Le choc économique mondial raconté par les chiffres

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Boom des réseaux sociaux et des ventes en ligne, avions au sol, profonde récession, explosion du chômage: voici quelques chiffres clés de la crise planétaire provoquée par le nouveau coronavirus.

Trois milliards de personnes ont utilisé au moins une fois par mois au premier trimestre les différents réseaux sociaux de Facebook (WhatsApp, Messenger, etc.), dont l’utilisation a augmenté du fait du confinement et des restrictions de déplacements dans le monde.

Amazon a embauché 175.000 personnes supplémentaires dans ses entrepôts américains face à une demande accrue. Son patron Jeff Bezos, déjà l’homme le plus riche du monde, a lui-même accumulé 25 milliards de dollars supplémentaires depuis le début de la pandémie, selon le magazine Forbes.

Le transport aérien ne devrait pas retrouver son niveau de trafic avant 2023, estime l’Association internationale du transport aérien (Iata), qui a recensé 4,5 millions de vols annulés. Les annonces de plans sociaux se succèdent: 12.000 suppressions d’emplois chez British Airways, 5.000 chez SAS, 2.000 chez Icelandair, 3.000 chez Ryanair, 3.450 chez United Airlines ou encore 3.000 chez Virgin Atlantic et 1.000 emplois chez Brussels Airlines.

La contraction de l’économie mondiale prévue pour 2020 le 15 mai par le cabinet Oxford Economics est de 4,8%. Mi-avril, le FMI anticipait encore une récession planétaire limitée à 3%. Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre prévoit une chute de 14% du PIB cette année, tandis que la Commission européenne prévoit -7,7% pour la zone euro.

A 14,7%, le taux de chômage américain est à son niveau le plus élevé depuis 80 ans. Le cumul d’un plan de relance annoncé fin mars et d’un plan d’aide aux PME et aux hôpitaux adopté fin avril aux Etats-Unis atteint 2.700 milliards de dollars.

L’Union européenne devrait présenter d’ici la fin du mois son plan pour mobiliser 1.000 milliards d’euros. Il pourrait être l’élément principal d’un ensemble de mesures faisant aussi appel à l’investissement privé, pour un total de 2.000 milliards.

La pandémie coutera 203 milliards de dollars aux assureurs en 2020, selon le marché de l’assurance Lloyd’s of London. Cela ferait du Covid-19 l’un des événements les plus coûteux de l’histoire du secteur, avec l’ouragan Katrina ou les attentats du 11 septembre 2001.

La pandémie a fait exploser certaines productions. Celle de papier-toilette par exemple: +31% en mars par rapport en février en Allemagne, ou de pâtes qui pendant le même mois a atteint un « plus haut historique » dans le pays (+72%), selon l’office des statistiques national.