Principaux renseignements
- La Belgique et les Pays-Bas ont lancé une initiative commune visant à mettre en place un réseau de défense aérienne à plusieurs niveaux.
- Cet investissement de 3,1 milliards d’euros permet de restaurer les capacités de défense aérienne de la Belgique grâce à divers équipements européens.
- Ces partenariats nationaux vont générer une forte croissance de l’emploi et une expansion industrielle dans l’ensemble de l’économie belge.
Lors du sommet de l’OTAN à Ankara, le ministre de la Défense Theo Francken, le Premier ministre Bart De Wever et la ministre néerlandaise de la Défense Dilan Yeşilgöz ont finalisé un pacte de sécurité historique. Cet accord établit une coentreprise entre la Belgique et les Pays-Bas visant à se doter d’un réseau de défense aérienne complet et à plusieurs niveaux. Selon M. Francken, cette initiative permet à la Belgique de se doter à nouveau d’une puissante capacité de défense aérienne qui lui faisait défaut depuis deux décennies, une mesure qu’il juge vitale pour la protection de la population et des infrastructures nationales essentielles.
Investissement
Le gouvernement belge s’engage à consacrer 3,1 milliards d’euros, y compris les coûts de munitions, à l’acquisition de ce système moderne de fabrication européenne. L’ensemble du matériel comprend 10 unités NASAMS norvégiennes destinées à intercepter les aéronefs et les missiles à courte et moyenne portée, 14 radars multimissions GM200 néerlandais, 20 unités mobiles SkyRanger 30 suisses destinées à neutraliser les drones et les menaces à basse altitude, ainsi que 54 véhicules de commandement Iveco de fabrication italienne. Les unités SkyRanger serviront également de bouclier protecteur pour les installations NASAMS.
Coopération avec les Pays-Bas
En s’appuyant sur un cadre architectural commun avec les Pays-Bas, les deux nations entendent optimiser leur synergie opérationnelle. Cet alignement vise à rationaliser le soutien logistique, les programmes d’entraînement conjoints et les procédures de maintenance, garantissant ainsi une stratégie de défense plus cohérente.
Un coup de pouce économique pour la Belgique
Au-delà des avantages militaires, cet accord promet un élan économique significatif pour la Belgique, avec un retour sociétal estimé entre plusieurs centaines de millions et plus d’un milliard d’euros. De nombreuses entreprises nationales — telles que John Cockerill, ScioTeq, Sonaca, Sabena, ACB et Advionics — seront mandatées pour fournir des logiciels, des éléments radar, des composants critiques et des services de maintenance.
Le ministre Francken a souligné que cet accord générera de nombreux emplois et facilitera un transfert d’expertise crucial. En s’intégrant dans une chaîne d’approvisionnement industrielle à forte valeur ajoutée, les entreprises belges se positionnent pour une croissance future, ce qui pourrait accroître leurs commandes internationales et étendre leur influence au sein du secteur européen de la défense aérienne. (fc)
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