Boris Johnson refuse un référendum sur l’indépendance de l’Écosse

Brits premier Boris Johnson op bezoek bij zijn Schotse collega Nicola Sturgeon in juli. Toen leek het water tussen beiden nog niet zo diep. - Isopix.
Boris Johnson et Nicola Sturgeon. – Isopix

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a refusé la proposition de la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon d’organiser un référendum sur l’indépendance écossaise.

Dans une lettre adressée à Sturgeon, Johnson a indiqué qu’il ne souhaitait pas accepter sa proposition d’organiser un référendum sur l’indépendance de l’Écosse. Il a également publié cette missive sur Twitter.

‘Un nouveau référendum provoquerait la poursuite de l’immobilisme politique en Écosse’, écrit M. Johnson. ‘Avec des écoles, des hôpitaux et des emplois écossais qui seraient à nouveau délaissés par une campagne de sécession du Royaume-Uni’.

Le Premier ministre fait ainsi référence au référendum de 2014, lors duquel 55% des Écossais avait voté contre l’indépendance. Mais à cette époque, le Brexit n’avait pas encore eu lieu, un Brexit que les Écossais n’ont pas plébiscité.

‘Non viable et autodestructeur’

Sturgeon avait demandé un transfert de pouvoirs le 12 décembre dernier afin de permettre la tenue d’un référendum sur l’indépendance. Ce n’était pas un hasard si la Première ministre écossaise avait posé cette question juste après les élections. Son parti nationaliste, le Scottish National Party, venait en effet de remporter une victoire écrasante.

Le ‘non’ de Boris Johnson n’a pas vraiment surpris Nicola Sturgeon. Elle a qualifié cette décision de ‘non viable’ et ‘d’autodestructrice’. Elle accuse les Tories d’être ‘terrifiés à l’idée que l’Ecosse puisse décider elle-même de son avenir’.

Le gouvernement écossais demandera tout de même au parlement, dans le courant de ce mois, d’organiser un deuxième référendum, semble-t-il. ‘La démocratie prévaudra. La seule question est de savoir combien de temps il faudra aux conservateurs et à Westminster pour accepter cette ‘fatalité’.

Selon les sondages, 48% des personnes interrogées voterait en faveur de l’indépendance si un référendum était organisé maintenant, malgré le Brexit et la faible popularité de Johnson en Écosse.