couches de mesures ; si certaines politiques seront favorables à des partenaires de coalition spécifiques, d’autres seront difficiles à avaler.

De Wever a averti que si chaque parti se contentait de rejeter les parties qui lui déplaisent, l’accord tout entier s’effondrerait. En conséquence, il a appelé à la responsabilité politique, affirmant que les partenaires doivent accepter certains compromis pour parvenir à une conclusion viable.

Accord d’ici octobre

Concernant le calendrier, De Wever a écarté la possibilité d’un accord cet été, qu’il juge irréaliste en raison des complexités techniques impliquées. Il a mis en garde contre le fait que précipiter le processus pourrait conduire à un « scénario catastrophe » où un accord ne serait pas conclu d’ici le 21 juillet ou s’effondrerait immédiatement après sa notification.

Il a plutôt proposé de consacrer l’été aux travaux préparatoires et de se réunir à nouveau en septembre pour finaliser le plan d’ici octobre.

Gérer les tensions politiques

Tout en admettant que les tensions entre les partis de la coalition restent vives et que l’issue est incertaine, il garde espoir. Bien qu’il préférerait régler la question avant ses vacances pour ne pas avoir à s’en préoccuper pendant son temps libre, il estime que l’échéance d’octobre constitue la voie la plus pragmatique à suivre. (fc)

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