Vers la fin de la ‘taxe tampon’ ?

04 December 2019, Saxony, Großpostwitz: A production worker is holding tampons in a production hall of Ontex Hygieneartikel Deutschland GmbH. The company of the Belgian Ontex Group produces 1.5 billion women’s tampons annually at its site near Bautzen. Photo: Sebastian Kahnert/dpa-Zentralbild/dpa

Le parlement écossais a voté mardi une loi permettant aux femmes d’avoir accès gratuitement aux produits d’hygiène périodique. Il s’agit d’une première mondiale qui pourrait faire effet boule de neige.

Selon cette nouvelle loi, les produits comme les serviettes hygiéniques, les tampons et les protège-slips seront offerts gratuitement à toutes les femmes. La distribution aura lieu dans les lieux publics: centres sociaux, maisons de jeunes et bien sûr pharmacies.

‘Ce ne sont pas des produits de luxe. Ils sont nécessaires et personne en Écosse ne devrait en être privé’ a affirmé la député Monica Lennon, qui a introduit le projet de loi. Le gouvernement écossais s’y était d’abord opposé en raison de sa faisabilité et de son coût. Mais la mesure est maintenant sur les rails.

La taxe tampon

Ce n’est pas la première fois que l’Écosse plaide pour rendre ces produits plus abordables. Depuis 2018, les écoles secondaires et supérieures proposent gratuitement des tampons et des serviettes hygiéniques à leurs élèves.

Plus largement, au Royaume-Uni, il y a eu des protestations pendant un moment pour demander la fin de la ‘taxe tampon’. Cette taxe de 5% est appliquée sur tous les produits intimes. L’ancien Premier ministre David Cameron avait déjà voulu la supprimer en 2016. Mais la législation européenne ne le permettait pas. Le sujet pourrait revenir sur la table à la fin des négociations sur le Brexit.

En Belgique, la ‘taxe tampon’ était encore au même niveau que la TVA, soit 21%, en 2018. Depuis, le gouvernement fédéral a revu la note. Les protections hygiéniques sont devenues des produits de première nécessité et sont donc taxés à hauteur de 6%.

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