Le gouvernement fédéral belge reste divisé sur la question de la reconnaissance officielle de la Palestine


Principaux renseignements

  • Les partis de la coalition belge restent profondément divisés sur la reconnaissance officielle de la Palestine.
  • Le ministre Maxime Prévot va envoyer des diplomates pour vérifier que le Hamas a bien quitté le pouvoir.

Le gouvernement belge reste divisé sur la question de la reconnaissance officielle de la Palestine, malgré un accord préalable. Alors que les partis cd&v et Vooruit font pression pour une action immédiate, le MR continue de faire obstruction au processus.

Départ du Hamas

La coalition actuelle s’était auparavant mise d’accord sur deux conditions préalables à la reconnaissance : la libération de tous les otages israéliens et l’écartement du Hamas de la gouvernance de Gaza. Suite à une récente annonce du Hamas affirmant qu’il se retirait du pouvoir, les partisans de la reconnaissance font valoir que ces deux conditions sont désormais remplies.

Lors d’une récente session parlementaire, le cd&v et Vooruit, soutenus par des membres de l’opposition, ont exigé que le gouvernement finalise le processus de reconnaissance. En revanche, la N-VA et le MR sont restés silencieux ou ont opposé une résistance.

Vérification diplomatique

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, représentant Les Engagés, a fait remarquer que le Premier ministre Bart De Wever avait déjà laissé entrevoir cette reconnaissance diplomatique à New York en septembre dernier, suggérant que la position de la Belgique est déjà comprise à l’échelle mondiale.

Afin d’éviter toute nouvelle excuse politique, Prévot a l’intention de déployer des diplomates sur le terrain pour vérifier que le Hamas s’est bel et bien retiré de l’administration. Si cela est confirmé, il prévoit de faire adopter rapidement l’arrêté royal nécessaire.

Embargos commerciaux

De nouvelles tensions sont apparues concernant l’interdiction d’importer des marchandises en provenance des territoires palestiniens illégalement occupés. Bien que cette interdiction soit prête à être approuvée, elle a été politiquement liée à la question distincte de l’annualisation du temps de travail — une manœuvre que Prévot regrette et que d’autres partis ont qualifiée de scandaleuse.

Des détracteurs issus du Vooruit, du CD&V et de Groen ont accusé le gouvernement de faire traîner les choses et de saboter les engagements convenus.

Critique de Bouchez

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a minimisé l’urgence de la question, affirmant que le gouvernement était confronté à des préoccupations plus pressantes et exprimant son scepticisme quant aux promesses du Hamas. Cette approche cynique a suscité les critiques du ministre Prévot, qui a exhorté le partenaire responsable de l’imbrication des dossiers à reconsidérer sa position. (fc)

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